Si certaines bêtes devaient prendre le chemin du Zoo de Granby, elles seraient placées en quarantaine dans le but de ne pas contaminer le reste du cheptel. Des vétérinaires procéderaient également à leur évaluation et des soins médicaux leur seraient prodigués.

Cruauté animale à Saint-Édouard: le Zoo de Granby offre son aide

Après l’arrestation pour cruauté animale de Normand Trahan, propriétaire depuis 30 ans du Zoo de Saint-Édouard, mardi après-midi, le Zoo de Granby dit être « très ouvert » à héberger quelques-uns des animaux maltraités qui seront relocalisés.

Karl Fournier, directeur des soins animaliers au Zoo de Granby, confirme être en pourparlers avec l’organisme Humane Society International (HSI), qui est chargé de relocaliser les nombreux animaux saisis par la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) de Montréal.

« On s’attend à avoir d’autres communications avec eux dans les prochains jours, indique-t-il. Le bien-être des animaux fait partie de notre rôle et est au cœur de nos priorités. [...] S’ils veulent qu’on accueille des animaux, ça va nous faire plaisir », dit M. Fournier.

La saisie des bêtes risque de prendre plusieurs semaines, tout comme leur relocalisation.

Karl Fournier, directeur des soins animaliers au Zoo de Granby

En quarantaine

Si certaines bêtes devaient prendre le chemin du Zoo de Granby, elles seraient placées en quarantaine dans le but de ne pas contaminer le reste du cheptel. Des vétérinaires procéderaient également à leur évaluation et des soins médicaux leur seraient prodigués.

« Quand on a des animaux comme ça, on sait très bien qu’il est peu probable qu’on puisse avoir un historique médical. Ils pourraient être porteurs de certains parasites ou de vers », avance M. Fournier.

Le bâtiment ne peut cependant accueillir plusieurs espèces simultanément.

« On a une certaine capacité dans nos quarantaines. Il va falloir discuter avec [Humane Society International] », indique le directeur des soins animaliers.

« Standards élevés »

Dans une telle situation, le Zoo de Saint-Édouard soulève les passions des gens opposés au concept des jardins zoologiques.

« Ce qu’on trouve déplorable, c’est que les gens ont tendance à mettre toutes les institutions zoologiques dans le même bateau, sans faire de distinction », remarque M. Fournier.

Il fait entre autres référence aux regroupements avec lesquels les zoos ont l’occasion de travailler.

Le Zoo de Granby travaille en collaboration avec les Aquariums et zoos accrédités du Canada (AZAC), l’Association of Zoos & Aquariums (AZA) et la World Association of Zoos and Aquariums (WAZA).

« Pour être accrédité avec eux, il faut répondre à leurs standards élevés », dit M. Fournier.

Le Zoo de Saint-Édouard ne figure pas parmi les zoos accrédités.