Les citoyens de Saint-Bernard doivent jusqu’à nouvel ordre faire bouillir l’eau avant de la consommer, de se brosser les dents ou de nettoyer les fruits et les légumes.

Cas de gastro bactérienne en Beauce: l’eau non chlorée principale suspecte

La municipalité de Saint--Bernard, en Beauce, où plusieurs cas de gastro--entérite bactérienne sont signalés depuis la semaine dernière, est à pied d’œuvre depuis un an pour… chlorer son eau.

Le Soleil rapportait mardi qu’au moins quatre cas confirmés d’infection à Campylobacter avaient été déclarés à la Direction régionale de santé publique du CISSS de Chaudière-Appalaches. La porte-parole de l’établissement, Mireille Gaudreau, n’excluait pas que le nombre de personnes malades soit plus élevé, plusieurs ayant rapporté, notamment sur les réseaux sociaux, avoir été malades au cours de la dernière semaine. 

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En début d’après-midi, mercredi, la santé publique a confirmé six cas au Soleil et estimé à au moins une trentaine le nombre de personnes malades. «Nous continuons de recevoir des déclarations de campylobactériose et nous les enquêtons. Nous avons informé les cliniciens du réseau, les pharmaciens ainsi que le personnel d’Info-Santé afin qu’ils soient vigilants», a indiqué par courriel Mireille Gaudreau, précisant qu’un feuillet d’information devait être distribué aux citoyens de Saint-Bernard afin de leur donner de l’information sur la maladie.

Le CISSS nous a également confirmé que l’eau était la principale suspecte, même si la direction de la municipalité affirmait la veille que les tests réalisés la semaine dernière étaient «super beaux». Une quinzaine d’échantillons devaient être pris par la Ville et le ministère de l’Environnement à différents endroits, mercredi. Selon le maire André Gagnon, les résultats des analyses seraient attendus dans les trois ou quatre prochains jours. 

Ordre d’ébullition

En attendant et jusqu’à nouvel ordre, les citoyens doivent faire bouillir leur eau avant de la consommer, de se brosser les dents ou de nettoyer leurs fruits et légumes. 

À Saint-Bernard, comme dans quelques autres petites municipalités du Québec, l’eau du système d’aqueduc provient de puits et n’est pas chlorée. «L’eau de puits est une eau de bonne qualité, ce n’est pas comme si on prenait l’eau du fleuve», assure le maire André Gagnon.

Sauf que le réseau d’aqueduc, qui date de 1976, a doublé depuis les 15 dernières années en raison du développement résidentiel. «Le ministère de l’Environnement nous a prévenus que plus le réseau s’agrandit, plus il y a de risques de contamination. Notre volonté, c’est de chlorer et d’adoucir l’eau, et on travaille là-dessus depuis un an avec les ingénieurs pour arriver avec des plans et devis à présenter au ministère de l’Environnement», indique le maire Gagnon.

Le ministère de l’Environnement n’avait pas répondu à nos questions au moment d’écrire ces lignes.