Daniel Alfredsson derrière le banc du Sting d’Ottawa, en classe AA. «J’aime enseigner le hockey», dit-il.

Daniel Alfredsson au Tournoi pee-wee de Waterloo

Après Yanic Perreault il y a deux ans et Jarome Iginla l’an dernier, le Tournoi pee-wee de Waterloo accueille un autre ancien de la Ligue nationale. Daniel Alfredsson est en ville, lui qui est entraîneur-adjoint du Sting d’Ottawa, en classe AA, équipe dont fait partie son fils Loui.

«L’ambiance des tournois, j’adore ça!, a lancé le meilleur joueur de l’histoire des Sénateurs d’Ottawa, qui en est bien sûr à sa première visite à Waterloo et dans la région. Et ce tournoi me semble fort bien organisé en plus. On devrait se faire un beau week-end.»

On a rencontré Alfredsson à la suite de la victoire de 8-0 du Sting face aux Tigres de Victoriaville, vendredi matin. L’équipe s’est toutefois inclinée 4-1 devant le V. Boutin, une formation des Bois-Francs, en après-midi. Elle sera de retour sur la glace samedi, à 10h, tandis qu'elle se mesurera aux Gladiateurs du Roussillon.

«Ça fait quatre ou cinq ans que je suis derrière le banc des équipes de mes fils de façon plus ou moins assidue, dépendant de mes disponibilités. Je suis régulièrement sur la glace lors des entraînements. J’aime enseigner le hockey et redonner un peu de ce que j’ai reçu.»

Alfredsson a quatre garçons et Loui, 12 ans, est le deuxième plus vieux. Le jeune, un défenseur, semble avoir de belles habiletés. Il a d’ailleurs marqué une fois dans le premier match de la journée de son équipe.

«Coacher mon fils me permet de passer du temps de qualité avec lui. Mon père l’a fait avec moi dans le temps et je suis heureux de pouvoir poursuivre la tradition familiale.»

Les Sénateurs… d’un oeil

Pour le reste, on le sait, Alfredsson est en brouille avec le propriétaire des Sénateurs, Eugene Melnyk, et n’est plus associé avec l’équipe. Autrement qu’en étant un bon papa pour ses garçons, il occupe son temps en brassant des affaires dans la région d’Ottawa, où il vit toujours.

«Je suis tout de même les Sénateurs d’un œil. Je ne suis pas souvent allé les voir cette saison, mais je me tiens au courant. L’équipe est jeune et on savait que ce ne serait pas facile cette année. Développer les jeunes, ça peut parfois être long et il faut être patient.»

À 46 ans, Alfredsson est à la retraite depuis cinq ans. Il a disputé 17 de ses 18 saisons dans la Ligue nationale avec les Sénateurs, qu’il domine toujours pour le nombre de buts (426), de passes (682) et de points (1108). Et il reste immensément populaire auprès des partisans des Sens, bien qu’il ait disputé sa dernière campagne dans l’uniforme des Red Wings de Detroit.