Cruauté animale : Mathieu Savignac rattrapé par la justice

Mathieu Savignac a été rattrapé par la justice pour faire face aux accusations de cruauté envers les animaux qui pèsent contre lui.

Après avoir été arrêté cette fin de semaine à Sherbrooke en raison d’un mandat d’arrestation émis contre lui, l’individu de 19 ans a comparu devant la juge Claire Desgens de la Cour du Québec, lundi, au palais de justice de Sherbrooke.

Lire aussi: Un Sherbrookois arrêté pour cruauté envers un chiot

Il est accusé d’avoir volontairement négligé de fournir à son chien les soins convenables et suffisants en plus de l’avoir abandonné en détresse entre le 1er et le 17 novembre 2017.

L’animal avait été découvert avec une sérieuse entaille au cou.

La procureure aux poursuites criminelles Me Émilie Baril-Côté et l’avocate de la défense Me Michèle Lamarre-Leroux de l’aide juridique se sont entendues sur des conditions de remise en liberté.

Savignac ne pourra pas posséder d’animaux pour la durée des procédures judiciaires. Il a déposé 200 $ en garantie de ses conditions de remise en liberté.

Le dossier a été reporté au 14 juin.

Savignac avait été dénoncé par la Société protectrice des animaux (SPA) de l’Estrie en décembre 2017. Elle avait rapporté ce cas de cruauté et de négligence envers un chiot à Sherbrooke.

Le suspect avait été arrêté à Sept-Îles, où il a comparu, mais la justice avait perdu sa trace.

C’est la réception d’une plainte, le 17 novembre 2017, qui a mené un patrouilleur de la SPA de l’Estrie au domicile où logeait le chien en question. Le patrouilleur y a découvert un chiot âgé d’environ quatre mois, affligé d’une sévère blessure au cou, vivant dans des conditions insalubres dans une cage trop petite, le tout sans eau et sans nourriture.

La profonde blessure était due à un collier beaucoup trop petit pour la circonférence de son cou. Une plaie ouverte de plus de trois centimètres de profondeur s’était formée sur la partie ventrale.

L’animal souffrait également d’une dermatite entre les coussinets de ses pattes en plus d’avoir les griffes très longues, ce qui nuisait à sa démarche.

L’animal a été saisi sur-le-champ puis transporté au refuge de la SPA de l’Estrie afin d’y recevoir tous les soins vétérinaires requis.