6 millions$ pour la recherche appliquée en foresterie [VIDÉO]

Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs versera 6 millions $ au cours des deux prochaines années pour appuyer la recherche appliquée en foresterie, a annoncé le ministre Pierre Dufour, mercredi, lors du colloque Carrefour Forêt 2019, qui a lieu cette semaine au Centre des congrès de Québec.

L’argent servira à accorder des contrats de recherche dans cinq universités (Laval et quatre antennes régionales de l’Université du Québec), à hauteur de 5 millions $. Et, nouveauté cette année, «une somme de 1 million $ est accordée à deux centres collégiaux de transfert technologique (CCTT)», a indiqué M. Dufour.

Auparavant, ces sommes étaient accordées uniquement à des chercheurs universitaires. Les CCTT seront chargés de projets plus courts «d’expérimentation et d’essais en forêt», a précisé le ministre. Dans tous les cas, il s’agira de recherche très appliquée, qui tentera par exemple de trouver des usages à certaines parties des arbres dont l’industrie ne sait pas quoi faire à l’heure actuelle. 

L’enveloppe précédente du MFFP pour les contrats de recherche était de 4,5 millions $ sur deux ans, et avait financé en tout ou en partie une trentaine de projets. L’annonce de mercredi constitue donc une augmentation de 1,5 million $ au total, dont un demi-million pour les universités.

«Cela va permettre de consolider ce qui se fait déjà, mais aussi d’innover, de lancer de nouvelles recherches», s’est réjoui le recteur de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, Denis Martel. «Au cours des deux dernières années, on a réussi à multiplier dans certains cas ces argents-là, en allant chercher d’autres contributions.»

Selon M. Martel l’usage de fonds publics pour appuyer des recherches industrielles très appliquées se justifie aisément. «Il faut savoir que l’industrie embarque dans le financement elle aussi. Alors ça donne un effet de levier à l’argent public. Et il y a aussi un impact pour le public parce qu’on parle de vitalisation et d’occupation du territoire, on parle d’emploi, on parle d’une économie qui fonctionne bien. Alors il y a un juste retour des choses qui se fait, je pense», a-t-il indiqué.