Les dirigeants de Mecan-Hydro, Philippe Dufresne, Stéphane Côté et Louis-Philippe Granger, planchent sur un projet qui permettrait de tripler la capacité de production de l’entreprise.

25 bougies et un projet d’usine pour Mecan-Hydro

Les affaires roulent pour Mecan-Hydro. L’entreprise s’apprête à célébrer son 25e anniversaire à l’un des plus importants événements dans le secteur de l’hydroélectricité et elle planche sur un projet qui lui permettrait de tripler sa capacité de production.

« On est rendu là. On fait des agrandissements tous les ans et on joue à Tetris pour relocaliser nos opérations. Cet été, on voulait embaucher des stagiaires pour combler certains postes durant les vacances, mais on n’a pas d’espace. On est en train de faire des bureaux à la cafétéria. On a atteint la limite de notre espace. On a aussi des problèmes de stationnement », a fait valoir mercredi le vice-président de l’entreprise, Louis-Philippe Granger.

Selon lui, Mecan-Hydro a entrepris des discussions avec la Ville de Granby pour acquérir le terrain voisin de son usine de la rue du Luxembourg. L’investissement lié à ce projet n’a pas été chiffré, alors que les plans sont encore en élaboration.

Si tout se déroule comme prévu, la construction de la nouvelle usine pourrait être lancée l’an prochain. Avec tous les défis que cela représente, souligne M. Granger, des embauches (soudeurs, mécaniciens et autres) devront être réalisées, dans la foulée. Actuellement, près de 50 personnes travaillent pour l’entreprise spécialisée dans l’ingénierie, la fabrication et l’installation d’équipements de mécanique lourde pour les centrales hydroélectriques de petite et moyenne envergure.

« On voit qu’il y a un marché de réhabilitation (des centrales et des barrages) qui s’en vient. On veut augmenter notre capacité de production et notre capacité de levage pour pouvoir faire de plus grosses pièces », explique Louis-Philippe Granger.

Contrats

« On entend qu’il y a beaucoup de barrages qui doivent être revus pour des raisons de sécurité ou à cause de leur âge. Donc, il va y avoir des évacuateurs, des barrages qui vont être refaits. On veut se préparer. Il y a aussi d’autres secteurs où on est moins présents, comme les écluses et les eaux usées pour les grandes municipalités, à développer », ajoute le vice-président de l’entreprise.

Actuellement, Mecan-Hydro réalise environ 80% de ses contrats au Canada. « On a déjà eu du 50/50, avec les États-Unis. Mais on a eu de beaux mandats dernièrement en Ontario, au Québec, en Saskatchewan et en Nouvelle-Écosse. Tout ça nous tient pas mal occupés », affirme Louis-Philippe Granger.

L’expertise de Mecan-Hydro a été mise à profit dans la réfection du barrage du lac Boivin, à Granby. L’entreprise a notamment conçu et installé la vanne à bascule de l’ouvrage.

Anniversaire

Fondée en 1994, Mecan-Hydro célèbre par ailleurs son 25e anniversaire d’activité cette année. La direction de l’entreprise a décidé de marquer le coup dans le cadre de l’événement Hydro Vision International, qui se déroulera la semaine prochaine à Portland, dans l’État de l’Oregon.

Il s’agit d’un des événements les plus importants dans le domaine et l’entreprise granbyenne y est présente chaque année depuis plus d’une décennie. Quatre autres entreprises de Granby, de même que l’organisme Granby Industriel seront aussi sur place.

Mecan-Hydro occupera cette année un kiosque un peu plus grand et s’offrira une visibilité assurée avec un mur d’écrans qui projetteront des vidéos. Clients et différents partenaires d’affaires de l’entreprise seront aussi conviés à un rassemblement sur un bateau, en marge de l’événement, pour célébrer le quart de siècle d’existence de l’entreprise, explique Louis-Philippe Granger.

Les représentants de la PME granbyenne profiteront aussi d’Hydro Vision International pour échanger avec des consultants, des donneurs d’ordre et des entrepreneurs généraux. Des contrats peuvent émaner de ce type d’événement. Mais dans ce marché, la patience est de mise, alors que les processus peuvent être longs, affirme Louis-Philippe Granger. « À partir de la première touche, ça peut durer cinq ans avant d’avoir le contrat », glisse-t-il.