Affaires

Amazon envisage d’ouvrir 3000 magasins sans caissier

WASHINGTON - Amazon envisage d’ouvrir jusqu’à 3000 magasins sans caissiers aux États-Unis d’ici 2021 pour rivaliser avec les commerces de proximité et les sandwicheries, a rapporté Bloomberg News mercredi soir, de source proche du dossier.

Selon cette même source, le PDG d’Amazon Jeff Bezos cherche encore le meilleur format pour ces nouvelles boutiques.

Le groupe pourrait néanmoins adopter le modèle «AmazonGo» qu’il a lancé en 2016 à Seattle avec une boutique sans caissier.

Depuis, il a ouvert deux magasins sur le même principe dans cette ville et un autre à Chicago.

Les clients utilisent une application sur leur téléphone pour entrer dans le magasin en scannant leur appareil pour activer un tourniquet.

Ils peuvent ensuite choisir parmi une sélection de sandwiches, de boissons ou de collations puis quittent le magasin sans passer par la caisse.

Des détecteurs perçoivent ce que les consommateurs ont choisi et les facturent automatiquement, rapporte Bloomberg.

Sur le contenu, les magasins AmazonGo pourraient proposer des plats fraîchement préparés et quelques produits de consommation courante comme le fait par exemple la chaîne japonaise 7-Eleven populaire en Asie et aux États-Unis.

Mais les magasins pourraient se contenter d’être un point de vente de sandwiches, salades ou plats cuisinés pour que les consommateurs puissent manger quelque chose sur le pouce.

Actualités

Jean Béland, le boss des maths

390 divisé par 8. Êtes-vous en mesure de calculer le résultat de cette équation sans utiliser de calculatrice ? Jean Béland, oui. Et sans aucun problème, à part ça. Le Granbyen de 45 ans a remporté les trois épreuves du premier Championnat canadien de calcul mental, le 15 septembre dernier.

Additionner dix nombres à deux chiffres, multiplier deux nombres à deux chiffres et diviser un nombre à trois chiffres par un nombre à un chiffre, et ce, le plus souvent possible : voilà ce que Jean Béland a réalisé en cinq minutes au championnat qui s’est déroulé à Montréal et simultanément à Toronto et Vancouver.

Actualités

Des maisons sur d'anciens dépotoirs

TROIS-RIVIÈRES — Votre maison a-t-elle été bâtie sur un site qui serait potentiellement contaminé? C’est la question que Marie-Claude Génie souhaite que les Québécois se posent, après avoir répertorié des milliers de sites contaminés un peu partout au Québec, dont plusieurs dizaines aux quatre coins de la Mauricie et du Centre-du-Québec. L’ancienne avocate et courtière immobilière espère maintenant changer les réflexes auprès des courtiers immobiliers et des acheteurs qui magasinent une maison.

«Je souhaite changer nos mœurs. C’est bien de procéder à l’inspection de la maison, mais il faut aussi poser des questions sur le terrain. Il y a de plus en plus de propriétaires au Québec qui perdent leur investissement parce que leur maison se retrouve sur un site contaminé», constate-t-elle. Un outil qu’elle vient de mettre en place sur le web, immoproof.ca, répertorie l’ensemble des sites contaminés par le biais de sept bases de données, tant au provincial, au fédéral qu’à l’Office national de l’énergie, la Régie du bâtiment du Québec et la Ville de Montréal, et permet aux futurs acheteurs ou propriétaires actuels un premier diagnostic de leur terrain dans un rayon de 200 mètres de la résidence.

Affaires

Les syndiqués de TVA rejettent l’offre patronale

Les syndiqués de TVA à Montréal ont rejeté par une faible majorité l’offre de leur employeur alors qu’ils étaient réunis mercredi soir en assemblée générale, à l’aube du déclenchement d’une possible d’une grève.

Ils se sont prononcés dans une proportion de 51,4 % contre l’offre globale et finale déposée mardi par la direction à ses 830 travailleurs, membres du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), affilié à la FTQ.

Ceux-ci sont tant des journalistes que des techniciens, caméramans, monteurs, réalisateurs, employés de bureau et autres, qui travaillent à Montréal.

Les syndiqués se sont déjà dotés d’un mandat de moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée, à compter du 22 septembre, soit samedi.

Par voie de communiqué, le syndicat affirme souhaiter retourner à la table de négociation immédiatement.

«Il y a moyen d’éviter un conflit, estime le SCFP. Nous pensons qu’une entente est à notre portée. On attend l’appel du côté patronal.»

Recours aux briseurs de grève

Les syndiqués demandent d’ores et déjà aux partis politiques de ne pas collaborer avec la station ni de franchir des lignes de piquetage si un conflit de travail éclate durant la présente campagne électorale.

Ils soulignent que le travail serait alors effectué par des cadres, mais également par des travailleurs de remplacement, aussi appelés briseurs de grève.

La pratique est interdite par le Code du travail du Québec, mais autorisée par le Code canadien du travail qui régit les employés des stations télévision, un secteur d’activité fédéral.

«On demande aux politiciens de respecter les valeurs du Québec et de ne pas encourager une pratique antisyndicale», a déclaré le conseiller syndical Réal Leboeuf.

Le coeur du litige porte sur la protection des emplois, et non sur les salaires. Le SCFP veut contrer les abolitions de postes et le transfert des emplois de TVA vers d’autres filiales de TVA ou de Québecor, comme les studios Mel’s.

La direction de TVA se défend d’agir ainsi lorsqu’elle a la capacité de faire le travail à l’interne. Elle affirme que la convention collective actuelle lui permet de recourir à des producteurs indépendants lorsque cela n’entraîne pas de mises à pied.

Politique

De multiples violations de droits au G7

Les mesures de sécurité entourant la réunion du G7 dans Charlevoix, en juin dernier, ont donné lieu à de multiples violations des droits de la personne et les chefs des partis politiques en campagne sont invités à réaffirmer avec fermeté leur volonté de garantir le droit de manifester.

Le rapport de la mission d’observation du G7 menée par la Ligue des droits et libertés et Amnistie internationale, rendu public mercredi, dresse un constat accablant des mesures de sécurité et de leur effet délétère sur les droits et libertés des citoyens.

Geneviève Paul, porte-parole d’Amnistie internationale, est catégorique : les autorités tant politiques que policières «n’ont pas respecté leurs obligations de protéger et garantir l’exercice de la liberté d’expression et de réunion pacifique, qui comprend le droit de manifester».

«Climat de peur et d’intimidation»

Ainsi, les observateurs notent qu’avant même la tenue du sommet, un «climat de peur et d’intimidation» s’est installé en raison notamment des déclarations du premier ministre Philippe Couillard et de l’annonce de mesures de sécurité colossales, incluant la construction d’un centre de détention qui n’a jamais servi.

«On a même recommandé aux gens de fermer l’air conditionné dans la maison en cas d’épandage de gaz lacrymogène ou de se terrer chez eux», a déploré Mme Paul.

Ce climat a eu «un effet dissuasif» qui a vraisemblablement contribué au fait que les manifestants ont été peu nombreux.

Une fois le sommet amorcé, «les manifestants — pacifiques, il faut le rappeler — se sont retrouvés face à un dispositif policier complètement disproportionné, excessif, injustifié», a-t-elle poursuivi.

Arrestations arbitraires

La mission a documenté une série de violations de droits tout au long de l’événement.

Les quelque 45 observateurs ont ainsi témoigné d’arrestations qu’ils estiment arbitraires et souvent accompagnées d’un recours à la force «totalement injustifié» auprès de personnes qui n’offraient aucune résistance, suivies d’accusations qui n’étaient pas reliées aux motifs d’arrestation.

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) est d’ailleurs sévèrement critiqué pour ces mises en accusation et plus encore pour avoir permis des durées de détention prolongées jusqu’à 60 heures et de s’être opposé à des remises en liberté en attendant la comparution.

Aussi, plusieurs personnes détenues n’ont pu communiquer avec un avocat avant leur comparution.

«Le droit à l’assistance et à la représentation effective et adéquate par avocat a été violé et, évidemment que ça compromet le droit à une défense pleine et entière et le droit à un procès juste et équitable», a noté la porte-parole de la Ligue des droits et libertés, Nicole Filion.

Atteintes à la liberté de presse

Mme Filion a aussi fait état d’atteintes à la liberté de presse.

«Nous avons été témoins du fait que des journalistes ont été pris pour cible par les forces de l’ordre. Des armes ont été pointées directement vers certains d’entre eux; un canon sonore a été utilisé à proximité et même en direction d’un journaliste; certains ont été bousculés à quelques reprises par des policiers et une journaliste a été menacée d’être arrêtée pour entrave», a-t-elle dit.

On parle également de fouilles et de contrôles d’identité abusifs de manifestants, notant que pour procéder à des fouilles, les policiers doivent avoir des motifs raisonnables de croire à une menace à la sécurité, alors que ce n’était pas le cas.

Appel aux politiciens

Amnistie internationale et la Ligue des droits et libertés s’inquiètent du fait que tous les groupes et comités créés pour encadrer et surveiller les mesures de sécurité ont reconnu que les manifestations étaient pacifiques, mais que tant le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, que le groupe de sécurité intégrée qui regroupait les différents corps policiers et les Forces armées canadiennes ont dressé un bilan positif des mesures de sécurité, malgré tous les abus.

«Il faut cesser d’associer manifestation et danger et plutôt valoriser, encourager, soutenir l’exercice de la liberté d’expression comme un droit fondamental et un élément essentiel à toute société démocratique», a martelé Mme Paul.

Les deux organismes réclament des chefs de parti qu’ils se prononcent sur les conclusions de leur rapport et qu’ils expliquent publiquement comment leurs partis entendent protéger et garantir l’exercice du droit de manifester.

Actualités

Deux suspects recherchés pour enlèvement

Une adolescente a eu toute une frousse, mercredi, après avoir été victime d’une tentative d’enlèvement. Si la jeune fille a été retrouvée saine et sauve à Sutton, ses ravisseurs, eux, sont toujours au large.

La Sûreté du Québec recherche activement deux individus qui auraient été impliqués dans la disparition d’une adolescente, signalée plus tôt dans la journée. L’enquête laisse croire que celle-ci aurait été enlevée dans le but d’exiger une rançon à un employé d’une institution bancaire.

Affaires

De nouveaux systèmes de paye pour remplacer Phénix testés sous peu

OTTAWA — Les essais de prototypes pour remplacer le système de rémunération problématique du gouvernement fédéral commenceront dans quelques semaines. Il n’y a toutefois pas encore de date fixée pour le lancement complet d’un nouveau logiciel, a déclaré mercredi le ministre chargé de trouver une solution de rechange à Phénix.

Le président du Conseil du Trésor, Scott Brison, a déclaré qu’il espérait avoir une meilleure idée d’ici le début de 2019 du nouveau système de paye qui sera utilisé.

Mais le gouvernement ne veut pas répéter les erreurs du passé en procédant au remplacement trop rapidement, a ajouté M. Brison lors d’une conférence de presse à Ottawa, mercredi.

Tout nouveau système qui remplacera Phénix devra être entièrement testé et les employés devront être correctement formés pour le faire fonctionner avant son lancement officiel, a-t-il précisé.

L’un des plus grands syndicats fédéraux de la fonction publique, l’Institut professionnel de la fonction publique du Canada, a demandé au gouvernement d’accélérer ses efforts pour trouver des solutions de rechange à Phénix. Les libéraux ont prévu 16 millions $ à cet effet dans leur plus récent budget.

Phénix a causé d’énormes complications à plus de la moitié des fonctionnaires fédéraux du pays, qui ont été surpayés, sous-payés ou pas payés du tout.

M. Brison a dit ignorer combien coûtera le nouveau système de paye.

Selon les estimations, Phénix aura coûté plus d’un milliard de dollars aux contribuables, ce qui comprend le démarrage initial du système et les mesures adoptées depuis pour tenter de résoudre ses problèmes.

Le gouvernement libéral continue d’être empêtré dans l’imbroglio causé par Phénix. Le Centre des services de paye de la fonction publique de Miramichi, au Nouveau-Brunswick, comptait 313 000 fichiers de paye en surplus de sa charge de travail normale en date de 22 août, selon les derniers chiffres disponibles. Le mois précédent, on en dénombrait 316 000.

Actualités

Parcs Canada a gain de cause contre des touristes français

Shawinigan — L’Agence Parcs Canada a eu gain de cause contre des touristes français qui lui réclamaient 781 016,27 $ parce que le tronçon d’un arbre était tombé sur l’un d’eux lors d’une balade au parc national de la Mauricie.

Dans une décision de 23 pages, le juge Jean-François Émond a en effet conclu qu’« une randonnée pédestre dans un sentier en milieu sauvage en plein cœur d’un parc national comporte des risques».

Maison

Matapédia: quand les cordes de bois deviennent des œuvres d'art

MATANE – Un nouveau festival voit le jour dans La Matapédia, le Festival des cordes de bois. Le concept est simple: transformer des cordes de bois en créations artistiques. Lancée à la fin août, l'idée s'est répandue comme une traînée de poudre, tant et si bien que déjà, quelque 125 œuvres, toutes aussi originales ou rigolotes les unes que les autres, ornent les parterres et devantures de maisons de cinq municipalités de La Matapédia.

«C'est un événement festif et rassembleur qui s'adresse à tout le monde, indique l'une des coordonnatrices du Festival, Sylvie Gallant. Ça touche toutes les générations. Les enfants d'une garderie ont tenu à faire une installation, tout comme un monsieur de 92 ans. L'emballement des gens dépasse nos attentes. C'est un tsunami de plaisir et de créativité!»

Actualité

Sauvée des flammes : elle rend hommage à ses sauveteurs

C’est toute la chaîne d’urgence allant des proposés du 9-1-1. aux policiers, aux pompiers en passant par les ambulanciers paramédicaux qu’une dame de 87 ans de Sherbrooke a remerciée dans un émouvant hommage, mercredi, à Sherbrooke.

Suzanne Grenier-McConnell tenait à se présenter devant tous ces gens qui lui ont sauvé la vie en la sortant de l’immeuble en flammes où elle était prise en janvier 2017 sur la rue Félix-Hébert.

Lire aussi: Un article de fumeur à l'origine de l'incendie sur Félix-Hébert

Un incendie force l'évacuation de 150 personnes à Sherbrooke

« Grâce à ces vaillants pompiers, je suis toujours avec vous aujourd’hui. Merci de veiller sur nous jour et nuit », a écrit Suzanne Grenier-McConnell dans une lettre manuscrite qu’elle a remise au Service de protection contre les incendies de Sherbrooke (SPIS).

Le directeur du SPIS, Stéphane Simoneau explique que ces remerciements rejaillissent sur l’ensemble des équipes d’urgence sherbrookois.

« Ce ne sont pas seulement les pompiers qui se rendent aux gens qui permettent de sauver des vies, mais l’ensemble des intervenants d’urgence. Nous n’aurions pas pu atteindre cette dame dans son logement sans l’équipe de protection des pompiers qui était à l’extérieur de l’immeuble, sans les policiers qui nous ont guidés et les proposés du 9-1-1 qui ont relayé l’information. Sans compter les paramédics qui ont réanimé la dame et l’équipe d’urgence au CHUS qui lui a prodigué les soins », signale le directeur Simoneau.