La Canadienne Laurence Vincent-Lapointe a remporté l’or au C1 200 m, juste devant sa compatriote Katie Vincent, samedi, lors de la Coupe du monde de canoë-kayak de vitesse de Poznan, en Pologne.

Canoë-kayak : l’or pour Vincent-Lapointe en Pologne

La Canadienne Laurence Vincent-Lapointe a fait fi des mauvaises conditions météorologiques pour remporter l’or au C1 200 m devant sa compatriote Katie Vincent, samedi, lors de la Coupe du monde de canoë-kayak de vitesse de Poznan, en Pologne.

Vincent-Lapointe, de Trois-Rivières, a enregistré un chrono de 45,265 secondes, alors que Vincent, de Mississauga, en Ontario, a fait un temps de 46,413. La Chinoise Lin Wenjun (46,793) a complété le podium.

«Honnêtement, la finale a été difficile. Les conditions n’étaient vraiment pas idéales, a dit Vincent-Lapointe. C’était très venteux avec des vagues qui rebondissaient partout sur les murs en béton de chaque côté. C’était très, très, très difficile de contrôler le bateau. Katie et moi avons failli perdre le contrôle à plusieurs reprises. J’ai tellement été surprise de mon temps, c’est vite, ridiculement vite pour des conditions comme ça.»

L’athlète de 26 ans sera de retour sur l’eau dimanche pour la finale du C2 500 m avec Vincent. Le duo espère une journée d’accalmie, mais a tout de même un plan en tête pour affronter le vent et les vagues qui pourraient poser problème durant la course.

«Je touche du bois pour que ce soit mieux (dimanche), a dit Vincent-Lapointe. Je lui fais confiance pour la direction et elle me fait confiance pour la stabilité et le rythme. Je pense que si nous travaillons bien ensemble comme nous savons le faire, ça va bien aller. Nous avons fait des courses dans de mauvaises conditions avant et ce n’est pas quelque chose qui me fait peur. Souvent, ce que nous nous disons, c’est au lieu d’y aller avec le rythme de nos rames, nous allons y aller plus en puissance.»

Justice et faits divers

Trois hommes accusés d’entrée par effraction chez des personnes âgées

Éric Lemieux, Pascal Grandisson et Dave Martel ont été accusés, vendredi après-midi, au Palais de justice de Chicoutimi, d’entrée par effraction avec intention d’y commettre un acte criminel. Jeudi soir, ils se seraient introduits dans un appartement où résident des personnes âgées qu’ils ne connaissent pas avant d’être arrêtés par les agents du Service de police de Saguenay.

Les circonstances entourant l’événement qui s’est produit sur la rue Saint-Paul sont toujours nébuleuses. Me Denis Otis a affirmé au Progrès qu’il n’avait que peu d’informations pour l’instant sur les événements. « On parle d’une entrée par effraction présumée, dans une maison d’habitation. On a reçu la communication de preuve, ça semble évidemment sérieux comme accusation », a-t-il expliqué.

Actualités

Pesticides: «Nous avons failli à la tâche», selon Louis Robert

«Nous avons failli à la tâche.» Le constat que pose le sonneur d’alerte Louis Robert est brutal : si l’agriculture actuelle peine tant à réduire sa dépendance aux pesticides et aux engrais, c’est parce que les mécanismes de surveillance de l’industrie étaient insuffisants ou ont mal fonctionné.

M. Robert est cet agronome du Ministère de l’Agriculture du Québec (MAPAQ) qui a dénoncé dans les médias, en 2018, les ingérences lourdes et répétées du privé dans la recherche scientifique menée au Centre de recherche sur les grains (CÉROM), pourtant principalement financé par le public. Une note ministérielle montrait que le MAPAQ était au courant du problème, mais M. Robert — un agronome de grande réputation — avait tout de même été congédié en janvier dernier. Il a toutefois été réintégré dans ses fonctions cet été, avec des excuses du premier ministre François Legault.

«On a beaucoup d’outils qui [permettraient] de se passer des pesticides», a dit M. Robert, vendredi midi, lors d’une conférence à l’Université Laval. Par exemple, a-t-il illustré, si on faisait du dépistage des insectes ravageurs avant d’appliquer des pesticides, on pourrait se passer de pesticides dans la plupart des cas. Une étude réalisée au CÉROM en 2014 et 2015 dans une cinquantaine de champs de maïs du Québec a trouvé que les ravageurs n’étaient suffisamment abondants pour causer des problèmes que dans 3,8 % des cas. Or jusqu’à tout récemment, 99 % des semences de maïs étaient traitées préventivement avec des néonicotinoïdes (un insecticide). C’est donc dire que la grande majorité de ces pesticides sont utilisées en pure perte, a plaidé M. Robert.

Or jusqu’aux années 90, le dépistage était beaucoup plus utilisé qu’aujourd’hui. Si cet «outil»-là (et d’autres) ne sont pas plus utilisés de nos jours, c’est parce que les autorités publiques n’ont pas joué leur rôle et ont laissé l’industrie prendre presque toute la place, estime l’agronome.

«D’une part, les conseillers de l’industrie sont plus présents sur le terrain que les conseillers qui ne sont pas liés à l’industrie. Et d’autre part, parmi les agronomes, il y a maintenant une majorité qui sont du privé alors qu’avant, c’était le contraire : il y avait plus d’agronomes du public. [... Alors] ça revient toujours à la présence d’agents de transfert technologique, les vulgarisateurs, sur le terrain avec les producteurs. Et même les représentants [des distributeurs de pesticides, NDLR] réclament ça maintenant, ils reconnaissent que ça a été un manque», indique M. Robert.

À son avis, la structure de gestion de groupes de recherche comme le CÉROM — et il en existe d’autres du même genre au Québec, bien qu’ils n’aient pas connu de scandale d’ingérence —, où le financement est largement public, mais la gestion, surtout privée, doit être revue. «Je parlais récemment à une chercheuse de l’Université Cornell [dans l’État de New York, NDLR], et elle n’en revenait pas que des compagnies au Québec siègent sur des comités d’élaboration des recommandations. Et elle m’a dit : tu peux chercher dans les 50 États, tu ne trouveras ça nulle part. Même aux États-Unis, paradis de la libre entreprise, il n’y a pas de compromis sur [la séparation des intérêts public et privé, NDLR]. Les gens du privé font leur affaire, et les gens du public font la leur», dit l’agronome.

Rappelons que M. Robert a été invité à témoigner devant la commission parlementaire sur les pesticides, la santé publique et l’environnement, qui aura lieu la semaine prochaine.

Football

Les Patriots libèrent le receveur Antonio Brown après une autre accusation

FOXBOROUGH, Mass. — Les Patriots de la Nouvelle-Angleterre ont décidé de libérer le receveur de passes Antonio Brown après qu’une deuxième victime alléguée l’eut accusé d’inconduite sexuelle.

La formation de Foxborough est la troisième à perdre patience avec le comportement du receveur en sept mois.

Les champions en titre du Super Bowl en ont fait l’annonce en fin de journée, vendredi, dans un communiqué envoyé aux journalistes. Trois minutes plus tôt, Brown avait envoyé un message sur les réseaux sociaux remerciant les Patriots pour l’opportunité.

Brown a été accusé de viol par son ancienne préparatrice physique. Il fait aussi face à des allégations d’inconduite sexuelle d’une deuxième victime. Il se serait dénudé devant l’artiste venue peindre une murale dans sa résidence.

L’entraîneur-chef des Pats, Bill Belichick, et le quart-arrière Tom Brady ont tous deux refusé de commenter la situation de Brown - l’un des plus prolifiques receveurs de la NFL depuis 10 ans - lors de leur disponibilité média de vendredi. Belichick a dit en matinée que l’équipe «étudiait des éléments» avant de couper court sa conférence de presse quand les journalistes ont continué de poser des questions sur Brown.

Questionné à savoir s’il s’attendait à voir Brown jouer contre les Jets de New York, dimanche, Belichick a simplement affirmé qu’il «était dans la formation».

Environ cinq heures plus tard, il ne l’était plus.

Dans le courriel attribué à un «porte-parole» des Patriots, l’équipe a indiqué: «Nous apprécions le travail acharné déployé par plusieurs personnes au cours des 11 derniers jours, mais nous croyons qu’il vaut bien aller dans une direction différente à ce moment-ci».

Selon un article du Sports Illustrated, l’artiste a reçu «un message texte de groupe qui semblait provenir du même numéro de téléphone que Brown lui avait donné en 2017. Le message à la chaîne, qui comprenait quatre autres numéros de téléphone, incluait des photos d’elle et de ses enfants alors que la personne qu’elle croit être Brown encourageait les autres à enquêter sur l’artiste. La personne ayant envoyé le message texte accusait l’artiste d’avoir inventé son récit de l’incident de 2017 afin d’obtenir une somme d’argent».

Les avocats de l’artiste ont mentionné dans un communiqué que la NFL et les Patriots avaient «pris au sérieux les préoccupations de leur cliente».

«Elle voulait que les menaces et l’intimidation cessent et nous espérons que ce soit le cas, ont écrit les avocates Lisa Banks et Debra Katz dans un courriel envoyé aux journalistes. La NFL nous a assuré que peu importe le statut d’Antonio Brown, elle allait continuer son enquête.»

Plus tôt, l’équipementier Nike a rompu ses liens avec le receveur. Par courriel, la compagnie a simplement indiqué que «Antonio Brown n’est plus un athlète Nike».

Nommé quatre fois parmi l’équipe d’étoiles de la NFL, Brown a capté 837 passes en neuf saisons avec les Steelers de Pittsburgh. L’équipe l’a envoyé aux Raiders, qui lui ont consenti un contrat de trois ans d’une valeur de 50 millions $ US.

Brown n’a cependant disputé aucun match avec les Raiders, car ils l’ont libéré avant l’ouverture de la saison. Les Patriots ont embauché le receveur quelques heures plus tard, lui offrant un contrat d’un an d’une valeur de 15 millions $.

Vendredi, les coéquipiers de Brown ont insisté sur le fait qu’ils tentaient de se concentrer sur leur duel contre les Jets et qu’il faisait de même.

Techno

Respect de la vie privée: Facebook suspend des dizaines de milliers d'applications

SAN FRANCISCO — Facebook, soumis à une pression croissante des autorités américaines, a annoncé vendredi avoir suspendu de la plateforme des dizaines de milliers d’applications, qui posent potentiellement un risque en termes de respect de la vie privée de ses utilisateurs, d’après une enquête interne menée sur des millions d’applications.

Le réseau social a lancé cette enquête en réponse au scandale dit de Cambridge Analytica: en 2018, un lanceur d’alerte a révélé que cette entreprise britannique avait mené des campagnes de manipulation massives, via des applications tierces sur Facebook, pour influencer les électeurs américains et britanniques.

«Nous avions promis à l’époque que nous passerions en revue toutes les applis ayant eu accès à des quantités importantes d’informations (sur les utilisateurs, NDLR) avant le changement de notre règlement en 2014», explique dans un communiqué Ime Archibong, vice-président des partenariats chez Facebook.

Pour cette grande enquête, la plateforme a travaillé avec des «centaines de personnes: avocats, enquêteurs externes, analystes de données, ingénieurs (...)», afin de «mieux comprendre les mécanismes abusifs» et pour pouvoir, in fine, «déloger les acteurs néfastes parmi les développeurs».

Les suspensions concernent 400 développeurs, mais «ne signifient pas nécessairement que ces applis représentent une menace pour les gens», a indiqué Ime Archibong.

«Loin d’avoir fini» 

En mars 2018, un ancien employé de la société d’analyse de données britannique Cambridge Analytica (CA) a révélé qu’elle avait récolté à leur insu les données personnelles de dizaines de millions d’utilisateurs de Facebook aux États-Unis.

Des informations qui auraient permis d’élaborer des profils psychologiques pour les cibler ensuite avec des messages politiques, notamment en faveur du Brexit ou de l’élection de Donald Trump à la présidence américaine en 2016.

L’agence de protection des consommateurs américaine a infligé en juillet une amende record de 5 milliards de dollars à Facebook pour avoir «trompé» ses utilisateurs sur le contrôle de leur vie privée, notamment lors de cette fuite massive de données personnelles.

«Nous sommes loin d’avoir fini» relate Ime Archibong à propos de l’investigation interne en cours. «Tous les mois, nous incorporons ce que nous avons appris et nous réexaminons les manières pour les développeurs d’utiliser nos plateformes», comme Instagram, réseau social plus axé sur les photos et vidéos, et la messagerie Messenger.

Il rappelle que la plateforme a restreint les possibilités pour les applications de collecter des données à moins de démontrer qu’elles servent à «améliorer l’expérience de l’utilisateur. (...) Les applis dont l’utilité est limitée, comme les jeux-questionnaires de personnalités, ne sont plus autorisées sur Facebook».

Actions en justice 

Certaines applications ont été suspendues parce qu’elles «n’ont pas répondu à nos requêtes demandant plus d’informations», précise-t-il, et quelques-unes ont été interdites, notamment pour «avoir partagé des données de façon inappropriée» ou «ne pas avoir protégé l’identité d’utilisateurs».

Facebook a aussi entrepris des actions en justice contre des sociétés qui refusent de coopérer ou qui ont créé des applications pour pirater les téléphones d’usagers.

Depuis l’éclatement du scandale de Cambridge Analytica, le réseau aux 2,4 milliards d’utilisateurs est soumis à une attention toute particulière, notamment de la part des gouvernements occidentaux, concernant l’usage et la gestion des données personnelles. Il fait face à plusieurs enquêtes aux États-Unis sur ce sujet ainsi que sur ses pratiques commerciales.

Le patron et fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, a été reçu jeudi par Donald Trump à la Maison-Blanche, et a rencontré des élus au Congrès américain. Selon le sénateur Josh Hawley, il a rejeté l’idée de vendre Instagram et WhatsApp afin de répondre aux préoccupations sur le poids de son réseau social.

Le modèle économique de Facebook repose sur la collecte de données des utilisateurs, qui sont anonymement agrégées et revendues aux annonceurs pour un ciblage publicitaire à la fois très fin et à très grande échelle.

Santé

Québec veut offrir 1,5 million d'heures de plus en soins à domicile cette année

MONTRÉAL — Le gouvernement québécois veut offrir plus de 1,5 million d'heures supplémentaires en soins à domicile cette année, notamment pour les aînés.

Ces soins seront payés à même la somme de 280 millions $ annoncée et mise de côté dans le budget provincial de mars dernier.

Vendredi matin, la ministre de la Santé et des Services sociaux, Danielle McCann, a qualifié cet investissement d'«historique».

Elle a détaillé comment les 280 millions $ seront dépensés lors d'une conférence de presse tenue dans le CLSC de Verdun, à Montréal, en compagnie de la ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, Marguerite Blais, et du ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant.

L'objectif est de fournir des soins à davantage de personnes, a dit la ministre, et d'intensifier les services pour ceux qui les reçoivent déjà.

Selon elle, les investissements du gouvernement caquiste permettront d'offrir plus de 1,5 million d'heures supplémentaires en soutien à domicile. Pour l'année 2019-2020, cela correspond à une augmentation de 20 % des heures par rapport à 2017-2018, soutient-elle.

Cela peut aussi permettre l'embauche de quelque 2570 nouveaux employés, à temps complet, pour prodiguer ces soins.

La majorité des sommes, soit 171 millions $, sont allouées pour augmenter le volume et l'intensité des soins pour les aînés, pour les personnes présentant une déficience physique ou une déficience intellectuelle, ainsi que pour celles vivant avec un trouble du spectre de l'autisme.

Questionnée sur la pénurie de travailleurs en santé pour combler de tels postes, la ministre McCann a répondu que son ministère fait beaucoup d'efforts pour la formation, qu'il offre des bourses et tente de recruter à l'étranger. Elle incite les établissements de santé à offrir aux employés des postes permanents, à temps complet, pour les rendre plus attrayants.

Elle a aussi dit comprendre que le gouvernement doit se pencher sur la question de la rémunération de ces travailleurs.

Actualités

Intoxiqué et armé, il trouble la messe à Saint-Césaire

La messe matinale a été bousculée par un homme intoxiqué, vendredi, à Saint-Césaire. L’individu s’est présenté dans le bâtiment religieux de la rue Notre-Dame alors qu’une messe y était célébrée et aurait troublé la quiétude des fidèles présents.

L’intervention des policiers a été sollicitée. À leur arrivée, ils ont aussitôt arrêté l’homme âgé de 42 ans.

 En effectuant une fouille, les policiers ont découvert une arme prohibée et ont constaté que l’individu était en infraction relativement à une condition d’une ordonnance de probation. Le Césairois a été conduit au poste de police. 

Il doit comparaître vendredi après-midi au palais de justice de Saint-Hyacinthe. 

Sherbrooke

Sherbrooke a versé plus de 78 000 $ aux géants du web en 2018

La Ville de Sherbrooke investit des milliers de dollars en publicité au sein de Google et Facebook, principalement par l’entremise de Destination Sherbrooke. En 2018, les dépenses combinées auprès des deux géants du web dépassent 78 000 $.

Si le maire Steve Lussier confirme qu’il n’existe aucune politique d’achat « local » de publicité à la Ville, il affirme que le conseil municipal pourrait s’y pencher. Comme Lynn Blouin, directrice à la commercialisation et aux communications à Destination Sherbrooke, il explique les investissements majeurs en tourisme auprès de Facebook et Google par la mission de l’organisme paramunicipal.

À LIRE AUSSILa Ville veut la survie de La Tribune

Affaires

Airbnb veut poser ses valises en Bourse en 2020

NEW YORK — Les millions d’utilisateurs d’Airbnb, géant de la location de logements touristiques entre particuliers, auront peut-être un jour l’opportunité de devenir propriétaires d’une partie des actions de l’entreprise : le groupe californien a annoncé son intention d’entrer en Bourse en 2020.

Dans un communiqué minimaliste, l’entreprise a fait jeudi part de ses objectifs boursiers, sans donner davantage de détails.

Créée en 2008, Airbnb fait partie des «licornes», ces start-up technologiques valant plus d’un milliard de dollars avant même leur introduction boursière.

Basée à San Francisco, la plateforme, emblème de l’économie du partage au même titre qu’Uber, Lyft et WeWork, a pris son essor peu après la crise financière de 2007.

Elle propose aujourd’hui «plus de six millions de lieux uniques dans près de 100 000 villes et 191 pays», selon le site de l’entreprise, cofondée et dirigée par Brian Chesky.

En quelques clics, les utilisateurs peuvent réserver des logements entiers, des chambres privées ou des chambres partagées à travers le monde, généralement pour des séjours de courte durée.

Populaire auprès de millions de touristes pour ses prix jugés attractifs, Airbnb s’est attiré les foudres de nombreux professionnels de l’hôtellerie, qui l’accusent de réduire leurs parts de marché et réclament aux autorités un meilleur contrôle des activités de la compagnie américaine.

Plusieurs municipalités ont réagi, reprochant à l’entreprise de ne pas respecter les obligations qui régissent la location d’appartements privés. En février, la mairie de Paris a ainsi assigné en justice la plateforme, passible d’une amende de 12,5 millions d’euros pour avoir mis en ligne 1000 logements non enregistrés.

Ces dernières années, le groupe a cherché à diversifier son activité, se lançant notamment dans la réservation de restaurants et mettant à disposition de ses utilisateurs des «expériences», où des tiers peuvent proposer des activités payantes.

En juin, le groupe a également ouvert une plateforme de location en ligne de maisons et villas de luxe.

Contexte difficile

Airbnb a affirmé mercredi avoir dégagé un chiffre d’affaires de plus d’un milliard de dollars au deuxième trimestre 2019 pour la deuxième fois depuis sa création.

L’entreprise n’a toutefois pas donné d’indication sur un éventuel bénéfice. L’agence financière Bloomberg avait rapporté au début de l’année qu’Airbnb avait affiché un bénéfice d’exploitation avant intérêts, impôts et amortissement (Ebitda) en 2017 et 2018.

Son arrivée prochaine sur les marchés se fera dans un contexte difficile pour ces jeunes pousses, qui bouleversent les secteurs économiques.

WeWork, qui a révolutionné les bureaux partagés, a en effet décidé mardi de repousser son entrée à Wall Street «d’ici à la fin de l’année», alors que la valeur de l’entreprise a fondu de plus de moitié en quelques mois, suscitant les interrogations des investisseurs.

De leur côté, les spécialistes de la réservation de voiture avec chauffeur Lyft et Uber, qui ont connu leur baptême du feu boursier respectivement en mars et en mai, ont vu leurs titres s’effondrer. Depuis leur arrivée à Wall Street, les actions des deux groupes ont dégringolé d’environ 24 %.

De façon générale, les marchés s’interrogent sur le modèle économique de ces sociétés, qui alignent les pertes depuis leur création et ne parviennent toujours pas à convaincre qu’elles peuvent gagner de l’argent en dépit de lourds investissements.

Affaires

Chine : la banque centrale abaisse un de ses taux d'intérêt

PÉKIN — La Banque centrale chinoise a annoncé vendredi une légère baisse d’un des taux préférentiels qu’imposent les banques commerciales à leurs clients, une mesure destinée à soutenir une économie à la peine en pleine guerre commerciale avec Washington.

Le nouveau taux de référence à un an des prêts bancaires (LPR) a été fixé à 4,2 % contre 4,25 % en août, a annoncé la banque centrale sur son site internet.

Pour sa part, le LPR à cinq ans reste inchangé à 4,85 %.

Ce nouvel assouplissement monétaire était largement attendu, la conjoncture ne cessant de s’assombrir dans la deuxième économie mondiale.

Entre autres, les exportations chinoises - un pilier de la croissance - ont chuté de 1 % en août (contre +3,3 % le mois précédent) et la production industrielle est tombée à son rythme le plus faible depuis 17 ans.

L’économie chinoise est confrontée depuis plus d’un an à un bras de fer commercial avec Washington, qui s’est déjà traduit par l’imposition mutuelle de droits de douane supplémentaires sur des centaines de milliards de dollars d’échanges bilatéraux.

La banque centrale «a clairement indiqué ces derniers mois que sa principale préoccupation n’était pas le coût du crédit, mais l’accès au crédit pour les entreprises privées», désavantagées au profit des grands groupes publics souvent peu rentables, relèvent dans une note les analystes du cabinet Trivium China, basé à Pékin.

Début septembre déjà, la banque centrale avait annoncé une baisse des dépôts que les banques sont obligées de garder dans leurs coffres, une mesure censée leur permettre de prêter davantage aux entreprises, confrontées à un ralentissement économique.

Mais «l’impact sur l’activité économique sera marginal», tempère l’analyste Julian Evans-Pritchard, du cabinet Capital Economics.

La croissance du PIB chinois a atteint 6,2% sur un an au second trimestre, soit son niveau le plus bas depuis au moins 27 ans.

Estrie

Des remonte-pentes couverts à Orford

Les skieurs débutants pourront vivre une expérience encore plus amusante grâce à un investissement de 500 000 $ effectué par la station Mont Orford. L’investissement en question permettra notamment l’ajout d’un tunnel à la paroi transparente au-dessus de deux courtes remontées mécaniques de type tapis-ski.

Ce nouvel investissement est inclus dans un projet plus large d’amélioration des infrastructures de la station Mont Orford, dont la valeur a été estimée à 11 millions $. Le chalet est en voie d’être agrandi, le système d’enneigement a été amélioré et une nouvelle « zone événementielle » sera ajoutée au pied des pistes de ski.

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Actualités

Le CIUSSS lance un appel aux heures supplémentaires pour ses employés

La situation est si précaire en ce moment à l’Hôtel-Dieu et à l’Hôpital Fleurimont que la direction du CIUSSS de l’Estrie-CHUS lance un appel à tous ses employés qui gravitent autour des unités de soins dans les hôpitaux universitaires de Sherbrooke.

« Toute heure de disponibilité supplémentaire qui nous sera offerte sera la bienvenue. Nous avons besoin des infirmières, des infirmières auxiliaires et des préposés aux bénéficiaires (PAB) bien sûr, mais tout autre titre d’emploi sera aussi considéré, car il pourrait permettre à nos équipes de se réorganiser », soutient Josée Paquette, directrice des ressources humaines, des communications et des affaires juridiques au CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

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La direction du CIUSSS ne veut pas en arriver à réduire ses services en annulant par exemple des chirurgies ou des cliniques externes. Toutefois, elle doit tenir compte aussi de la situation de son personnel. « Nous avons un personnel dévoué, extrêmement engagé, et nous en sommes vraiment reconnaissants. On ne veut pas les surcharger non plus en leur imposant des heures supplémentaires. C’est pourquoi nous lançons un appel à tous pour que tous ceux qui voudraient donner des disponibilités supplémentaires de façon volontaire se manifestent », ajoute Mme Paquette.

Cet appel concerne aussi les étudiants qui ont travaillé à temps plein cet été et qui, avec leur retour aux études, ont diminué leurs heures de disponibilité pour avoir le temps d’étudier.

À situation exceptionnelle des mesures exceptionnelles également. Afin d’assurer la continuité des services en chirurgie, aux cliniques externes, aux salles d’urgence et dans les lits d’hospitalisation bien sûr, on a dû faire appel à du personnel qui, normalement, travaille dans d’autres départements.

« Les infirmières qui travaillent en recherche, les infirmières praticiennes spécialisées (connues sous le nom de super infirmières) et les gestionnaires ayant conservé leurs compétences en soins infirmiers ont été appelés en renfort pour pallier une partie des besoins », ajoute Mme Paquette.

Justice et faits divers

Des remords pour une mauvaise blague de bombe à l'aéroport

Pourquoi, en 2019, un touriste parle-t-il encore de bombe dans un aéroport?

C’est la question que tout le monde se posait jeudi, lors de la comparution de Catherine-Louisianne Ambroise-Rendu, 64 ans, une fonctionnaire retraitée, originaire de Lyon en France.

La dame aux cheveux blonds courts et au look sportif a atterri en début d’après-midi mercredi à l’aéroport Jean-Lesage. Elle venait visiter des amis et aider sa nièce, qui emménageait à Québec pour ses études.

Mme Ambroise-Rendu passe les douanes canadiennes puis se dirige vers le carroussel à bagages. La touriste s’interroge alors sur le poivre qu’elle apporte dans ses valises pour offrir en cadeau.

Elle interpelle un agent des services frontaliers. Ce dernier lui demande s’il s’agit de poivre pour manger. L’agent a en tête une autre sorte de poivre, en aérosol, qui peut être une arme prohibée.

La touriste semble trouver la question absurde. «Bien sûr que c’est pour manger!», lance la Française. 

Lorsque l’agent lui demande si elle a d’autre chose dans sa valise, Mme Ambroise-Rendu répond qu’elle a «trois bombes». Elle répète cette phrase.

Devant la mine maintenant sévère de l’agent, la touriste précise qu’il s’agit d’une blague. «Je croyais que les Canadiens avaient le sens de l’humour», ajoute celle qui en est à sa troisième visite au Canada.

Elle présente ses excuses sincères à l’agent des services frontaliers.

Catherine-Louisianne Ambroise-Rendu est conduite dans la zone secondaire de l’aéroport. Sa valise est passée aux rayons-x puis fouillée. Rien de suspect n’a été trouvé et les opérations de l’aéroport n’ont pas été perturbées.

Après une journée complète de détention, la femme, sans antécédent judiciaire, a plaidé coupable à une accusation d’entrave au travail des agents des services frontaliers.

Le juge Jean Asselin de la Cour du Québec a accepté la demande de l’avocat de défense Me Nicolas Déry d’accorder une absolution à sa cliente. Cette absolution est devenue inconditionnelle après que la dame ait fait un don de 1000$ à l’organisme Le Pignon Bleu. «C’était une blague de très, très mauvais goût», insiste le juge Asselin, rappelant à la dame que des explosions ont fait des ravages réels dans des aéroports, notamment à Bruxelles en 2016.

La procureure de la Couronne Me Geneviève Blouin avait réclamé une forte amende pour que le message passe. «Il faut que les gens comprennent que ce n’est pas un comportement acceptable», plaide-t-elle.

Pas une première

En 2006, il y a eu une véritable épidémie de mauvaise blague de bombe l’aéroport de Québec. Pas moins de sept touristes, dont six Français, avaient été arrêtés pour avoir tenu de tels propos inquiétants.

En 2012, un étudiant français de 25 ans, Paul-Prosper L’Homme a plaidé coupable à deux accusations de méfait public et a pu obtenir une absolution conditionnelle même si les activités de l’aéroport avaient été paralysées pendant plusieurs minutes après sa déclaration d’avoir une bombe dans ses bagages.

Et, en janvier dernier, un homme qui allait monter à bord d’un vol de la compagnie Sunwing a dit avoir un engin explosif dans ses bagages. L’avion a été complètement évacué et le vol a décollé avec une heure de retard. Aucune plainte de méfait n’a été déposée.

Justice et faits divers

La Cour suprême refuse d’entendre un policier qui voulait poursuivre la GRC

TORONTO - Un policier de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) qui accusait ses supérieurs d’avoir mené une campagne acharnée pour ruiner sa carrière a perdu sa bataille judiciaire de 12 ans visant à poursuivre la GRC pour harcèlement. La Cour suprême du Canada a refusé jeudi d’entendre l’affaire.

Le sergent Peter Merrifield souhaitait que le plus haut tribunal du pays invalide la décision de la Cour d’appel de l’Ontario, qui avait annulé un jugement de première instance en sa faveur.

M. Merrifield s’était joint à la GRC en 1998. Dans sa poursuite, intentée en 2007, il affirmait que ses supérieurs avaient mené une campagne pour miner sa réputation, après sa participation à une assemblée d’investiture du Parti conservateur fédéral à Barrie, en Ontario, en 2005. Ses supérieurs lui auraient selon lui fait subir des transferts punitifs et l’auraient accusé sans fondement de gestes criminels pendant une période de sept ans.

La poursuite visait la GRC, l’enquêteur James Jagoe et le surintendant Marc Proulx. M. Merrifield soutenait notamment que ses supérieurs avaient secrètement enquêté sur son compte, avaient scruté ses dépenses professionnelles, l’avaient empêché de prendre part à des enquêtes majeures, l’avaient insulté devant des informateurs et intimidé. Tout cela parce qu’ils soutenaient, selon lui, que le policier avait utilisé la GRC pour faire avancer sa carrière politique.

Dans un jugement rendu en février 2017, à l’issue d’un procès de 40 jours, la Cour supérieure de l’Ontario avait conclu que des officiers supérieurs de la GRC avaient effectivement harcelé sans pitié M. Merrifield et porté atteinte à sa carrière, parce qu’ils avaient décidé que le policier leur avait menti au sujet de sa tentative infructueuse de se porter candidat conservateur.

La Cour supérieure a octroyé 141 000 $ pour harcèlement et mauvais traitements, ainsi que 825 000 $ supplémentaires pour couvrir les frais de sa longue saga judiciaire. Ce jugement a toutefois été infirmé par la Cour d’appel en mars dernier. La Cour a notamment conclu que le père de trois enfants avait joué un rôle dans ses malheurs parce qu’il n’avait pas été tout à fait sincère avec ses supérieurs et qu’il leur avait donné des motifs de se méfier de lui.

L’avocate de M. Merrifield a exprimé sa déception face au refus de la Cour suprême d’entendre l’affaire, jeudi. «Nous savons tous que le harcèlement et l’abus de pouvoir sont des problèmes réels au sein de la GRC, a déclaré Me Laura Young. La loi est incohérente sur ces questions (...) Elle aurait donc bénéficié de l’examen minutieux de la Cour suprême.»

Affaires

Transcontinental vend la plupart de ses médias spécialisés, dont «Les Affaires»

MONTRÉAL — La sortie quasi complète du secteur des médias de TC Transcontinental, qui vend la majorité de ses publications spécialisées et activités événementielles, dont «Les Affaires», se traduira par une vingtaine de licenciements ainsi qu’une importante réduction de la fréquence de publication du journal économique.

À la suite des deux transactions annoncées jeudi avec Groupe Contex et Newcom Media, dont les montants n’ont pas été dévoilés, l’entreprise ne conservera que le groupe d’édition pédagogique TC Média Livres et le Groupe Constructo.

La plupart des actifs passent dans le giron de Groupe Contex, une entreprise événementielle et médiatique dirigée par Pierre Marcoux -le fils du fondateur de Transcontinental, Rémi Marcoux -, qui met la main sur «Les Affaires», «Les Affaires Plus», Les Événements Les Affaires, le site internet Acquizition.biz., «Benefits Canada», «Avantages», «Canadian Investment Review», «Canadian Institutional Investment Network» et Contech.

«Sous ces marques, on organise 75 conférences, cinq salons commerciaux et nous organisons des dizaines de formations dans le monde des affaires», a expliqué M. Marcoux, au cours d’un entretien téléphonique.

Celui qui a été nommé à la tête de TC Média en janvier 2018 estime que l’aspect événementiel constitue le «fer de lance» de son groupe d’environ 100 employés, qui est «profitable, rentable et qui peut continuer de croître» grâce à cette stratégie.

Les publications imprimées, qui sont confrontées à une érosion des revenus publicitaires, semblent donc plus complémentaires, ce qui fait en sorte que «Les Affaires», qui doit publier 26 numéros cette année, n’en publiera que 14 l’année prochaine. Le journal économique avait été acquis par Rémi Marcoux en 1979.

En ce qui a trait aux abolitions de postes, une quinzaine de personnes rattachées aux publications vendues vont perdre leur gagne-pain. Près de la moitié de ces licenciements découlent de la diminution de la fréquence de publication chez «Les Affaires». Six autres mises à pied concernent des travailleurs affectés, chez Transcontinental, à des services partagés de comptabilité et de marketing, entre autres.

M. Marcoux, qui continuera à siéger au conseil d’administration de Transcontinental même s’il n’est plus à l’emploi de l’entreprise, a expliqué avoir manifesté son intérêt il y a environ un an.

«J’étais le seul (acquéreur), a-t-il expliqué. J’ai offert (à Transcontinental) la pleine valeur pour ces produits. C’est une transaction qui est passée par un comité spécial formé par le conseil d’administration.»

De son côté, Newcom Media obtient les publications «Finance et Investissement», «Investment Executive», «Advisor’s Edge» et «Conseiller», qui comptent 42 employés. Établie à Toronto, l’entreprise est propriétaire de nombreuses publications spécialisées notamment dans le domaine du camionnage, de l’industrie automobile, de l’assurance ainsi que de la santé.

La compagnie avait acquis «Canadian Insurance Top Broker» des mains de Transcontinental. Le président de Newcom, Joe Glionna, a indiqué dans un courriel ne pas être disponible pour des entrevues, puisqu’il devait rencontrer ses nouveaux employés.

En vertu d’ententes pluriannuelles, Transcontinental continuera d’imprimer les publications vendues.

L’éditeur et imprimeur n’a pas voulu préciser les revenus générés par les actifs vendus jeudi. Toutefois, dans le passé, son président et chef de la direction, François Olivier, avait évoqué le chiffre de 100 millions $, ce qui tenait compte de TC Média Livres et Constructo.

Pour Transcontinental, cette transaction s’inscrit dans le délestage de ses activités médiatiques alors que la société mise de plus en plus sur l’emballage souple - un secteur où elle a acquis l’an dernier la firme d’emballage Coveris Americas pour 1,32 milliard $ US.

Néanmoins, l’intérêt de M. Marcoux pour la majorité des actifs fait en sorte qu’il était «naturel» pour Transcontinental de conclure une transaction avec lui, selon une porte-parole de la société, Katherine Chartrand.

«Il était aussi à la tête de ces publications, a-t-elle expliqué. Donc, la vérification diligente a été beaucoup plus simple.»

Grâce à Coveris, plus de la moitié des revenus générés par Transcontinental devraient provenir de son secteur de l’emballage souple au terme de l’exercice 2019. Depuis la création de l’entreprise en 1976, sa pierre angulaire était l’impression commerciale.

Éducation

Université Laval: sommet sur le climat à l'été 2020

L’Université Laval sera l’hôtesse du premier Sommet international jeunesse universitaire pour l’action climatique qui aura lieu au cours de l’été 2020. L’institution espère réunir dans la capitale quelque 300 étudiants et conférenciers durant une semaine.

«C’est une première au Québec, je pense que c’est une première au Canada. Il y a eu quelques grands sommets dans le monde étudiant anglophone, mais très certainement ici chez nous c’est une grande première», avance la rectrice Sophie D’Amours.

Le Sommet va permettre à des jeunes de plusieurs pays, qui font face à une grande diversité d’effets des changements climatiques, d’échanger dans la capitale. Et d’y chercher des solutions, fait-elle valoir. «C’est une occasion unique de mettre en valeur la science québécoise, la connaissance québécoise.»

L’événement, publicisé jeudi en conférence de presse, sera piloté par l’Institut en environnement, développement et société (EDS) de l’Université Laval. On annonce des débats et conférences traitant notamment : de la transition vers une «économie sobre en carbone» ; des migrations humaines et des conflits liés aux changements climatiques ; de biodiversité ; de sécurité alimentaire ; des perturbations environnementales extrêmes…

«Une urgence climatique pèse sur nos têtes», observe le directeur de l’EDS, Étienne Berthold. Et les générations montantes s’attaqueront à l’adaptation de l’humanité aux changements à venir. «Ce sont les jeunes qui mettront à leur main ce qu’on appelle aujourd’hui développement durable.»

«La lutte contre les changements climatiques est un combat qui surpasse tous les autres», ajoute le ministre de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Benoit Charrette, annonçant une contribution de 300 000 $ du gouvernement québécois.

L’organisation du Sommet évalue son budget à 700 000 $.

L’établissement d’enseignement compte renouveler l’expérience aux deux ans.

Affaires

Jeff Bezos promet qu’Amazon remplira ses engagements climatiques avec 10 ans d’avance

WASHINGTON - Jeff Bezos, le fondateur d’Amazon et l’homme le plus riche du monde, a mis tout le poids du géant de la distribution en ligne dans une campagne pour aider à remplir avec 10 ans d’avance les engagements climatiques de l’accord de Paris.

«Mon engagement est de remplir les objectifs de l’accord de Paris avec 10 ans d’avance et Amazon est le premier sur la liste», qui doit associer d’autres entreprises, a expliqué Jeff Bezos au cours d’une conférence de presse à Washington, en présentant cette nouvelle initiative appelée «The Climate Pledge» (L’engagement climat).

«Nous voulons nous servir de notre influence et de notre taille pour montrer la voie», a souligné M. Bezos, promettant qu’Amazon aurait des émissions de carbone annuelles neutres d’ici 2040.

Amazon, qui a bâti son succès sur un énorme réseau logistique de transport routier pour assurer des livraisons de plus en plus rapides, est un gros producteur de gaz à effet de serre, les principaux coupables du changement climatique.

Les fermes de serveurs d’Amazon, qui a fait de l’informatique dématérialisée une autre source très importante de profits, sont elles aussi extrêmement gourmandes en énergie.

«Si une entreprise avec autant d’infrastructures physiques que la nôtre --qui livre plus de 10 milliards de colis par an-- peut remplir les objectifs de l’accord de Paris 10 ans plus tôt, alors toutes les entreprises peuvent le faire», a affirmé M. Bezos, soulignant que d’autres patrons lui avaient fait part de leur intérêt à se joindre à cette initiative.

«Les grandes entreprises qui signeront ‘The Climate Pledge’ enverront un signal fort au marché pour rappeler qu’il est temps d’investir dans les produits et services dont les signataires auront besoin pour respecter leurs engagements», a-t-il ajouté.

The Climate Pledge exigera de ses signataires une approche scientifique de leurs émissions de gaz à effet de serre, avec des mesures et des déclarations régulières. Les entreprises adhérentes devront aussi mettre en place des stratégies de «décarbonisation» et arriver à neutraliser les émissions résiduelles «avec des compensations supplémentaires, quantifiables, réelles, permanentes et socialement bénéfiques pour atteindre des émissions de carbone annuelles neutres d’ici 2040», précise un communiqué d’Amazon.

Camionnettes électriques

M. Bezos a indiqué que son entreprise allait commander 100.000 camionnettes électriques à l’entreprise américaine Rivian, dont les premières seront opérationnelles dès 2021.

Selon le directeur opérationnel d’Amazon Dave Clark, il s’agit de la plus importante commande de véhicules de livraison électriques jamais faite.

La totalité de la flotte sera déployée en 2030, selon un porte-parole du groupe. M. Bezos avait évoqué précédemment la date de 2024.

Amazon s’est aussi engagé jeudi à atteindre 80% d’énergie renouvelable d’ici 2024 et 100% d’énergie renouvelable d’ici 2030 pour arriver à la neutralité carbone d’ici 2040.

L’entreprise a aussi annoncé un investissement de 100 millions de dollars dans la «restauration et la protection des forêts, des zones humides et des tourbières en partenariat avec The Nature Conservancy», une ONG américaine.

«La science est claire: les forêts, les prairies et les zones humides en bonne santé sont les outils les plus efficaces pour faire face au changement climatique, mais nous devons agir maintenant pour développer les solutions climatiques naturelles», a déclaré Sally Jewel, directrice par intérim de l’ONG, citée dans le communiqué d’Amazon.

L’annonce de M. Bezos intervient à quelques jours d’un sommet spécial de l’ONU sur le climat qui réunira lundi à New York plusieurs chefs d’État et de gouvernement.

Lors de ce sommet organisé par le patron de l’ONU Antonio Guterres, les dirigeants de la planète sont appelés à renforcer leurs engagements pour limiter le réchauffement du globe à 1,5°C ou 2°C, par rapport à la période préindustrielle, au 19e siècle.

Plus d’un millier d’employés de M. Bezos ont annoncé qu’ils allaient débrayer vendredi dans le cadre d’un appel international à manifester pour la lutte contre le changement climatique.

Dans un rapport de 2018, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) avertissait que pour contenir le réchauffement climatique, les émissions de CO2 devaient chuter bien avant 2030 (-45% d’ici 2030) et le monde atteindre une neutralité carbone en 2050.

Justice et faits divers

La SQ interroge 17 personnes concernant la fuite de données chez Desjardins

MONTRÉAL — Près de trois mois après le dévoilement d’un vol massif de renseignements personnels ayant touché 2,9 millions membres du Mouvement Desjardins, la Sûreté du Québec (SQ) a interrogé jeudi 17 personnes d’intérêt dans cette affaire.

Dans le cadre de l’enquête baptisée «Portier», le corps policier a rencontré 91 témoins dans les secteurs de Québec, Montréal et Laval plus tôt cette semaine.

Ces démarches ont incité la SQ à interroger 17 personnes d’intérêt, qui auraient, par exemple, voulu acheter certains des renseignements dérobés ou être au courant de certains autres éléments dans cette affaire.

«Quatre résidences et deux commerces ont permis aux policiers de saisir du matériel informatique à des fins d’analyse, a indiqué l’agente Marie-Pier Lorrain, de la SQ, au cours d’un entretien téléphonique. L’enquête se poursuit, c’est loin d’être terminé.»

Plus de 200 policiers et une dizaine de membres civils ont participé à cette vaste opération, selon les informations publiées par le corps policier par voie de communiqué.

De son côté, une porte-parole du Mouvement Desjardins, Chantal Corbeil, a réitéré que le groupe financier coopératif collaborait «étroitement» avec les autorités policières, mais elle n’a pas voulu commenter les opérations effectuées cette semaine.

Dans la foulée du vol de données, la SQ avait annoncé la mise en place d’une équipe intégrée d’enquête incluant le Service de police de Laval, le Service de police de la ville de Montréal, le Service de police de la ville de Québec et le Service de police de Lévis.

Jusqu’à présent, l’enquête a démontré qu’un employé malveillant de Desjardins, qui a été congédié, a agi de manière illégale.

L’affaire a plongé la coopérative établie à Lévis dans la tourmente puisque les informations personnelles, dont des numéros d’assurance sociale, de 2,7 millions de membres particuliers et 137 000 entreprises avaient été dérobées par un employé.

Desjardins avait offert un abonnement, bonifié à cinq ans, au service de surveillance assuré par la firme Equifax, mais les inscriptions ne progressaient pas au goût de la haute direction. En juillet, le groupe coopératif avait décidé d’élargir les mesures de protection à l’ensemble de sa clientèle.

Environnement

Le ministre Benoit Charette pas le bienvenu à la marche pour le climat

MONTRÉAL - Le collectif «La planète s’invite au Parlement», qui est à l’origine de l’invitation de Greta Thunberg à Montréal, a indiqué mercredi soir que le ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Benoit Charette, n’était pas le bienvenu à la grande marche du 27 septembre.

Le collectif «La planète s’invite au Parlement» est à l’origine de la plupart des manifestations pour le climat qui se sont déroulées à Montréal dans les derniers mois, il fait aussi partie des organisations derrière la grande manifestation pour l’environnement du 27 septembre.

Mercredi soir, le collectif a signifié, sur Facebook, que la présence du ministre caquiste Benoit Charette, n’était pas la bienvenue, car le programme de la Coalition avenir Québec va à l’encontre des objectifs de la marche.

«Vous êtes responsable, autant que les gouvernements qui vous précèdent, de la crise dans laquelle nous sommes actuellement. Votre gouvernement ne s’enligne aucunement pour mettre en place les mesures qui sont nécessaires pour limiter le réchauffement climatique à 1,5C», peut-on lire dans le message du collectif.

La planète s’invite au Parlement a ajouté que le développement du troisième lien à Québec, le projet gazier GNL Québec ou «le terminal maritime de kérosène pour alimenter des aéroports ontariens» sont des projets qui vont à l’encontre des exigences du «consensus scientifique pour éviter la catastrophe climatique.»

«À moins que vous teniez à manifester contre vous-mêmes?» a ajouté le collectif.

Le ministre Benoit Charette avait indiqué mardi qu’il se joindrait éventuellement aux marcheurs, «si l’agenda devait le permettre».

Le député de Bourget, le caquiste Richard Campeau, devrait lui aussi représenter le gouvernement à la marche.

Quant au premier ministre Legault, il a confirmé mercredi qu’il ne participera pas au rassemblement, au grand dam des partis d’opposition.

Le gouvernement a rejeté deux motions de l’opposition reliées à la marche contre la crise climatique.

L’opposition libérale, par la voix de la députée Marie Montpetit, invitait notamment le premier ministre à participer à la marche et à la «Climate Week» à New York, de même qu’à «reconnaître que le réchauffement climatique représente l’une des principales menaces pour l’économie du Québec».

L’autre motion, déposée par Québec solidaire, allait dans le même sens et a subi le même sort.

Santé

Alcool et drogues: 65 jeunes hospitalisés chaque jour au Canada

MONTRÉAL - Une hospitalisation sur 20, chez les jeunes de 10 à 24 ans, était attribuable aux problèmes liés à l’usage d’alcool ou de diverses drogues en 2017-2018, indique l’Institut canadien d’information sur la santé.

Dans sa plus récente étude, l’Institut révèle qu’il y a alors eu 23 580 séjours à l’hôpital chez les jeunes de 10 à 24 ans, soit un taux de 5 pour cent de tous les séjours à l’hôpital chez ces jeunes Canadiens.

C’est l’équivalent de 65 jeunes hospitalisés chaque jour au Canada, a précisé en entrevue Christina Lawand, chercheure principale à l’Institut.

Les «substances» prises en compte sont l’alcool, le cannabis, les opioïdes, les benzodiazépines, la cocaïne, la méthamphétamine et les autres, comme les solvants, hallucinogènes et produits inconnus.

Par province

Les résultats varient considérablement par province. La situation est particulièrement problématique dans les Territoires du Nord-Ouest et au Nunavut, qui ont «des taux qui sont près de cinq fois plus importants que la moyenne canadienne», a souligné Mme Lawand.

On parle ici d’un taux de 1755 par tranche de 100 000 habitants pour les Territoires du Nord-Ouest et de 1095 par 100 000 habitants pour le Nunavut. À titre de comparaison, on parle d’un taux de 364 par 100 000 habitants pour l’ensemble du Canada.

Le Québec se situe sous la moyenne canadienne, avec un taux de 354 par 100 000 habitants, le Nouveau-Brunswick à 392 et la Nouvelle-Écosse à 260.

«Les provinces de l’Ouest sont généralement plus affectées que les provinces de l’Est», a noté la chercheuse Lawand.

Elle l’explique par des tendances historiques et certains facteurs socio-économiques comme la pauvreté. Par exemple, dit-elle, il est connu que les jeunes en région rurale sont plus susceptibles d’avoir des problèmes liés à l’utilisation de ces substances que les jeunes en milieu urbain, puisqu’il y a plus de services d’aide et de programmes de prévention en milieu urbain.

Santé mentale

La chercheuse s’inquiète du lien entre l’hospitalisation chez ces jeunes qui ont eu des problèmes après avoir consommé drogues et-ou alcool et les problèmes de santé mentale. Il peut s’agir de schizophrénie, de troubles psychotiques, de troubles anxieux, de troubles de l’humeur ou affectifs, par exemple.

«On voit que 70 pour cent des jeunes qui sont hospitalisés suite à l’utilisation d’une drogue ou de l’alcool sont aussi traités pour un problème de santé mentale. Et c’est une proportion environ deux fois plus élevée que pour les adultes qui sont hospitalisés suite à l’utilisation d’une substance», a-t-elle relevé.

Elle rappelle que cette étude de 2017-2018 date d’avant la légalisation du cannabis au pays.

Fait à noter, c’est le cannabis, suivi de l’alcool, qui entraîne la majorité des hospitalisations en raison des problèmes causés par l’utilisation de ces «substances» étudiées.

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Justice et faits divers

Un voleur de véhicule déjoué par un couple à Saguenay

Le Jonquiérois Martin Bolduc a été formellement accusé de vol qualifié d’un véhicule, de possession de métamphétamine et d’évasion, jeudi matin, au Palais de justice de Chicoutimi. L’homme de 42 ans, qui était en libération conditionnelle, a tenté de voler une camionnette, mercredi soir, à Shipshaw, mais les propriétaires du véhicule ont contrecarré ses plans.

Mercredi soir, Martin Bolduc se serait glissé dans un véhicule qui était stationné dans l’entrée d’une résidence du chemin Saint-Léonard, à Shipshaw. Mais au moment où il partait avec la camionnette, la propriétaire de celle-ci est montée à bord, du côté passager, pour empêcher le présumé voleur de prendre la fuite. Martin Bolduc, surpris, aurait alors assené plusieurs coups au visage de la femme, avant d’immobiliser l’engin. 

Martin Bolduc aurait ensuite pris la fuite à pied, mais le conjoint de la dame s’en serait mêlé. Le présumé voleur a été rattrapé puis maîtrisé par l’homme. Le couple a fait appel aux policiers, qui ont arrêté le malfaiteur sur place. Au moment de son arrestation, les agents ont retrouvé des comprimés de métamphétamine sur lui.

Lors de sa comparution, jeudi en fin d’avant-midi, Martin Bolduc avait des contusions au visage, mais il n’a pas été possible de savoir si elles avaient été causées par l’altercation de la veille. 

Le Jonquiérois était en libération conditionnelle au moment des faits. D’ailleurs, un mandat d’arrestation avait été lancé contre l’homme, qui avait quitté la maison de transition où il logeait depuis sa sortie de prison sans avertir les responsables. C’est pour cette raison qu’en plus de faire face à des accusations de vol qualifié d’un véhicule et de possession de métamphétamine, Martin Bolduc est accusé de s’être évadé d’une garde légale. 

Les intérêts de Martin Bolduc sont représentés par Me Julien Boulianne, qui a reporté l’enquête sur remise en liberté au 27 septembre prochain. 

Musique

Céline Dion rayonne à Québec [PHOTOS]

CRITIQUE / Tout juste sortie d’une résidence de spectacles à Las Vegas qui aura duré 16 ans et trois ans après son dernier passage au Centre Vidéotron, une Céline Dion rayonnante a lancé mercredi à Québec sa tournée mondiale «Courage», la première entièrement conçue sans son grand complice, René Angélil, décédé au début 2016.

«C’est la première fois que je m’implique autant dans la création d’un spectacle. Avant, j’avais un partenaire qui était pas pire là-dedans. Ce soir, j’aimerais tellement ça qu’il soit fier de moi et de toute l’équipe autour», a déclaré la vedette. Celle-ci s’est avouée nerveuse et s’est souvent montrée émue lors de cette première, présentée après deux semaines de répétitions à l’amphithéâtre, aussi bondé qu’enthousiaste pour ce nouveau rendez-vous. 

«C’est presque devenu une tradition de commencer une tournée ici. Ce n’est pas vraiment une superstition, c’est parce que ça commence bien! On a vécu ensemble de grandes émotions et de beaux souvenirs. Je ne sais pas vous autres, mais moi, ils sont toujours présents ici», a aussi confié la diva en montrant son cœur. 

Avec trois nouveaux extraits de l’album Courage attendu le 15 novembre dévoilés le matin même — dont Lying Down et la pièce-titre (victime d’un faux départ mercredi soir) —, Céline Dion avait du neuf à offrir à ses fans. En français et en anglais, elle n’a pas non plus été avare de ses succès. Bien loin de là. 

Dans une forme éclatante (la vidéo nous montrant ses prouesses de ballerine a de quoi impressionner), la chanteuse a offert une prestation vocale sans faille. Si le sportif «anymore!» du succès All By Myself s’est mérité une assourdissante ovation, l’ensemble du programme de près de deux heures et construit en multiples facettes a de nouveau prouvé à quel point Céline est une pro et combien la machine scénique sur laquelle elle règne (14 musiciens et trois choristes sous la direction de Scott Price) peut s’avérer redoutable. Qu’on adhère ou pas au personnage ou à son répertoire, il faut une bonne dose de mauvaise foi pour le nier.

Tantôt solennelle (dans Encore un soir, S’il suffisait d’aimer ou L’amour existe encore, où les cordes ont été mises à contribution), tantôt enlevante (avec I’m Alive, qui rate rarement son effet ou cette Regarde moi bien cuivrée), tantôt plus sensuelle (dans la bien nommée Tous les blues sont écrits pour toi), tantôt party animal (dans un medley dansant incluant la nouvelle Flying on My Own à un bouquet de reprises, dont Another One Bites the Dust de Queen et Kiss de Prince), Céline n’a pas ménagé ses munitions. Rien pour décevoir ses admirateurs, qui se sont manifestés de bruyante manière. 

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Actualités

Jusqu’au 6 novembre pour trouver un acheteur pour Groupe Capitales Médias

La recherche officielle d’un acheteur pour Groupe Capitales Médias commence lundi et se terminera le 6 novembre. Et ce n’est pas nécessairement le plus offrant qui obtiendra les six quotidiens régionaux dont Le Soleil, affirme le syndic.

Le comptable Christian Bourque du syndic PricewaterhouseCoopers a expliqué en Cour supérieure mercredi le plan de sauvetage pour le groupe de presse. Groupe Capitales Médias a fait appel à la Loi sur la faillite et l’insolvabilité le 19 août et le gouvernement du Québec a consenti un prêt de 5 millions $ pour permettre le maintien des opérations le temps qu’un repreneur se manifeste. Jusqu’à présent, une douzaine d’entreprises ont communiqué avec le syndic. La liste de ces entreprises a été présentée à la Cour dans une enveloppe scellée.

À partir du 23 septembre et jusqu’au 17 octobre, les acheteurs pourront envoyer leur avis d’intention et accéder aux informations financières après avoir signé une entente de confidentialité. Ils auront ensuite jusqu’au 25 octobre pour présenter une offre. Ces offres seront ensuite analysées. L’offre jugée optimale sera présentée à la Cour supérieure le 6 novembre, date de la prochaine audience.

Christian Bourque de PricewaterhouseCoopers a expliqué que plusieurs critères entreront en ligne de compte pour l’analyse des offres. L’acquéreur ne sera pas nécessairement le plus offrant, précise M. Bourque. «Il y a plusieurs autres critères.»

Parmi ces critères, le nombre d’emplois qui seront maintenus et l’impact de l’acquisition sur la concentration de presse dans une région.

Le juge Daniel Dumais de la Cour supérieure a indiqué qu’il approuverait formellement au cours des prochaines heures le processus et l’échéancier.

Des fonds jusqu’à la mi-novembre

Après trois semaines passées à surveiller les finances de Groupe Capitales Médias, le comptable Christian Bourque estime que les prévisions budgétaires permettent toujours de publier les six journaux jusqu’à la mi-novembre.

Les revenus publicitaires du groupe sont toujours en baisse (9 %), note le séquestre, mais les revenus de tirage sont stables. Depuis trois semaines, les dépenses ont connu des baisses, qui sont temporaires, constate Christian Bourque.

Le juge Daniel Dumais a demandé au syndic un état de situation sur les régimes de retraite des employés passés et présents de GCM. 

Christian Bourque a confirmé qu’en date du 31 décembre 2018, les régimes de retraite avaient un surplus de 5 millions $ sur un actif total de 225 millions $.

Mais dans une hypothèse de faillite et de terminaison des régimes, où les sommes seraient placées dans des obligations à faible rendement, le déficit actuariel serait de 65 millions $, soit une perte de 25 % pour les membres.

Affaires

Couche-Tard veut être un incontournable dans le marché du cannabis

Alimentation Couche-Tard veut être l’un des «acteurs incontournables» dans le marché nord-américain du cannabis et compte se servir du Canada, où la consommation de cette substance à des fins récréatives est légale, pour atteindre cet objectif.

Mais le savoir-faire développé par l’exploitant de dépanneurs et de stations-service échappera au Québec, où les ventes s’effectuent par l’entremise de la Société québécoise du cannabis, a déploré le fondateur et président exécutif du conseil d’administration de Couche-Tard, Alain Bouchard, mercredi, au cours d’une entrevue en marge de l’assemblée annuelle des actionnaires qui se déroulait à Laval.

«Je crois que c’est dommage pour le Québec parce que cette expertise s’en ira à l’extérieur du Québec, a-t-il dit, aux côtés du président et chef de la direction du détaillant, Brian Hannasch, et du chef de la direction financière, Claude Tessier. Lorsque nous allons déployer un réseau aux États-Unis ou toute autre expérience en sol américain, cela se fera depuis l’extérieur du Québec.»

Dans le passé, l’homme d’affaires avait dénoncé à plus d’une reprise les incursions du gouvernement dans le secteur du commerce de détail et critiqué la Société des alcools du Québec pour son monopole.

Incapable de percer le marché québécois du cannabis, la multinationale a plutôt décidé de se tourner vers Fire & Flower, en investissant dans ce détaillant albertain dans le cadre d’une transaction qui pourrait lui permettre, à terme, d’acquérir une participation majoritaire dans cette société. Cela s’ajoute à son partenariat déjà en vigueur avec le géant canadien du cannabis Canopy Growth entourant l’exploitation de boutiques privées.

Les États-Unis dans la mire

Même si le marché du cannabis récréatif en est encore à ses balbutiements, Couche-Tard désire faire ses classes afin de mettre sur pied une stratégie prête à être déployée ailleurs, où la réglementation le permet, a expliqué M. Bouchard.

«C’est encore tout petit, a-t-il lancé. Nous allons apprendre de cela et je crois vraiment que nous pouvons réussir.»

L’entreprise a bien entendu les yeux tournés vers les États-Unis, où la consommation récréative est légale dans 13 États, mais elle doit prendre le temps de bien connaître les règles du jeu, a expliqué M. Hannasch, qui croit que Couche-Tard est bien outillée en matière de vente de produits soumis à un âge minimal.

Couche-Tard a déjà commencé à vendre des produits au cannabidiol — un des composés du cannabis — dans certains de ses établissements aux États-Unis et en Irlande.

«C’est un peu le Far West, mais je crois que nous avons une place dans ce marché, a souligné M. Hannasch. Mais ce n’est que le début.»

D’ici 2023, la multinationale souhaite doubler son résultat avant intérêts, impôts et amortissements (BAIIA), qui a été d’environ 4 milliards $ l’an dernier. Elle n’a toutefois pas identifié la marijuana comme un vecteur de croissance dans son plan stratégique en raison des nombreuses incertitudes réglementaires.

M. Hannasch n’a pas caché que le marché de la marijuana récréative pourrait toutefois faciliter la tâche de la société, qui exploite actuellement un réseau d’environ 16 000 points de vente au Canada, aux États-Unis, en Europe, en Amérique latine, en Asie ainsi qu’au Moyen-Orient.

Actualités

Groupe Capitales Médias: l’édition du lundi continue

Groupe Capitales Médias (GCM) n’arrêtera pas d’imprimer l’édition du lundi de ses journaux. Si cette option a été étudiée pour réduire les coûts de l’entreprise, elle «a été rejetée», indique Stéphane Lavallée, président exécutif par intérim de GCM.

Cette idée a été évoquée en mêlée de presse mercredi par le ministre de l’Économie Pierre Fitzgibbon, qui souhaite «étirer» le plus possible le prêt de 5 millions $ octroyé à GCM, le temps que ces journaux trouvent un ou des repreneurs. 

«On peut arrêter d’imprimer le lundi par exemple, on peut faire des choses. Il y a des services qu’on pourrait se départir temporairement. Mais il faut pas faire des choses qui vont mettre en péril une structure qu’un repreneur voudrait avoir. C’est très délicat», commente M. Fitzgibbon. 

À l’heure actuelle, l’entreprise a les fonds nécessaires pour poursuivre ses activités jusqu’à la mi-novembre. Le ministre Fitzgibbon se dit «confiant» que son gouvernement n’aura pas à réinjecter de l’argent dans GCM pour assurer une transition vers un nouvel acheteur. 

«S’il y a des choses qu’on peut couper, qui vont faire qu’on va rallonger la période pour s’assurer qu’on ait une concomitance avec une offre, je pense que ce serait désirable», a-t-il soutenu. 

Retourner toutes les pierres

Stéphane Lavallée assure qu’il est actuellement au travail pour réduire les coûts de GCM et augmenter ses revenus. «Depuis un mois, ce qu’on fait, avec les équipes, c’est de retourner toutes les pierres», indique-t-il. 

L’idée de couper l’édition papier du lundi a été étudiée, mais M. Lavallée indique que c’était difficile de le faire en quelques semaines. «C’est pas le genre d’opération qu’on peut improviser. On a convenu qu’il vaut mieux remettre ça entre les mains des futurs acquéreurs.»

M. Lavallée assure qu’il «gère de façon très serrée» l’argent prêté par le gouvernement du Québec. Les rencontres entre éditeurs des journaux ont lieu par vidéoconférence, afin d’éviter des frais de transport. Le coût de l’abonnement aux journaux sera également augmenté au cours de l’automne et une campagne de souscription volontaire au contenu en ligne des journaux est en cours. Cette campagne a déjà rapporté 90 000 $ à l’entreprise. 

Arrivé à la barre de GCM le 19 août, M. Lavallée croit aux chances de réussite de cette transition. «J’y crois plus que ce que je croyais il y a un mois», dit-il. 

Pierre Fitzgibbon a quant à lui souligné qu’«il y a beaucoup de personnes qui sont intéressées» à racheter ces médias d’information. Il aimerait avoir toutes les offres en main le 27 octobre, afin de pouvoir prendre une décision. Le programme gouvernemental d’aide aux médias écrits sera annoncé quelques semaines plus tôt. 

Si le ministre ne peut garantir que les 350 employés de GCM, dont l’auteure de ces lignes, pourront conserver leur emploi, il indique qu’aucune suppression de poste n’est prévue à court terme. «Notre objectif, c’est d’assurer une pérennité aux six journaux.» 

Fonds de pension

La question du fonds de pension des employés de GCM a rebondi au Salon bleu mercredi. Le député du Parti québécois Sylvain Gaudreault a présenté une motion pour que l’Assemblée nationale demande à Retraite Québec de déclencher une enquête pour comprendre les causes du déficit actuariel de 65 millions $ du régime de retraite des employés de Groupe Capitales Médias. 

M. Gaudreault souhaitait que l’impact du transfert en 2015 du fonds de pension de Gesca, une filiale de Power Corporation, vers Groupe Capitales Médias soit étudiée et que des pistes de solution soient identifiées. Sa motion n’a toutefois pas été acceptée par le gouvernement de la Coalition avenir Québec. 

Justice et faits divers

Un homme de Québec aurait été drogué à son insu au Festival de Saint-Tite

Un séjour plaisant au Festival western de Saint-Tite a vite tourné au cauchemar pour Laurie Picard et son copain, Francis Martineau. Ce dernier s’est retrouvé à l’hôpital, il ne pouvait plus se tenir debout. Quelqu’un de malhonnête aurait glissé de la drogue dans son verre.

«En l’espace de quelques minutes, Francis n’était plus capable de parler et plus capable de marcher. J’ai essayé de le ramener à l’auto parce que je pensais qu’il avait trop bu, mais Francis n’a jamais perdu la carte sur l’alcool et il avait consommé seulement quelques verres. On ne s’est jamais rendus à l’auto, il est tombé sur la tête, il a commencé à être malade et c’est là que les ambulanciers l’ont pris en charge», raconte Mme Picard.

La jeune femme de 19 ans a dénoncé la situation sur sa page Facebook à son retour à Québec. Sa publication a récolté plus de 1000 commentaires et a été partagée près de 4500 fois. 

«Dans ma publication, plusieurs autres victimes ont commenté que ça leur est arrivé aussi. Et plusieurs personnes m’ont écrit en privé. Mon but c’est de sensibiliser les gens à ça, ça peut arriver à tout le monde, autant les garçons que les filles. Il faut surveiller son verre et prendre soin de ses amis.»

À l’hôpital, le médecin de Francis, qui est âgé de 26 ans, lui a confirmé que son état n’avait pas été causé par une trop forte consommation d’alcool. Comme Francis n’a pris aucune drogue lors de la soirée, le couple originaire de Québec a vite deviné ce qui s’était passé.

«J’ai commencé à refaire le film dans ma tête et j’ai réalisé que son état a empiré vraiment vite et que ce n’était pas normal. Les ambulanciers ont vite compris aussi la situation. Je n’aurais jamais pensé que ça arriverait au festival», ajoute Mme Picard. 

Francis ne serait pas le seul à s’être retrouvé à l’hôpital samedi soir, après sa soirée au Festival de Saint-Tite. D’autres festivaliers ont raconté une histoire similaire sur les réseaux sociaux, dont deux jeunes filles de 18 ans de Joliette qui disent avoir été droguées sans le savoir.

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«Tu vas me dire qu’on a gagné le million? »

Quand, tard le soir du 14 septembre dernier, Raymond Poulin s’est pointé dans la chambre à coucher et a demandé à sa conjointe Francine Tremblay si elle dormait. La dame lui a demandé sur un «ton sarcastique» s’ils avaient gagné le million. Elle avait vu juste.

Le couple d’Estriens a mis la main sur le lot garanti de 1 000 000 $ au tirage du Lotto 6/49 du 14 septembre. Le couple a célébré l’événement mardi avec plusieurs membres de la famille au siège social de Loto-Québec.

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Une famille se partage 1 M$

M. Poulin joue au Lotto 6/49 depuis que cette loterie existe, rapporte la société d’État. Il ne se couche jamais sans avoir vérifié ses billets.

Le soir du 14 septembre, vers minuit, il a remarqué que le lot garanti avait été gagné au Québec. Il a donc bien noté les résultats pour les comparer avec son billet.

L’heureux gagnant est ensuite allé rejoindre sa conjointe dans la chambre en lui demandant : « Tu ne dors pas? » 

Mme Tremblay lui a répondu avec sarcasme: « Je suppose que tu vas me dire qu’on a gagné le million? »  

Ce à quoi Raymond il a simplement répondu «oui».

Par la suite, le couple chanceux a vérifié le billet une bonne vingtaine de fois avant de se faire à l’idée.  Les gagnants étaient accompagnés d’une quinzaine de membres de la famille pour recevoir leur précieux chèque au siège social de Loto-Québec.

M. Poulin et Mme Tremblay ont plusieurs projets en tête, notamment un voyage en train à travers le Canada et un autre en Italie. Ils prévoient tout de même prendre leur temps avant de faire des choix.

Pour sa part, le détaillant vendeur, Dépanneur Le Deauvillois  de Sherbrooke, recevra une commission de 10 000 $, soit l’équivalant à 1 % du gain.

Loto-Québec ne dévoile pas le lieu de résidence de ses gagnants, mais on convient que dans la grande majorité des cas les clients achètent leurs billets de loterie dans leur voisinage.

Vidéo fournie par Loto-Québec.

Affaires

Tim Hortons: fini les burgers sans viande au Canada [VIDÉO]

TORONTO — Tim Hortons retirera ses produits de «viande» de protéines végétales dans des milliers de ses restaurants canadiens, à peine trois mois après les avoir ajoutés à son menu.

La société mère de la chaîne de cafés, Restaurant Brands International (RBI), a indiqué qu’elle retirait des menus de tous ses restaurants les hamburgers garnis de boulettes du producteur de protéines végétales Beyond Meat. Pour leur part, les sandwichs de petit-déjeuner avec saucisses végétales ne seront désormais offerts qu’en Colombie-Britannique et en Ontario, en raison de la «réaction positive» des clients de ces provinces.

Cette décision n’est pas surprenante compte tenu de la spécialisation première de Tim Hortons, soit la vente de café et de beignes, mais c’est un revers pour le producteur californien Beyond Meat, a souligné Sylvain Charlebois, professeur en distribution et politique alimentaire à l’Université Dalhousie, à Halifax.

«Une mauvaise nouvelle»

«Je vois cela comme une mauvaise nouvelle pour Beyond Meat, absolument, car cela pourrait nuire à la marque au Canada. Tim Hortons n’est pas un petit joueur», a-t-il noté lors d’une entrevue.

La décision de Tim Hortons, qui semble s’appuyer sur les volumes de ventes, pourrait indiquer que Beyond Meat atteint un niveau de saturation sur le marché canadien, après avoir été adopté par les restaurants A&W et largement offert dans les supermarchés, a-t-il indiqué.

«Nous sommes toujours à l’écoute de nos clients et testons une grande variété de produits à travers le pays», a affirmé dans un courriel la porte-parole de la chaîne, Jane Almeida.

«Comme pour toute offre d’une durée limitée, nous pourrions explorer la possibilité de proposer de nouveau le produit dans d’autres provinces à une date ultérieure, en fonction des commentaires des clients.»

Tim Hortons a annoncé en mai qu’elle testerait ses trois sandwichs Beyond Meat pour le petit-déjeuner dans certains restaurants.

En juin, la société a annoncé que ces produits seraient déployés dans les quelque 4000 restaurants Tim Hortons du pays, avant d’ajouter en juillet qu’elle proposerait également des hamburgers garnis de boulettes Beyond Meat.

La société n’avait alors fait aucune mention du fait que ces nouveaux produits étaient offerts pour une durée limitée.

Cependant, lors de la conférence téléphonique sur les résultats financiers du deuxième trimestre, le mois dernier, le chef de la direction de RBI, Jose Cil, avait laissé entendre que ces produits n’étaient peut-être pas un ajout permanent au menu de la chaîne.

«Nous avons examiné le hamburger Beyond Meat ainsi qu’une sorte d’offre à durée limitée pour voir la réaction (des clients), et nous sommes encouragés par certains de leurs comportements», a-t-il affirmé, selon la transcription de la téléconférence publiée par la société de données financières Refinitiv.

«Mais en fin de compte, nous sommes vraiment une entreprise de café et de pâtisseries avec une très bonne offre de sandwichs avec des soupes et d’autres produits qui vont de soi pour nos restaurants, et nous allons continuer à travailler là-dessus.»

Selon Mme Almeida, le Beyond Burger continuera à être offert pour une durée limitée partout au pays, sans donner davantage de précisions. Les sandwichs de petit-déjeuner seront offerts jusqu’à épuisement des stocks hors de la Colombie-Britannique et de l’Ontario.

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Arrivée d'un nouvel éléphant au Zoo de Granby [VIDÉO]

Le Zoo de Granby pourra poser un nouveau geste pour la conservation des éléphants d’Afrique. Visée par un projet de reproduction avec le mâle Tutume, une femelle éléphant nommée Thandi est arrivée mardi en provenance du Pittsburgh Zoo’s International Conservation Center.

Installée dans une remorque spécialisée pour ce type de transport, l’éléphante a fait la route par voie terrestre, accompagnée de deux membres de l’équipe du Zoo de Pittsburgh, a annoncé le jardin zoologique de Granby mercredi. 

Thandi a d’ailleurs eu droit à un comité d’accueil lors de son arrivée. Plusieurs membres de l’équipe de soins animaliers se sont réunis pour assister à ce moment. « C’est vraiment important pour nous et nous sommes très enthousiastes de l’arrivée de cette femelle-là », lance le directeur des soins animaliers au Zoo, Karl Fournier. 

« Quand le Zoo a décidé de réinvestir dans les installations de ses éléphants en 2006, c’était justement pour poursuivre nos efforts de conservation, autant en milieu zoologique qu’en nature. On voulait avoir un groupe d’éléphants au Zoo pour promouvoir le côté social de l’espèce, mais aussi participer à la préservation de la génétique en faisant de la reproduction », ajoute-t-il. 

Le Zoo a toutefois dû patienter quelques années avant que ce projet puisse se concrétiser. Mais l’opportunité s’est présentée avec Thandi, 28 ans et dotée d’une « excellente génétique », est-il précisé. Elle rejoint ainsi Sarah, une femelle de 36 ans, et Tutume, un mâle de 20 ans. Celui-ci est arrivé à Granby en provenance du Zoo de Berlin en 2013. 

Comme Sarah n’a jamais connu la maternité, une première gestation à son âge pourrait entraîner des complications pour elle ou le petit, souligne le Zoo de Granby. 

Longue gestation

Karl Fournier fait valoir que le taux de natalité des éléphants n’est pas très élevé, car la gestation, qui s’étire sur 22 mois, est très longue.

 « Pour cette raison, ce n’est pas aussi facile d’en acquérir qu’on pourrait le penser. C’est un dossier de longue haleine. On y travaillait depuis quelques années. Il y a un beau partenariat qui s’est offert à nous avec le Zoo de Pittsburg. Ils sont venus il y a quelques mois voir nos installations et ils ont été surpris par tout le travail qu’on fait avec nos éléphants », dit le directeur des soins animaliers. 

Thandi est, pour le moment, sous observation par le personnel des soins animaliers du Zoo de Granby, en collaboration avec leurs collègues américains, dans des espaces distincts. Elle devrait être mise en contact au cours des prochains jours avec les autres pachydermes du Zoo. Les visiteurs pourront à leur tour voir Thandi dans le parc extérieur des éléphants d’ici quelques semaines.

Karl Fournier affirme que l’arrivée de Thandi s’est faite « dans les règles de l’art ». « Elle était très calme lorsqu’elle est sortie de la remorque. Elle a exploré un peu et a mangé des branches », explique-t-il. 

Le comportement de Tutume et de Sarah sera aussi évalué au cours des prochains jours. Comme le matriarcat prévaut chez les éléphants, Sarah, étant plus âgée, pourrait « prendre le lead » du trio, avance M. Fournier. 

Selon lui, Thandi est de nature calme, curieuse et collaborative lors de ses entraînements biomédicaux quotidiens. La nouvelle dynamique pourrait s’installer sans trop de heurts. Mais les premières interactions entre les deux femelles seront observées de près. 

En nature 

Le Zoo de Granby travaille aussi à la conservation des éléphants en nature depuis 2015. Il collabore ainsi avec le personnel du Parc national de Campo Ma’an, au sud du Cameroun, pour la protection des pachydermes en périphérie du parc. 

Valérie Michel, une technicienne en soins animaliers du Zoo, s’est d’ailleurs rendue en sol africain au cours des derniers mois, pour une deuxième année consécutive, afin d’aider à comprendre et à solutionner les conflits entre humains et éléphants. 

Selon le Zoo de Granby, il y aurait plus d’éléphants tués par braconnage que de naissances chez l’éléphant d’Afrique, « ce qui signifie que les populations ne peuvent que reculer à moyen terme », est-il précisé par voie de communiqué. 

« L’Union international pour la Conservation de la nature estime qu’il reste entre 420 000 et 650 000 éléphants d’Afrique à l’état sauvage : ils étaient près de 20 millions au début du XXe siècle », est-il aussi relevé.

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Affaires

Couche-Tard veut être un incontournable dans le marché du cannabis

LAVAL - Alimentation Couche-Tard veut être l’un des «acteurs incontournables» dans le marché nord-américain du cannabis et compte se servir du Canada, où la consommation de cette substance à des fins récréatives est légale, pour atteindre cet objectif.

Mais l’expertise qui sera développée par l’exploitant de dépanneurs et de stations-service échappera au Québec en raison de la mainmise de l’État sur la vente de la marijuana, a déploré le fondateur et président exécutif du conseil d’administration de Couche-Tard, Alain Bouchard, mercredi, au cours d’une entrevue, en marge de l’assemblée annuelle des actionnaires qui se déroulait à Laval.

Incapable de percer le marché québécois, la multinationale a plutôt décidé de se tourner vers Fire & Flower, en investissant dans ce détaillant albertain, ce qui pourrait lui permettre d’acquérir à terme une participation majoritaire dans cette société.

Cela s’ajoute à son partenariat déjà en vigueur avec le géant canadien du cannabis Canopy Growth entourant l’exploitation de boutiques privées.

Même si le marché du cannabis récréatif en est encore à ses balbutiements, Couche-Tard désire faire ses classes afin de mettre sur pied une stratégie prête à être déployée ailleurs, où la réglementation le permet, a expliqué M. Bouchard, aux côtés du président et chef de la direction du détaillant, Brian Hannasch, et du chef de la direction financière, Claude Tessier.

L’entreprise a bien entendu les yeux tournés vers les États-Unis, où certains États ont assoupli les règles à l’égard de la marijuana, mais elle doit prendre le temps de bien connaître les règles du jeu, a expliqué M. Hannasch, qui croit que Couche-Tard est bien outillée en matière de vente de produits soumis à un âge minimal.

Couche-Tard a déjà commencé à vendre des produits au cannabidiol (CBD) - un des composés également présents dans le cannabis - dans certains de ses établissements aux États-Unis et en Irlande.

Entreprise dans cette dépêche: (TSX:ATD.B)

Santé

Un premier cas de maladie respiratoire liée au vapotage signalé en Ontario

TORONTO — Les autorités médicales de London, en Ontario, ont signalé mercredi le cas d’un adolescent qui a souffert d’une maladie pulmonaire grave après avoir vapoté sur une base quotidienne.

Il s’agirait du premier cas de maladie respiratoire sévère liée au vapotage à être confirmé au pays.

Le Bureau de santé de Middlesex-London précise que le jeune patient s’est retrouvé sous respirateur artificiel aux soins intensifs, mais qu’il a depuis obtenu son congé de l’hôpital.

Le médecin-hygiéniste de cette unité de soins intensifs, Christopher Mackie, affirme que toute autre cause potentielle de ce trouble respiratoire, comme un cancer ou une maladie affectant son système immunitaire, a été étudiée et écartée.

«Le seul problème identifié est que l’individu fumait des cigarettes électroniques», explique le docteur Mackie.

Santé Canada a récemment averti les vapoteurs de surveiller l’apparition de symptômes tels que la toux, l’essoufflement, la fatigue, la diarrhée, le vomissement et les douleurs à la poitrine. Le ministère fédéral a également demandé aux professionnels de la santé de poser des questions à leurs patients sur leur utilisation de cigarettes électroniques et de leur demander s’ils ont des problèmes respiratoires.

Les responsables de la santé des États-Unis enquêtent sur des centaines de cas de problèmes respiratoires graves chez les personnes utilisant des appareils de vapotage. Ils ont enregistré 380 cas pour le moins probables, dont six décès.

Certains chercheurs américains pointent du doigt l’acétate de vitamine E, un agent épaississant utilisé dans les produits de vapotage qui peut causer des pneumonies lorsqu’il est inhalé.

Les autorités provinciales se mobilisent

Le cas de l’adolescent de London a été rapporté quelques heures seulement après que la ministre ontarienne de la Santé, Christine Elliott, eut ordonné à tous les hôpitaux publics de la province de signaler les cas de pneumopathie grave liée au vapotage.

La ministre s’est dite de plus en plus préoccupée par les conséquences possibles du vapotage sur la santé, en particulier chez les jeunes, mais les données disponibles dans la province sont insuffisantes pour comprendre le problème et consulter des experts sur des pistes de solution.

Une porte-parole de la ministre a déclaré que le cas de l’adolescent rapporté mercredi «souligne l’importance de collecter ce genre de données auprès des hôpitaux pour aller de l’avant et trouver des solutions fondées sur les preuves».

L’Alberta a également commencé à exiger que ses professionnels de la santé rapportent les cas suspects en vertu de la loi provinciale sur la santé publique.

Le ministère de la Santé de la Colombie-Britannique a pour sa part indiqué la semaine dernière qu’il se préparait à s’attaquer à cet enjeu, notamment par la sensibilisation, afin de réduire le nombre de jeunes qui se tournent vers le vapotage.

En Nouvelle-Écosse, le médecin-hygiéniste en chef dit qu’il a commencé à contacter informellement les unités de soins intensifs et les experts en troubles respiratoires à travers la province, à la recherche de cas similaires à ceux rapportés aux États-Unis.

Les six victimes américaines avaient toutes atteint l’âge adulte et certaines avaient des problèmes pulmonaires préexistants ou des conditions qui les rendaient plus fragiles. Les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies aux États-Unis ignorent s’il s’agit d’un phénomène nouveau ou s’il vient à peine d’être mis en lumière.