3 M$ pour protéger les affluents du fleuve Saint-Laurent

Ils existent depuis plus de 15 ans, mais n’ont jamais eu assez d’argent pour passer à l’action. Les organismes de bassins versants du Québec pourront désormais se partager 3 millions $ sur deux ans afin de mieux protéger leurs cours d’eau.

Le ministre délégué aux Affaires maritimes Jean D’Amour était de passage à Québec lundi pour annoncer cette subvention, qui provient du nouveau Fonds bleu, apparu au dernier budget du gouvernement. 

«Je veux qu’on ait le fleuve le plus propre et le plus rentable économiquement au monde», a lancé M. D’Amour. Mais pour ce faire, il faut agir à la source des problèmes de sédimentation ou de pollution, croit-il. 

L’argent servira entre autres à protéger les rives des rivières qui alimentent le fleuve, à travailler dans leurs embouchures et à restaurer des populations de poissons.

L’argent servira entre autres à protéger les rives des rivières qui alimentent le fleuve, à travailler dans leurs embouchures et à restaurer des populations de poissons.

Rivière Beaurivage

Russel Gilbert, président du Comité de bassin de la rivière Chaudière, a par exemple l’intention de présenter un projet pour assainir la rivière Beaurivage, à Lévis, en collaboration avec les agriculteurs. «C’est le seul endroit sur la rivière Chaudière où on est au jaune pour la qualité de l’eau», explique-t-il. 

La ministre de l’Environnement Isabelle Melançon avait déjà annoncé il y a quelques semaines qu’elle doublait le budget accordé aux organismes de bassins versants du Québec. M. D’Amour explique que son annonce est complémentaire, car l’argent qui provient du ministère de l’Environnement permet seulement aux organismes d’exister; d’avoir les fonds nécessaires pour rédiger leurs plans directeurs. 

Le nouveau programme, appelé Affluents maritimes, leur permettra de réaliser les projets qui sont actuellement dans les cartons. Il devrait combler les besoins du Regroupement des organismes de bassins versants du Québec (ROBVQ), qui se chargera de répartir la somme entre ses 40 organismes membres, qui emploient 200 personnes. «On peut faire un bon bout de chemin avec ça [...] C’est amplement pour l’instant», se réjouit John Husk, premier vice-président du conseil d’administration du ROBVQ. 

Pour le ministre D’Amour, il s’agit d’un «premier montant», qui pourra être ajusté. «Je ne ferme pas la porte à ce que dans l’avenir, nous puissions en ajouter à ces enveloppes financières». 

M. D’Amour affirme que le Parti libéral du Québec a l’intention de présenter, lors de la campagne électorale cet automne, une suite à la Stratégie maritime qui a débuté il y a 3 ans.