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Quelque 325 bateaux ont pris le départ samedi à l’aube pour une 146e saison de mise à l’eau des cages de homard aux Îles-de-la-Madeleine.
Quelque 325 bateaux ont pris le départ samedi à l’aube pour une 146e saison de mise à l’eau des cages de homard aux Îles-de-la-Madeleine.

325 homardiers madelinots prennent la mer pour une 146e saison

Johanne Fournier
Johanne Fournier
Collaboration spéciale
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La mise à l’eau des cages de homard a été lancée samedi aux Îles-de-la-Madeleine pour une 146e saison au signal des fusées éclairantes de Pêches et Océans Canada. Malgré le vent prévu plus tard dans la journée, les quelque 325 homardiers ont quitté les neuf quais de l’archipel à 5h du matin dans la brume. Si les pêcheurs sont toujours impatients de prendre le large, l’espoir d’une saison prometteuse les rend encore plus fébriles.

Les Madelinots se comptent toujours par plusieurs centaines à venir assister à l’événement qui, avec une programmation d’activités dans l’archipel, est prétexte à la fête. «C’était une belle mise à l’eau, raconte Yann-Philippe Poirier qui pêche le homard avec son père Robert, capitaine du navire La Chouette II. Je n’ai pas entendu dire qu’il y avait eu des problèmes. Le vent était quand même assez calme, mais c’était humide. Il y avait une espèce de petite brume et c’était froid pour le corps. On ne craint pas vraiment la brume parce qu’on a des appareils assez sophistiqués pour détecter les bateaux. Ce n’est pas vraiment un problème. Mais, c’est sûr que ça diminue quand même un peu la vision des bateaux autour. Il faut travailler au ralenti.»

Le pêcheur de homard madelinot Yann-Philippe Poirier s’attend à une excellente saison de pêche, tant sur le plan du volume que du prix reçu au débarquement.

Un total de 88 725 cages

Chaque capitaine possède 273 casiers, ce qui représente 88 725 cages pour l’ensemble des Îles. L’an dernier, 6 095 tonnes du fameux crustacé ont été débarquées à quai, comparativement à 5 393 tonnes l’année précédente. Le prix d’achat au débarquement a cependant été un peu moindre pour la dernière saison que pour celle de 2019.

Avec le capitaine et un aide-pêcheur, Yann-Philippe Poirier a pris le large du secteur de L’Étang-du-Nord avec un premier chargement de casiers à 5h, pour revenir vers 7h30 chercher les 90 autres restants. «On fait ça en deux voyages pour charger de façon plus sécuritaire.» Les trois hommes ont terminé leur journée de travail vers 11h. Comme il est interdit de pêcher le lendemain de la mise à l’eau des casiers, l’équipage de la Chouette II retournera en mer pour les lever lundi. Les consommateurs pourront donc retrouver le roi des crustacés dans leur assiette dès le début de la semaine prochaine.

Augmentation du volume et du prix

Le Madelinot de 26 ans anticipe une augmentation du volume de homard qui devrait compenser celui qu’il devra remettre à l’eau. «Je m’attends à remettre pas loin de 3 000 livres à l’eau, prévoit Yann-Philippe Poirier. Tous les spécimens qui ont une carapace inférieure à 83 mm, on les remet à l’eau et, avec une nouvelle mesure de cette année, tous les homards qui ont une carapace supérieure à 145 mm, on les remet aussi à l’eau. C’est une mesure qui est appliquée en Gaspésie et qui sera maintenant aussi appliquée aux Îles. C’est pour remettre les plus gros géniteurs dans l’eau et les femelles oeuvées aussi.»

Le jeune pêcheur de L’Étang-du-Nord s’attend aussi, cette saison, à un prix record. Il espère recevoir aux alentours de 8$ la livre au débarquement. «Je m’attends à un volume de homard similaire à l’an dernier et à un prix record. Ça devrait être une très belle saison de pêche!»