La réalisatrice Mimi Tremblay (à droite) en enregistrement de balado pour Bromont art public avec l’historienne autodidacte Diane Potvin.
La réalisatrice Mimi Tremblay (à droite) en enregistrement de balado pour Bromont art public avec l’historienne autodidacte Diane Potvin.

Bromont célèbrera son patrimoine par l’art public

«La culture, c’est ce qu’il restera de nous après.» En ces temps «où la réalité nous rattrape», comme il le dit, Michel Bilodeau se permet d’être philosophe.

Le conseiller municipal de Bromont estime qu’il faut des projets culturels ambitieux pour faire contrepoids aux épreuves, un discours que n’aurait pas renié Winston Churchill.

C’est pourquoi il était fier, à l’assemblée de ville de lundi soir, de présenter le projet Bromont art public, qu’il parraine et qui se mettra en branle u début de l’automne, la pandémie ayant retardé les plans.

Au menu: oeuvre d’art, balados, exposition photo et courts-métrages mettant en vedette le patrimoine bâti et naturel de la ville à flanc de montagne.

«Ça sera du beau matériel culturel qui pourra être bonifié à l’avenir», dit M. Bilodeau, qui était derrière le défunt Festival du chocolat et aujourd’hui responsable des dossiers culturels. «À Bromont, la culture prend de plus en plus de place.»

Avec Bromont art public, seule notre curiosité, toutefois, prendra du poids avec les activités concoctées par l’équipe culturelle de la Ville, Caroline Couture, Christine Rossignol et Ève Panneton, qui y travaille depuis plus d’un an.

De l’éphémère au grégaire

Les rénovations en cours au centre culturel St-John serviront d’abord à créer l’«oeuvre d’art éphémère». La palissade de vinyle entourant les travaux sera peinte et aménagée par une douzaine de jeunes artistes soutenus par les mentors Christian Battuz, Marc Serre, Catherine Orer et Rachel Grenon.

Quand elle ne sera plus utilisée, elle ne sera plus utile, c’est une lapalissade de le dire... La clôture sera donc démantelée pour être recyclée en sacs réutilisables. Preuve supplémentaire qu’à Bromont rien ne se perd, rien ne crée, tout est pris en main.

Des balados intitulés «Les murs ont des oreilles» et animés par la réalisatrice Mimi Tremblay permettront pour leur part d’aborder l’aspect humain de la nature et de l’architecture sous la forme de discussions avec des citoyens, historiens, artistes et architectes. Tandis que des courts-métrages «qui arpenteront l’ensemble du paysage de Bromont» seront offerts avec la collaboration des mémoires vivantes Laurent Dusseau et Diane Potvin.

Finalement, la rue Shefford, l’artère principale sans en avoir le nom, ainsi que la bibliothèque municipale seront le théâtre, en 2021, d’une exposition collective de six photographes qui chasseront «avec leur oeil» le patrimoine bromontois dans son infini petit et son immensément grand.

Bromont art public profite d’un budget de 90 000 $ dont la moitié est allouée par le ministère de la Culture du Québec, dans le cadre d’une entente de développement culturel.