Alimentation

Le nouveau guide alimentaire canadien arrive

OTTAWA — Les Canadiens découvriront mardi matin la nouvelle interprétation que fait Santé Canada d’une alimentation saine, quand la ministre fédérale de la Santé Ginette Petipas Taylor dévoilera à Montréal la version renouvelée du Guide alimentaire canadien.

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Le guide devrait accorder une plus grande place aux protéines de source végétale, ce qui inquiète déjà les éleveurs de bétail et les producteurs laitiers.

Quand Santé Canada a entrepris de réviser le guide il y a quelques années, l’agence fédérale a promis que les changements seraient inspirés non seulement par des experts, mais aussi par les commentaires des Canadiens.

Santé Canada avait précisé qu’elle ne rencontrerait pas de représentants de l’industrie et que le guide ne s’inspirerait pas des recherches de l’industrie alimentaire.

Un document de consultation publié par Santé Canada rappelait que la majorité des Canadiens ne consomment pas suffisamment de fruits, de légumes et de grains entiers. Ils sont nombreux, en revanche, à avaler des boissons très sucrées.

Santé Canada avait aussi indiqué qu’on devait accorder plus d’importance aux aliments de source végétale et riches en fibre. Les Canadiens devraient aussi consommer moins de viande rouge et de gras saturés.

Justice

La vie chamboulée d'une victime battue dans un bar

« Toutes les sphères de ma vie ont été affectées. Ça a amenuisé ma qualité de vie. »

La victime que Kevin Lapointe-Paquette a battue avec Éric Hayes au centre-ville de Sherbrooke en octobre 2017 a témoigné, lundi, au palais de justice de Sherbrooke.

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Techno

Huawei n’est pas seule sur les rangs, préviennent des ministres

OTTAWA — Deux ministres fédéraux ont prévenu lundi que le géant chinois des télécommunications Huawei n’était pas la seule entreprise à pouvoir bâtir les réseaux sans fil de nouvelle génération au Canada, alors que Pékin faisait un pas de côté sur sa menace de «répercussions».

Le ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, et le ministre de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique, Navdeep Bains, répliquaient lundi à l’ambassadeur de Chine au Canada. Lu Shaye a prévenu la semaine dernière, devant la presse à Ottawa, que le gouvernement canadien s’exposerait à des «répercussions» s’il devait interdire à Huawei de fournir du matériel pour ces nouveaux systèmes de communication plus rapides et plus résilients destinés à la téléphonie mobile.

Affaires

Tests pour remplacer Phénix: les fonctionnaires fédéraux appelés à participer

Les fonctionnaires fédéraux sont appelés, ces jours-ci, à tester des logiciels qui pourraient remplacer le fameux système de paie Phénix.

Phénix est ce système de paie dans la fonction publique fédérale, lancé en 2016, qui a connu maints ratés depuis — quelque 156 000 travailleurs trop payés, sous-payés ou pas payés du tout. Le système a aussi entraîné des problèmes avec le prélèvement des cotisations syndicales et dans l’application des conventions collectives qui avaient été signées avec les syndicats.

À la fin de 2018, les coûts du système de paie Phénix avaient été estimés à 1,1 milliard $ en tenant compte du démarrage et des mesures adoptées depuis pour tenter de résoudre les problèmes.

Ces jours-ci, une équipe des ressources humaines et de «paie de la prochaine génération» du gouvernement, baptisée ProGen RH, organise des séances dans plusieurs villes au pays pour permettre aux travailleurs de tester des logiciels de paie qui pourraient remplacer Phénix.

Les séances ont débuté mercredi dernier à Gatineau, puis jeudi et vendredi à Ottawa. Cette semaine, elles reprendront mercredi à Montréal et jeudi à Dartmouth en Nouvelle-Écosse. La semaine suivante, elles auront lieu à Victoria, puis Edmonton, Winnipeg, Gatineau les 4 et 6 février, puis Ottawa les 8 et 11 février.

«On demande ça depuis des décennies. Ce n’est pas simplement avec Phénix, mais avec n’importe quel outil. Pourquoi ne pas consulter les gens qui travaillent avec cet outil-là?» a demandé au cours d’une entrevue avec La Presse canadienne Magali Picard, vice-présidente nationale exécutive de l’Alliance de la fonction publique du Canada.

«Le gouvernement conservateur de Stephen Harper [qui avait pris la décision d’implanter Phénix] n’avait consulté personne. Il avait été de l’avant avec l’achat de cet outil-là. Il n’y avait pas eu de tests faits au préalable par les spécialistes en rémunération ou encore les gens de l’informatique au niveau de la fonction publique fédérale. Et même lorsque ça avait été le temps de transférer les informations, nos membres disaient ‘‘cet outil-là ne fonctionne pas; il y a des rapports de milliers de codes d’erreurs’’. Et personne n’a écouté les travailleurs», a déploré Mme Picard.

L’AFPC, qui au Québec est affiliée à la FTQ, représente 180 000 travailleurs au Canada, dont 80 % des membres sont touchés par des problèmes de paie ou l’ont été.

Dans son budget du 27 février 2018, le ministre des Finances, Bill Morneau, avait prévu une somme de 16 millions $ sur deux ans pour remplacer Phénix et lui trouver une solution de rechange. Phénix a été conçu par l’entreprise privée IBM.

Mme Picard «aimerait dire oui», qu’elle voit la lumière au bout du tunnel, grâce à cette période de tests qui commence. Mais elle prône la prudence.

D’abord corriger Phénix

«La journée qu’un nouvel outil sera prêt à recevoir les 82 000 actions de paie que demande un système pour répondre à la commande, il devra puiser ses informations quelque part. Et la seule banque de données qui existe actuellement, c’est Phénix. Alors oui, on veut bien voir la nouvelle génération, le nouvel outil, comme étant la lumière au bout du tunnel. Mais pour vraiment s’assurer que c’est la lumière au bout du tunnel, ils doivent quand même corriger la banque de données actuelles», donc Phénix, a souligné Mme Picard.

Elle espère que le Conseil du trésor embauchera suffisamment de travailleurs pour mener à bien cette tâche.

Elle réitère d’ailleurs sa volonté de voir les victimes de Phénix indemnisées. «On négocie actuellement au niveau des dommages moraux avec le gouvernement. Ce n’est pas une négociation qui est facile. Il est extrêmement important que chacun des travailleurs de l’État soit dédommagé pour tout ce qu’ils vivent et ont vécu. Les gens peuvent se mettre dans la situation d’un travailleur qui ne sait jamais si oui ou non il aura sa paie, est-ce qu’il aura un trop-payé, est-ce qu’il aura un montant ridicule, 32 $ qui seront déposés, au lieu d’une paie complète? C’est un stress immense pour les familles, les travailleurs», a plaidé Mme Picard.

Justice et faits divers

Cartel de l’essence: les pétrolières et le gouvernement refusent de divulguer plus de preuves

Le Bureau de la concurrence pourrait facilement, plaident les automobilistes, remettre les conversations d’écoute électronique prouvant, selon eux, un cartel de l’essence dans 18 villes, dont Québec et Lévis. Car l’organisme fédéral a déjà écouté toute la preuve pour les poursuites pénales en Estrie.

Les avocats qui mènent le recours collectif déposé par Daniel Thouin et l’Association pour la protection des automobilistes n’auront pas la tâche facile pour obtenir les preuves qu’ils jugent nécessaires à leur dossier.

Les pétrolières, Ultramar en tête, et les détaillants s’opposent à ce que le Bureau de la concurrence remette aux automobilistes la totalité du dossier de l’enquête Octane sur le cartel de l’essence. 

Le Procureur général du Canada (PGC) refuse également, alléguant qu’une telle divulgation impliquerait des coûts entre 4,5 et 5 millions $ pour le gouvernement fédéral. Le juge Bernard Godbout de la Cour supérieure, gestionnaire de l’épineux dossier depuis 2013, a aussi émis des réserves.

«Je suis préoccupé par l’aspect de la partie de pêche, faisait remarquer le juge Godbout. On a compris, des enseignements de la Cour suprême, qu’on pouvait obtenir certains documents même si le gouvernement fédéral n’est pas partie au litige. Par contre, ce qui attire mon attention, c’est la pertinence du document et la proportionnalité de la démarche.»

Dans le cadre du premier recours collectif du cartel de l’essence (Sherbrooke, Victoriaville, Magog et Thetford Mines), la Cour suprême avait ordonné la transcription et la remise aux automobilistes de 6000 conversations d’écoute électronique.

Cette fois-ci, une fois soustraites les transactions de cartes de crédit faites par ligne téléphonique, les automobilistes désirent au bas mot obtenir 130 000 conversations entre employés des pétrolières et des détaillants et avec le centre de fixation des prix de Couche-Tard, à Laval.

Écoute déjà faite

L’avocat représentant les automobilistes, Me Guy Paquette, ne croit pas, contrairement au PGC, qu’un fonctionnaire seul prendrait 44 ans à faire tout le travail de retranscription et de filtrage pour remettre la preuve pertinente aux 18 villes. 

«Les gens du Bureau de la concurrence ont écouté les 130 000 conversations pour pouvoir faire une divulgation de preuve complète aux accusés dans les poursuites pénales», fait valoir Me Paquette.

Le recours collectif intenté par Daniel Thouin vise à dédommager les citoyens qui auraient été victimes de collusion dans le marché de l’essence entre le 1er janvier 2002 et le 30 juin 2006 à Québec, à Lévis, à Rivière-du-Loup, à Montmagny, à Saint-Hyacinthe, à Trois-Rivières, à Saint-Cyrille-de-Wendover, à Princeville, à Lac-Mégantic, à Plessisville, à Drummondville, à Saint-Georges, à Sainte-Marie, à Scott, à Saint-Anselme, à Saint-Patrice-de-Beaurivage et à Vallée-Jonction.

Aucune infraction pénale n’a été portée par le Service des poursuites pénales du Canada pour ces territoires. 

Le premier recours collectif sur le cartel de l’essence en Estrie s’est réglé à l’amiable en 2017. Environ 240 000 personnes ont obtenu des cartes-cadeaux de 50 $ pour des achats dans les stations-service.

Actualités

Le mal mystérieux de Mélody

« J’ai vraiment mal loin, en arrière de mon nombril. » Après des mois d’examens médicaux, d’attente et d’angoisse, Jennifer Côté a finalement su de quoi souffrait sa fillette de trois ans, Mélody. La petite de La Baie est atteinte de la granulomatose septique chronique, une maladie génétique rare qui s’attaque, dans son cas, à son système digestif, mais surtout à ses intestins. Le seul remède est la greffe de moelle osseuse, que la petite devrait subir d’ici quelques semaines, à l’hôpital Sainte-Justine de Montréal.

Mélody a maintenant 3 ans. Elle se plaint de maux de ventre sérieux depuis son tout jeune âge et a toujours eu de la difficulté à aller à la selle. « Quand elle a eu 18 mois, j’ai remarqué du sang dans ses selles. C’était toujours très difficile pour elle d’aller à la toilette et elle avait toujours très mal au ventre. Elle n’avait pas d’énergie », raconte Jennifer Côté, rencontrée lundi après l’heure du souper. Au fil des derniers mois, la maman s’est rendue à plusieurs reprises aux hôpitaux de Chicoutimi et La Baie, où la petite a subi plusieurs examens.

Affaires

Frais d’avocats chez Hydro: 11 M$ à l’interne... 7,8 M$ à l’externe

Malgré le fait qu’Hydro-Québec ait son propre département de services juridiques — une division qui lui a coûté 11 millions $ en masse salariale en 2018 —, la société d’État a tout de même déboursé 7,8 millions $ pour faire appel à des cabinets externes l’an dernier.

Selon des données obtenues par Le Soleil par la Loi sur l’accès à l’information, Hydro-Québec a octroyé des contrats à 26 différentes firmes d’avocats, dont Norton Rose Fulbright, Baker Botts, Davies Ward Phillips & Vineberg, McCarthy Tétrault et Langlois avocats, pour ne nommer qu’eux.

Pour les années 2016 et 2017, à titre de comparaison, la facture des frais externes s’était élevée à 6,9 millions $ et à 7,1 millions $.

Cette augmentation au cours des trois dernières années s’inscrit alors que la masse salariale du service Affaires juridiques chez Hydro-Québec a aussi enregistré une progression. En 2016, elle était de 9,3 millions $ et 70 personnes travaillaient dans cette division, dont 49 avocats.

Aujourd’hui, 68 cerveaux y collaborent, dont 45 avocats. Et l’impact sur la masse salariale de la société d’État est de 11 millions $. Le reste des effectifs est composé de stagiaires, de recherchistes, de commis et de secrétaires, précise dans sa réponse la société d’État.

Cette dernière ajoute également que ce montant inclut «le salaire de base, le temps supplémentaire, la rémunération incitative, les primes et revenus divers, ainsi que la charge de retraite et les autres avantages sociaux». Comme exemple de bataille juridique qui s’est avérée très coûteuse pour les contribuables au cours des dernières années, il y avait depuis 2009 le litige de la centrale Churchill Falls opposant le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador et Hydro-Québec.

En novembre dernier, la Cour suprême a toutefois mis un terme à ce long bras de fer en statuant que la société d’État n’avait pas à partager ses gains générés par l’exportation d’électricité avec Terre-Neuve-et-Labrador. Cette dernière souhaitait renégocier un contrat signé en 1969.

Pas de diminution prévue

Malgré la fin de cette saga qui a coûté plus de 50 millions $, la direction du distributeur d’électricité n’est pas en mesure de dire si les frais d’avocats diminueront au cours des prochaines années. 

«Nous tentons toujours de maintenir les frais juridiques au minimum et de recourir à l’externe seulement lorsque cela est absolument requis», indique Louis-Olivier Batty, attaché de presse chez Hydro-Québec. «Ceci dit, il est difficile de prédire l’évolution des frais juridiques puisque ceux-ci sont notamment tributaires du nombre de poursuites intentées contre Hydro-Québec et du nombre de dossiers à traiter chaque année», poursuit-il.

Hydro-Québec explique qu’elle fait, entre autres, appel à des services externes lorsqu’elle a «besoin d’une expertise indisponible à l’interne» ou encore si «l’ampleur d’un dossier et le nombre de ressources qui seraient mobilisées ne permettait pas à la vice-présidence Affaires juridiques de s’acquitter adéquatement de ses nombreux autres mandats».

«Dans le cadre du litige sur la question du prix avec Churchill Falls (Labrador) Corporation, Hydro-Québec a dû déployer plusieurs ressources pour se défendre au fil des années. Nous aurions préféré ne pas avoir eu à consacrer autant d’énergie et de ressources à préserver nos intérêts dans ce dossier», dit M. Batty. «Nous avons le devoir de défendre les intérêts d’Hydro-Québec surtout lorsque des centaines de millions de dollars sont en jeu. C’est dans l’intérêt d’Hydro-Québec et de nos clients», conclut-il.

Lundi, le Centre sur la productivité et la prospérité de HEC Mont­réal a conclu dans une analyse qu’Hydro-Québec peine depuis 10 ans à engranger des gains de productivité.

Affaires

Emplois émergents: l'intelligence artificielle à l’honneur

Les chercheurs d’emploi canadiens dans le domaine des technologies et de l’intelligence artificielle auront davantage de chances de trouver leur niche en 2019, selon une étude de la firme de placement de personnel Randstad.

Pour la première fois, l’initiative annuelle présente, avec sa liste des emplois les plus en demande, 10 emplois émergents de la nouvelle année. Une majorité d’entre eux sont étroitement liés au milieu technologique.

Mais attention : émergent «ne veut pas dire qu’il y a 500 postes par jour qui s’ouvrent là-dedans», précise la directrice des communications de Randstad, Marie-Noëlle Morency. Il s’agit principalement d’une expertise qui est de plus en plus recherchée chez les entreprises sans pour autant tenir compte du volume de la demande.

«La plupart des entreprises s’en vont vers la transformation numérique. C’est sûr que tout le monde essaie d’utiliser au mieux les nouvelles technologies pour faciliter la productivité, pour offrir des meilleurs produits, pour offrir une meilleure efficacité, pour aller plus loin dans les outils qu’ils offrent… Donc ça, ce n’est pas non plus une surprise», explique Mme Morency.

On retrouve notamment dans cette liste des emplois dans le développement de la Blockchain, cette technologie servant de registre numérique vantée par certains comme une des plus sécuritaires dans la conservation et la protection de données. Elle est utilisée entre autres dans les transactions de la monnaie virtuelle (bitcoin).

Les secteurs de l’intelligence artificielle et de l’automatisation d’opération ne sont pas non plus en reste, alors que «toutes les industries confondues» ont des besoins dans ces domaines. Marie-Noëlle Morency donne en exemple les ressources humaines où des robots sont en mesure de créer des descriptions de poste à l’aide d’algorithmes.

Elle croit d’ailleurs que la demande des employeurs pourrait «certainement» s’accroître au cours des prochaines années.

Santé

Les services de santé mentale au cœur d'un remue-ménage au ministère de la Santé

Le gouvernement Legault a procédé au regroupement de certaines directions générales du ministère de la Santé. Celle des services de santé mentale et de psychiatrie légale a été «descendue» dans l’organigramme et relèvera désormais de la sous-ministre adjointe aux services sociaux, a appris Le Soleil. Une décision qui rend «perplexe» la libérale Hélène David, pour qui ce changement de statut envoie un «drôle de message».

En entrevue au Soleil, la députée de Marguerite-Bourgeois a rappelé que la direction des services de santé mentale et de psychiatrie légale avait été «remontée» dans l’organigramme du ministère sous le règne de Gaétan Barrette «afin de donner à la santé mentale toute son importance». 

«C’était extrêmement important comme message. En remontant cette direction au niveau des sous-ministres adjoints, la personne [le directeur des services de santé mentale] parle directement au sous-ministre, a accès à la priorisation de ses dossiers par le ministre. En la mettant en dessous d’un sous-ministre adjoint, la personne n’a pas accès directement au cabinet, elle doit passer par le sous-ministre adjoint», explique celle qui a déjà été sous-ministre adjointe à l’enseignement supérieur avant d’être ministre et qui «connaît bien» les rouages de ces relations hiérarchiques.

«C’est décevant. Je pense que tout le monde est d’accord pour donner un rôle important à la santé mentale. Je ne comprends pas qu’on remette cette direction en dessous d’un sous-ministre adjoint. […] C’est un message qui m‘inquiète, surtout avec la demande qu’on a fait de tenir une sorte de commission ou d’états généraux sur la santé mentale. D’un côté, la ministre [de la Santé, Danielle McCann] dit qu’elle est très préoccupée, très ouverte à discuter de tout ça et, de l’autre, elle aura moins accès à la personne qui s’occupe de santé mentale», souligne Hélène David, pour qui il est clair que cette décision «diminue la visibilité» de la direction des services de santé mentale. 

«Complémentarité accrue» visée

Au ministère de la Santé, on assure que «le fait qu’une direction générale soit regroupée avec une autre ne signifie en rien qu’elle perd de son importance». Selon la porte-parole Noémie Vanheuverzwijn, «l’objectif poursuivi est que ces dossiers névralgiques soient dirigés avec une complémentarité accrue». 

Ces changements sont apportés «afin d’être en phase avec l’évolution du réseau au cours des dernières années ainsi qu’avec les nouvelles orientations gouvernementales et ministérielles», mentionne encore la porte-parole, ajoutant que «les différentes responsabilités sont conservées, mais seront regroupées sous une structure de gouvernance différente qui favorisera une meilleure agilité au sein des directions générales».

Mme Vanheuverzwijn souligne du reste que «des changements organisationnels ne sont pas exceptionnels dans un ministère de l’ampleur de celui de la Santé et des Services sociaux». 

Outre la direction des services de santé mentale, celle de cancérologie est aussi descendue dans l’organigramme. Elle relèvera désormais de la sous-ministre adjointe aux services hospitaliers, de la médecine spécialisée et universitaire.

Actualités

L'emblème patrimonial de Granby est à vendre

Construite en 1894 par l’homme d’affaires James A. Tomkins, la maison bleue de style néo-Queen Anne, située sur la rue Mountain à Granby, est à vendre. La succession des défunts propriétaires souhaite que la maison Tomkins, qui a appartenu au politicien Joseph-Hermas-Leclerc, devienne la propriété de la Ville de Granby pour qu’elle en fasse un musée sur l’histoire de la ville.

« Emblème patrimonial de la ville de Granby », selon la Société d’histoire de la Haute-Yamaska, la maison n’a connu que trois familles propriétaires. James A. Tomkins, J.-H Leclerc, qui a été maire de Granby de 1933 à 1938 et député libéral fédéral de Shefford de 1935 à 1945, ainsi que feu Maurice et Carmen Marquis, les parents de Sophie, qui a rencontré La Voix de l’Est.