Jacques Lefebvre a été accusé d'avoir séquestré une femmes pendant deux mois.

Accusé d’avoir séquestré une femme pendant deux mois

L’homme qui aurait séquestré une femme pendant plusieurs semaines à Sherbrooke sera évalué sur son aptitude à comparaître.

La victime âgée de 36 ans, séquestrée depuis le 15 août, a été libérée de ses griffes tôt mercredi matin.

Après avoir été interrogé par le Service de police de Sherbrooke, Jacques Lefebvre a été amené menottes aux poings, jeudi, au palais de justice de Sherbrooke.

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Des accusations de voies de fait, de voies de fait causant des lésions entre le 1er août et le 16 octobre, de séquestration entre le 15 août et le 16 octobre de même que de menaces de mort sur deux personnes durant la même période ont été portées contre Lefebvre.

Son avocat, Me Benoit Gagnon de l’aide juridique, par l’entremise de Me Caroline St-André, a demandé au juge Serge Champoux de la Cour du Québec que son client soit évalué en psychiatrie légale relativement à son aptitude à faire face aux accusations portées contre lui.

« Les informations me viennent de part et d’autre de la rencontre de Me Gagnon avec son client ainsi que celles avec les enquêteurs au dossier. Ce sont des informations en matière de la santé mentale », a indiqué Me Caroline St-André.

« C’est monsieur qui a appelé les policiers. Il a été amené en psychiatrie pour des propos incohérents », a ajouté la procureure aux poursuites criminelles Me Marie-Line Ducharme.

Deux scènes de crime

Des interdits de contacts avec les victimes alléguées ont été émis. 

« Je sais c’est qui », a indiqué Lefebvre.

« Je veux voir les enquêteurs... », a ajouté l’accusé au tribunal avant d’être interrompu par son avocate.

Le dossier a été reporté au 24 octobre. Des éléments de preuve contenant une vidéo ont été transmis à la défense.

Les policiers se sont rendus sur la rue King-Georges vers 5 h 40 mercredi matin à la suite des propos tenus par la victime alléguée et son ravisseur.

La victime affirme avoir été attachée avec des ty-raps. Ses cheveux ont aussi été rasés et elle aurait été filmée.

La division des enquêtes criminelles a procédé à l’interrogatoire du suspect. Le service d’identité judiciaire du SPS a établi deux scènes de crime, une sur la rue King-Georges et l’autre sur la rue Belvédère Sud.

Lefebvre possède des causes pendantes ainsi que plusieurs antécédents judiciaires.

Trois accusations liées à des bris de conditions ont aussi été portées contre lui.