Créée par Nicolas Genest, Jeff Fillion (absent de la photo) et Nadya Fortier, l’école CodeBoxx se veut une sorte de bootcamp pour apprendre la programmation.

CodeBoxx: école intensive pour les programmeurs de demain

Pour répondre aux besoins de main-d’œuvre dans le secteur de la technologie, CodeBoxx a vu le jour il y a trois mois avec une première cohorte de 27 étudiants qui ne connaissaient rien à la programmation.

Créée par Nicolas Genest, Jeff Fillion et Nadya Fortier, l’école se veut une sorte de bootcamp intensif. Pendant 14 semaines, les étudiants apprennent les différents langages de codage très recherchés dans les entreprises de la région, comme Python, JavaScript et le Go de Google.

Les étudiants ont été sélectionnés à travers le programme Genesis. Pendant deux semaines, les candidats devaient démontrer leurs capacités à apprendre le codage, répondre aux différents obstacles qui allaient se dresser devant eux, à travailler sous pression et rapidement et en équipe. «À l’issue de ce programme où les exigences sont tellement élevées, on est capable de déterminer si les technologies sont un domaine pour eux», a expliqué le PDG de CodeBoxx, Nicolas Genest. 

Et pas besoin d’être un geek pour postuler. «Le programme a vraiment été conçu pour apprendre les technologies à n’importe qui. On a une compréhension de l’apprentissage avec la chimie du cerveau, le rythme et les capacités d’attention. Grâce à cette connaissance, on peut aussi bien enseigner à un décrocheur de 16 ans qu’à quelqu’un de 53 ans qui veut faire quelque chose de différent», a-t-il mentionné.

Tout au long de la formation, les étudiants sont accompagnés de six mentors qui sont rémunérés seulement si les étudiants réussissent. «C’est un des éléments clés du programme. Ça permet d’accélérer l’apprentissage de façon significative», a-t-il fait valoir.

Un emploi à la clé

Pour assurer un emploi à leurs finissants, l’école a créé des partenariats avec quatre entreprises de Québec, CGI, Covéo, CyberCat et Fungo. Ces entreprises ont un droit de regard privilégié sur eux pour leur proposer des emplois.

Grâce à leur formation accélérée, les diplômés pourront intégrer rapidement une équipe de développement. «Ils vont pouvoir coder, implémenter un site Web, monter un système d’information ou parler à une intelligence artificielle comme Alexa ou Google Home», a indiqué M. Genest. «La moitié du programme répond aux besoins du marché et l’autre moitié c’est le futur. On leur apprend à être avant-gardistes et en avance sur certains aspects», a-t-il poursuivi.

Ceux qui ne seront pas choisis par l’une des quatre entreprises sont également assurés d’avoir un emploi. «CodeBoxx leur offre un emploi. On a une agence de projet et on va leur offrir une expérience de travail.»

Pour entrer à l’école, les étudiants doivent donner un dépôt de garantie de 2000 $ qui est remboursé avec l’obtention du diplôme. 

Lorsqu’ils trouvent un emploi, ils doivent verser 20 % de leur salaire annuel à CodeBoxx dans les six mois suivant leur embauche. L’école se rémunère également avec des frais de placement aux entreprises s’ils choisissent un candidat.

CodeBoxx a lancé un appel à l’aide également pour pouvoir ouvrir plus de classes, rendre le programme réalisable à distance et amener le programme dans les autres régions du Québec.