Mégane Brulotte est revenue d’Alberta avec deux médailles d’or au tir du poignet.

Championne de tir au poignet à 16 ans

Si vous défiez Mégane Brulotte au tir du poignet et que vous perdez, ne vous essayez pas de l’autre bras. C’est peine perdue. Car la jeune Estrienne de 16 ans est championne canadienne du bras droit... et du bras gauche.

Mégane Brulotte s’entraîne avec le Sherbrooke Warrior Armwrestling Team à Richmond et après avoir raflé les deux titres nationaux l’an dernier à Laval, elle a défendu ses deux couronnes à Edmonton le week-end dernier.

« Mon père m’a initié au tir du poignet à l’âge de 14 ans. Mes deux sœurs plus jeunes avaient aussi participé à cette compétition il y a deux ans, même ma sœur de quatre ans! J’ai tout de suite aimé ressentir la montée d’adrénaline quand les spectateurs m’encourageaient juste avant d’arriver à la table. C’est comme une drogue. Je m’entraîne aussi au gym pour ça. Je fais beaucoup d’isométrie. Mon entraînement ne ressemble pas du tout à celui des autres personnes au gym. Je maintiens souvent la même position avec les poids, sans bouger, pour améliorer mon endurance » explique l’adolescente de Bolton. 

Son père Jocelyn Brulotte est aussi bien connu dans le monde du tir à bras. On peut d’ailleurs l’apercevoir à quelques reprises dans la série Bras de fer diffusée à Canal D. 

« J’ai eu la piqûre il y a quatre ans quand un ami m’a invité à pratiquer ce sport. J’ai participé à quatre championnats provinciaux et j’ai réussi à grimper sur le podium pour la première fois cette année. J’ai participé aussi aux Nationaux cette année. Je suis surtout fier d’avoir battu certains bons tireurs du Québec. J’ai quelques belles victoires à mon actif depuis 2016, l’année où j’ai commencé », explique-t-il.

Objectif : battre des femmes

Mégane Brulotte n’a plus de compétition dans sa catégorie. Rares sont celles qui peuvent rivaliser contre elle.

« Je n’avais pas beaucoup de compétition aux Provinciaux ou aux Nationaux. Je gagnais mes duels assez facilement. J’ai hâte d’affronter des filles plus vieilles. Parce que dans le junior, ça demeure assez facile. Je serais prête à faire le saut chez les adultes, mais les femmes s’entraînent depuis longtemps alors que moi, j’ai commencé il y a deux ans. Donc je vais continuer de me pratiquer. »

« Bien sûr, c’est très physique comme sport, mais c’est énormément mental aussi, enchaîne son père. On doit avoir une bonne technique. Parfois, des plus petits que moi me battent. »

« J’aimerais un jour être championne canadienne chez les femmes, poursuit Mégane Brulotte. Je vais continuer de faire les efforts qu’il faut pour atteindre mon but. »

Mégane Brulotte

Une réputation redorée

Depuis la diffusion de la série Bras de fer, la réputation du tir du poignet est meilleure au Québec. Ce changement de mentalité s’est produit il y a quelques années selon Jocelyn Brulotte.

« Plusieurs croient que l’on commence le tir du poignet dans les bars, mais on voit ça de moins en moins. Oui, on pense encore que c’est un sport qui se fait au coin du bar. Mais c’est fini ça. On parle d’un sport amateur ou professionnel. Et de toute façon, c’est dangereux quand on ne connait pas la bonne technique. On peut facilement se blesser. »