Un artiste en pleine prestation pendant le spectacle <em>Kurios, cabinet de curiosités</em> à Sydney, en 2019.
Un artiste en pleine prestation pendant le spectacle <em>Kurios, cabinet de curiosités</em> à Sydney, en 2019.

Cirque du Soleil: Fitzgibbon confirme qu’il est en discussion avec des joueurs

Le gouvernement du Québec est en discussion avec de potentiels investisseurs qui lorgnent le Cirque du Soleil, a confirmé vendredi Pierre Fitzgibbon.

Le ministre de l’Économie, qui participait à des échanges virtuels avec des députés d’opposition, s’est toutefois gardé de confirmer que son gouvernement allait aider le Cirque.

L’objectif du gouvernement, a-t-il dit, est de faire en sorte que le Cirque du Soleil renaisse, que le centre décisionnel demeure au Québec et que la structure financière soit solide.

Mais ce serait «totalement inapproprié» pour lui de publiciser quoi que ce soit aujourd’hui, alors que des discussions en coulisses se poursuivent.

M. Fitzgibbon a quand même assuré, vendredi, être «très conscient» qu’il utilise l’argent des contribuables, et promis d’être «prudent», «rigoureux» et «totalement transparent» lorsqu’une annonce sera faite.

Traînant une dette estimée à plus de 900 millions $US, le Cirque vient d’obtenir un financement d’urgence de 50 millions $US auprès de ses trois principaux actionnaires - TPG Capital (60 %), la firme chinoise Fosun (20 %) et la Caisse de dépôt et placement du Québec (20 %).

En plus d’étudier tous les scénarios, y compris celui où elle se placerait à l’abri de ses créanciers, la compagnie a commencé ses démarches afin de dénicher un investisseur ou un acquéreur, ou de renégocier une autre injection de capitaux auprès de ses propriétaires actuels.

Autant à Québec qu’à Ottawa, le Cirque a récemment ajouté des mandats à ses inscriptions aux registres des lobbyistes afin de solliciter un coup de pouce financier dans le but de traverser la tempête déclenchée par le nouveau coronavirus.

Puisque le ministre Fitzgibbon n’a jamais fermé la porte à une éventuelle aide du gouvernement Legault, tout porte à croire qu’Investissement Québec sera mis à contribution dans la relance du Cirque, qui a annulé ses 44 spectacles en plus de licencier la quasi-totalité de son effectif - environ 4700 personnes - en raison de la pandémie de COVID-19.