Alexandre Bissonnette a réagi vendredi à la tuerie dans deux mosquées en Nouvelle-Zélande.

Bissonnette se dit «très affecté» par la tuerie en Nouvelle-Zélande

Le tueur de la Grande Mosquée de Québec, Alexandre Bissonnette, se dit «très affecté» par la tuerie en Nouvelle-Zélande et est «particulièrement troublé du fait que son nom soit associé à cette attaque».

À l’heure du midi vendredi, les avocats de Bissonnette ont fait parvenir un communiqué au nom de leur client détenu.

«M. Bissonnette ne cherche en aucun temps à être imité, ni à servir de modèle à quiconque voudrait perpétrer un acte de violence ou voudrait suivre ses traces», écrivent Me Charles-Olivier Gosselin et Me Jean-Claude Gingras.

LIRE AUSSI :

Le nom de Bissonnette associé à la tuerie en Nouvelle-Zélande

Tuerie en Nouvelle-Zélande: la communauté musulmane de Québec sous le choc

Au moins 49 morts dans l'attaque de deux mosquées en Nouvelle-Zélande

Mosquées de Nouvelle-Zélande: le tireur a diffusé l'attaque en direct

Attaque dans deux mosquées en Nouvelle-Zélande: «horrifiant», s'insurge Trudeau

Rappelons que le nom de Bissonnette a été inscrit par le tireur sur une arme et sur un chargeur utilisés lors de la tuerie de vendredi matin dans une mosquée de Christchurch en Nouvelle-Zélande. D’autres noms de tireurs figurent sur l’arme.

Dans le communiqué, on peut aussi lire que «M. Bissonnette regrette profondément les actes qu’il a commis et souhaite que toute personne vivant des problèmes ou des difficultés en parle et aille chercher de l’aide, chose qu’il n’a pas réussi à faire adéquatement». «Rien ne justifie de commettre de tels actes de violence envers autrui», ajoutent les avocats, au nom de leur client.

Alexandre Bissonnette, 29 ans, a été condamné à une peine de prison à perpétuité sans possibilité de faire une demande de libération conditionnelle avant 40 ans pour six meurtres au premier degré et des tentatives de meurtre sur 40 personnes réunies pour la prière au Centre culturel islamique de Québec.

Ses avocats, tout comme le Directeur des poursuites criminelles et pénales et la Procureure générale du Québec, ont porté la décision sur la peine en appel.

Dans le communiqué en réaction à la tuerie en Nouvelle-Zélande, les avocats de Bissonnette précisent que les démarches d’appel «visent un débat juridique et non à minimiser d’une quelconque manière la gravité des gestes qu’il a commis le 29 janvier 2017».