«Ce dont le PQ a besoin»

« Un rassembleur calme, avec des objectifs clairs, précis, une méthodologie de travail intéressante, quelqu’un proche des militants et décentralisateur. C’est de ça qu’on a besoin au Parti québécois. »

Chef de l’opposition officielle de 1987 à 1989, le péquiste Guy Chevrette n’a pas hésité une seconde lorsqu’est venu le temps d’appuyer Sylvain Gaudreault dans la course à la chefferie du parti. Amis depuis de longues années, les deux hommes sont restés en contact même lorsque M. Chevrette a quitté la politique active.

« Dernièrement, il m’a demandé s’il devait y aller ou pas. Je l’ai fortement encouragé à le faire. Cette semaine, on a échangé encore et il m’a dit “ça te tente pas de venir ? ” J’ai dit certainement ! Alors me voilà ce matin pour l’encourager ! », a déclaré M. Chevrette en marge de la conférence de presse.

L’ancien député qualifie Sylvain Gaudreault d’homme pondéré, avec une bonne vision de l’avenir et une méthodologie de travail « très très sympathique ». Celui qui a créé le ministère des Régions, à l’époque, apprécie particulièrement le fait que le député de Jonquière ait parlé de décentralisation.

« C’est un gars qui arrive avec un “background” de rassembleur. Pour moi, c’est le genre de leader dont le Parti québécois a besoin ces temps-ci. Je suis convaincu qu’il va rejoindre les militants. Au Parti québécois, il n’y a pas seulement des gens âgés, il y a des jeunes aussi qui comprennent, qui veulent avancer et évoluer. Il a livré un discours rassurant, fantastique sur la vision de l’avenir », a ajouté l’ancien ministre.

Un homme de défis

L’ancien vice-premier ministre sous René Lévesque, Marc-André Bédard, qualifie de très bonne nouvelle la candidature de Sylvain Gaudreault et il précise que son appui va bien au-delà du fait qu’il soit du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

« C’est un homme qui a la capacité et le goût de relever des défis. Le fait d’accepter d’être ministre des Affaires municipales et des Transports en même temps, dans le temps de Pauline Marois, était tout un défi. Même chose comme chef intérimaire du Parti québécois. Il a toujours été quelqu’un de conviction. C’est un homme qui a du souffle, de la créativité, qui est capable d’inspirer. Je crois sincèrement qu’il a toutes les qualités pour assurer le poste », a mentionné M. Bédard.

Ce dernier ne cache pas que la tâche de ramener le PQ en sera une ardue, mais une des façons de le faire, selon lui, est d’emprunter la même voie que M. Lévesque à l’époque.

« Il faut faire de l’information sur la souveraineté. Faire renaître non seulement le désir, mais la connaissance et tout ce que nous apporterait le fait d’être un pays. »

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CE QU'IL A DIT SUR

LE PROJET GNL

«Je ne pense pas que ça va me nuire. Je vous rappelle que le 27 septembre dernier, il y a eu un demi-million de personnes dans les rues du Québec pour manifester pour le climat, pour avoir des mesures cohérentes. [...] Il ne faut pas arriver avec les mains vides, mais être en mesure de proposer des alternatives. Dans ce discours, j’ai parlé d’une transition juste, d’économie verte. [...] Je suis convaincu que le Saguenay-Lac-Saint-Jean peut être un leader mondial dans ça, et le Québec aussi.»

LA PERCEPTION DE L'HOMOSEXUALITÉ

«Je ne la trouve pas différente mon orientation sexuelle. C’est la mienne et je l’assume très très bien. Je pense que les Québécois regardent d’abord et avant tout qui ils ont devant eux. Est-ce que c’est quelqu’un qui est responsable, crédible, qui a livré la marchandise dans le passé? Est-ce que c’est quelqu’un qui croit résolument en la crise climatique, qui est branché dans les régions? Le reste, c’est la vie privée, et les gens du Québec sont très respectueux de ça.»

LE DÉFI QUI L'ATTEND

«Je sais d’où l’on part, je connais la réalité. Je suis conscient des résultats que nous avons eus. Je constate que depuis un an, le Parti québécois a tellement travaillé fort. On a fait un travail extraordinaire avec des milliers de bénévoles à travers le Québec. En politique, aujourd’hui, il n’y a pas de certitude. La seule que nous avons, c’est dans nos convictions. Et ça, je l’ai.»

LA «MÉTHODE GAUDREAULT»

«Ça fait 12 ans que je suis député. J’ai été capable de réaliser des choses intéressantes, reconnues et appuyées par la population. Je pense que ça marche. C’est d’être à l’écoute, d’asseoir les gens, de trouver des solutions ensemble. Les solutions ne sont pas toutes entre mes mains, elles sont entre les mains des gens eux-mêmes. Et c’est ce que j’ai le goût de faire. Un Parti québécois de proximité.»