Ricardo s’installera dans l’ancien espace de Simons. Le détaillant occupera un local de 9000 pieds carrés.

Après Québec, Ricardo regarde pour Ottawa et Toronto

Alors que l’encre sur le contrat annonçant l’ouverture de l’enseigne RICARDO Boutique + Café aux Galeries de la Capitale est à peine sèche, le chef Ricardo regarde déjà pour faire des petits du côté d’Ottawa et de Toronto.

Lundi matin, la direction du centre commercial de Lebourgneuf et l’homme d’affaires ont confirmé, comme le révélait Le Soleil au début du mois de mars, qu’une boutique Ricardo installera ses pénates dès novembre dans l’ancien espace de Simons. Elle occupera un local de 9000 pieds carrés. L’investissement devrait avoisiner les 2 millions $.

«On cherchait un endroit à Québec depuis deux ans. On pensait même être capable d’ouvrir notre magasin dans la capitale avant celui de Laval», indique le chef Ricardo. «Je tenais à avoir un emplacement avec une terrasse. C’est le fun de pouvoir manger à l’extérieur. [...] Je ne suis pas un gars très asphalte. J’ai proposé de mettre des vignes et des arbres fruitiers à l’extérieur. Le centre commercial a aimé mon idée», poursuit-il.

Il s’agira de la première boutique d’accessoires de cuisine pour Ricardo à Québec. Et la troisième de l’entreprise RICARDO Media à voir le jour après Saint-Lambert et Laval.

Le nouveau commerce comprendra un café de 90 places assises ainsi qu’une terrasse pouvant accueillir plus de 50 personnes. Il offrira également aux consommateurs des plats pour emporter. Environ 60 emplois seront créés.

Pour Ottawa et Toronto, Ricardo veut ouvrir ses magasins d’ici quatre ans. Il magasine déjà des locaux.

«Avec Québec, nous allons maintenant couvrir nos trois marchés principaux [au Québec]», fait valoir l’homme d’affaires. «Ottawa et Toronto, c’est dans notre ligne de mire. On regarde pour trouver le bon endroit. Je vais visiter des lieux et j’essaie actuellement de comprendre le marché. Il y a beaucoup d’espaces pour grandir du côté du Canada anglais», poursuit celui dont la ligne d’articles de cuisine est vendue dans plus de 600 magasins au pays.

Des négociations seraient aussi en cours pour ouvrir un café dans Le Capitole de Québec. Ce dernier est actuellement fermé pour rénovation. 

Marché urbain

Quant au local de 46 000 pieds carrés qu’occupait Simons dans les Galeries de la Capitale, il sera transformé en marché urbain avec deux restaurants, notamment celui de Ricardo. Le second local sera composé d’un espace cuisine réservé aux démonstrations, aux ateliers et aux conférences liées à l’univers de l’alimentation. 

L’ouverture de cette nouvelle aile, inspirée des grands marchés européens, est prévue pour l’automne 2019. L’investissement devrait dépasser les 10 millions $.

Les consommateurs pourront y retrouver plusieurs produits, entre autres des viandes, des poissons, des fruits de mer, des fromages, des épices, des huiles et des produits fins. 

Au cours des prochains mois, L’épicier Marché Adonis, spécialisé dans les aliments méditerranéens, devrait aussi annoncer officiellement son arrivée. Il s’installera dans l’ancien local de 45 000 pieds du Sears Décor. L’ouverture est programmée pour l’hiver 2018-2019.  

Depuis 2014, les copropriétaires du centre commercial, le Groupe Oxford et l’Office d’investissement du Régime de pensions du Canada, ont investi plus de 230 millions $ afin de moderniser l’établissement de Lebourgneuf.  

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POUR UNE TAXE AMAZON ET CIE

Tout comme l’homme d’affaires Peter Simons, le chef Ricardo souhaite que les gouvernements mettent un terme à l’inégalité fiscale qui règne  entre les détaillants locaux et les géants numériques, comme Amazon.

«L’histoire des taxes, cela me fait chier royalement. Je ne peux pas croire que nous n’avons pas encore l’équité fiscale», déplore au Soleil Ricardo. «Je comprends le combat de Peter Simons et de Christiane Germain. Il faut s’adapter, mais il faut que la bataille soit égale. Ce n’est pas juste pour nous autres au Québec et au Canada. Il va falloir un jour prendre des décisions. Ce n’est pas vrai que les gouvernements peuvent arrêter d’en parler. C’est leur travail de trouver des solutions. Il n’y a rien de plus juste qu’une taxe sur le commerce», poursuit-il.