Frej Haj Messaoud restera détenu au moins jusqu’au 3 septembre.

Accusé d’avoir tenté d’immoler son ex par le feu: à l’écart des autres détenus

Le chauffeur de taxi Frej Haj Messaoud, 39 ans, accusé d’avoir immolé son ex-conjointe, restera détenu minimalement jusqu’au 3 septembre.

C’est la date qui a été fixée vendredi matin au palais de justice de Québec pour l’enquête sous remise en liberté de l’homme, qui fait face à des accusations de tentative de meurtre et de voies de fait graves. 

L’avocat de défense Me Alex Savoie a toutefois précisé qu’il n’est pas certain de tenir l’enquête à cette date; l’avocat travaille présentement à trouver des garanties qui rassureront le tribunal, si son client est remis en liberté durant les procédures.

Gardant les yeux baissés, l’accusé, sans antécédent judiciaire, a consenti à ce report de plus de deux semaines.

L’attaque est survenue vendredi soir, rue Arago, dans la basse-ville de Québec. Frej Haj Messouad aurait aspergé d’essence son ex-conjointe avant d’allumer un brasier. La jeune femme de 27 ans a subi de très graves brûlures sur environ 50 % de son corps. Les jeunes enfants du couple et la mère de la victime ont assisté au drame horrible. 

Frej Haj Messaoud a été arrêté samedi dans un restaurant situé près de l’autoroute 20, à Drummondville.

Sécurité

Le retour à la cour de Frej Haj Messaoud a été l’occasion de comprendre que, pour des raisons de sécurité, il est toujours gardé à l’écart des autres détenus qui transitent au palais de justice.

Avec devant elle encore beaucoup de dossiers à traiter, la juge Réna Émond de la Cour du Québec s’inquiétait du temps que Haj Messaoud prenait à être amené devant elle.

Une agente correctionnelle a alors indiqué que le chauffeur de taxi ne pouvait être gardé avec les autres détenus et qu’il se trouvait dans les cellules au sous-sol du palais de justice, plutôt que dans la section du deuxième étage, juste à côté de la salle d’audience.