Kathleen Keller

Beau parcours des Canadiennes à la Coupe du monde de rugby à 13

L’équipe nationale féminine a impressionné en se rendant en demi-finale de la Coupe du monde du rugby à 13, en Australie. La formation locale y a vaincu les Canadiennes, mais pas avant que celles-ci fassent grand bruit, surtout grâce à une victoire de 22-8 contre la Papouasie-Nouvelle-Guinée, à Sydney.

«L’équipe [canadienne] existe depuis quelques mois et on a battu un pays où le rugby est le sport national», s’est réjouie Kathleen Keller dans un échange de textos avec Le Soleil. «Les paris étaient à sept contre un contre nous pour ce match, tout le monde disait qu’on perdrait par au moins 19 points.»

Malheureusement pour l’athlète de Québec et ses coéquipières, il n’y avait pas d’affrontement pour la médaille de bronze dans ce tournoi. Dommage, car «une victoire contre l’Angleterre aurait été tout à fait possible», a écrit l’ancienne étoile du Rouge et Or de l’Université Laval.

Il s’agit d’une première présence canadienne dans cette compétition de rugby à 13, un sport qui propose des règles un peu différentes des mieux connues rugby à 15 et à 7. Ce qui a demandé un ajustement pour les joueuses des Ravens — le nom de la formation —, toutes issues des disciplines plus classiques. «D’ici quatre ans, je pense que le programme pourrait grandir, et on peut s’attendre à quelque chose de vraiment bien à la prochaine Coupe», indique Keller, ce qui laisse supposer l’objectif d’une place en finale, voire d’un triomphe.

La tâche s’annonce toutefois colossale, car les superpuissances du sport ont sans surprise été dominantes. L’Australie a écrasé le Canada 58-6 en demi-finale, dimanche, et la Nouvelle-Zélande en avait fait autant (50-4) en ronde préliminaire. Les deux formations de l’Océanie s’affronteront d’ailleurs en finale.

Keller, 29 ans, a été choisie sur l’équipe nationale malgré de nombreuses embûches sur son parcours, dont trois déchirures du ligament croisé antérieur, blessure au genou qui exige des mois de réhabilitation.