Des patients se présentent à la SQDC sur la recommandation de leur médecin ou avec une ordonnance de celui-ci.

À la SQDC pour avoir du cannabis... à des fins médicales

Non, ce n’est pas à la Société québécoise du cannabis (SQDC) qu’on peut se procurer du cannabis à des fins médicales. Le Collège des médecins a jugé bon de faire ce petit rappel après qu’il eût été porté à son attention que des patients se présentaient à la SQDC sur la recommandation de leur médecin ou avec une ordonnance de celui-ci dans le but d’obtenir du cannabis à des fins thérapeutiques.

«Ceci pose un réel problème puisque la SQDC n’a pas le mandat de conseiller les patients d’un point de vue médical sur le cannabis, ni de servir des ordonnances en ce sens. Dans ce contexte, il semble impératif de rappeler qu’il existe deux voies distinctes pour obtenir du cannabis», écrit le secrétaire du Collège des médecins, le Dr Yves Robert, dans un message publié sur le site Internet de l’ordre professionnel.

Le Dr Robert rappelle que l’accès à du cannabis à des fins médicales est régi par une loi et une réglementation fédérales, alors que l’accès à du cannabis à des fins récréatives est encadré par une règlement provincial. Pour qu’un patient puisse se procurer du cannabis à des fins thérapeutiques, un médecin doit préalablement l’avoir évalué et avoir établi que le cannabis constituait un traitement approprié pour lui, précise-t-il. 

«Concrètement, le médecin qui souhaite prescrire du cannabis pour des besoins médicaux doit fournir une ordonnance au patient et transmettre cette même ordonnance à tout producteur autorisé [par le gouvernement fédéral] identifié par le patient. Le patient peut également mentionner au médecin qu’il souhaite plutôt s’inscrire à Santé Canada pour produire lui-même son cannabis. Dans un tel cas, l’approvisionnement se fera en semences de cannabis auprès d’un producteur autorisé. Toutes ces démarches se font donc auprès du gouvernent fédéral et d’aucune manière, dans une ou l’autre des succursales de la SQDC», rappelle le secrétaire du Collège des médecins.

Le Dr Robert insiste : «Il est important de comprendre que la SQDC n’est pas un distributeur autorisé de cannabis à des fins médicales. Ses employés sont des conseillers en vente de cannabis récréatif. Ils ne sont pas des professionnels de la santé autorisés à délivrer du cannabis sur ordonnance ou à conseiller la clientèle sur l’usage du cannabis dans un contexte thérapeutique.»