La reconnaissance par Amazon des laboratoires de Cartier permet à l’entreprise césairoise de devenir la troisième au pays seulement à pouvoir attester de la qualité des colis envoyés aux quatre coins du monde via le site Amazon.

Certification exigée par Amazon: pour des colis livrés en toute sécurité

L’entreprise césairoise Cartier, L’emballage optimisé vient d’intégrer le club sélect des laboratoires certifiés du géant Amazon. En devenant membre du réseau Amazon Packaging Support and Supplier Network (APASS), la compagnie devient la troisième au pays seulement à pouvoir attester de la qualité des colis envoyés aux quatre coins du monde via le site Amazon.

« Tout le monde connaît Amazon, soutient Jocelyn Legault, directeur des services techniques pour la compagnie située sur le boulevard Industriel, à Saint-Césaire. La compagnie a des exigences strictes en ce qui a trait aux envois. Lorsque des produits se vendent à travers leur plateforme, [elle] veut s’assurer que les produits expédiés le soient de façon adéquate. »

L’APASS regroupe des entreprises de partout dans le monde, que ce soit des fabricants ou des distributeurs de produits d’emballage, de même que des manufacturiers. « Il y a très peu de laboratoires au sein de l’association, relève M. Legault. Nous y sommes à deux titres, soit comme laboratoire, mais aussi comme distributeur de composantes d’emballage. »

Certification

Afin d’intégrer l’APASS, l’entreprise a fait former l’un de ses ingénieurs à Seattle. Cette formation portait sur les trois niveaux de certification exigés par Amazon.

La reconnaissance par Amazon des laboratoires de Cartier lui permet de devenir un partenaire de choix auprès des détaillants qui vendent leurs produits sur la plateforme en ligne du géant du Web.

« En faisant tester un emballage à notre laboratoire, une entreprise accélère la démarche qui permet d’obtenir la certification de son emballage par Amazon, explique Rhita Amane, responsable du marketing chez Cartier. Ça lui permet d’amener de façon accélérée son offre sur cette plateforme. Avec cette reconnaissance d’Amazon, nous pouvons donc offrir la tranquillité d’esprit à nos clients. »

D’ailleurs, la multinationale américaine imposera dès le 1er août un tarif pénalitaire de 1,99 $ US sur chaque parcelle non certifiée aux fournisseurs. Ce faisant, la vérification de la conformité des emballages par l’entreprise de Saint-Césaire permettra aux commerçants d’éviter ces frais, souligne Mme Amane.

« Si un emballage échoue au test, Cartier est la seule entreprise québécoise à offrir la possibilité d’optimiser son emballage », fait-elle valoir.

Comme 38 % des achats faits en ligne au Québec passent par Amazon, une statistique à la hausse selon la porte-parole, le marché à conquérir est vaste et prometteur.

À chaque produit sa recette

« Notre laboratoire développe et améliore différents emballages. Nous procédons à différents tests de simulation pour voir quels effets le transport et la manutention peuvent avoir sur les produits. On peut ainsi confirmer à une entreprise si sa recette d’emballage répond aux normes. »

Selon M. Legault, plusieurs facteurs déterminent en effet le type d’emballage à privilégier. « Il y a plusieurs composantes à prendre en compte, précise-t-il. Un emballage, ce n’est pas simplement une boîte, c’est un amalgame de produits qui, s’ils sont utilisés adéquatement, permettent la livraison du produit intact. Ces éléments vont varier selon la nature du produit, mais aussi selon le mode de transport utilisé et sa destination finale. »

L’emballage est aussi une question d’équilibre entre économie, efficacité et environnement, souligne Mme Amane. Un produit suremballé coûtera trop cher au destinateur en plus de constituer du gaspillage. Un produit sous-emballé peut être endommagé durant son transport, ce qui entraîne aussi des coûts pour l’entreprise.

Ces tests-là sont effectués selon un protocole d’essai établi par a International Safe Transit Association (ITSA), dont Cartier, L’emballage optimisé fait partie depuis la fin de 2011. « C’est une association présente dans près d’une quarantaine de pays dans le monde qui a développé plusieurs méthodes de tests que nous utilisons », explique M. Legault.