Abaisser la pression artérielle ajouterait trois années à l’espérance de vie

MONTRÉAL - Les gens qui s’attaquent suffisamment tôt au contrôle de leur hypertension peuvent ajouter jusqu’à trois années à leur espérance de vie, démontre une nouvelle analyse d’une étude réalisée en 2015.

Cette étude, la «Systolic Blood Pressure Intervention Trial», avait indiqué qu’une réduction de la pression artérielle en deçà des cibles habituelles pouvait réduire le taux de mortalité de 27 pour cent chez les individus les plus à risque de maladies cardiovasculaires.

Quelque 9000 adultes âgés de plus de 50 ans y avaient participé.

L’étude avait été accueillie avec enthousiasme par la communauté médicale, mais ses conclusions demeuraient difficiles à comprendre - et à traduire en termes concrets dans la vie de tous les jours - par le commun des mortels.

Des chercheurs de l’hôpital Brigham and Women’s ont donc décidé d’en analyser les données à l’aide de méthodes fondées sur l’âge. De telles méthodes sont fréquemment utilisées dans d’autres domaines, comme pour évaluer les bienfaits individuels à long terme d’un nouveau traitement contre le cancer, mais moins souvent dans l’étude des maladies cardiovasculaires.

Si tous les sujets chez qui la pression systolique avait été abaissée à 120 mm Hg ou moins continuaient à prendre leurs médicaments antihypertenseurs pour le reste de leurs jours, ont-ils conclu, ceux qui avaient entamé leur traitement à l’âge de 50 ans ajouteraient 2,9 années à leur espérance de vie.

La différence serait de 1,1 année pour les sujets de 65 ans et de neuf mois pour les sujets de 80 ans.

Les conclusions de cette étude ont été publiées par le journal médical JAMA Cardiology.