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Actualités

Deux photographes du Soleil en nomination pour un prix Antoine-Desilets

Les photographes du Soleil Erick Labbé et Pascal Ratthé ont croqué des photos considérées parmi les meilleures au Québec.

Leur travail est en effet en nomination aux prix Antoine-Desilets remis par la Fédération professionnelle des journalistes du Québec. 

Erick Labbé s’est distingué avec la photo «Sortie de route», dans la catégorie Justice et faits divers. Pascal Ratthé a pour sa part frappé l’œil du jury avec le cliché «Boxe», montrant un dur moment pour la boxeuse tchèque Tereza Dvorakova lors d’un combat contre Leïla Beaudoin à Québec.  Il est en nomination dans la catégorie Sports. 

Gala annulé 

En raison de la crise du coronavirus, le gala des Grands Prix du journalisme pendant lequel devaient être remis les prix le 2 mai a été annulé. Mais les noms des récipiendaires seront annoncés par communiqué le 3 mai, journée mondiale de la liberté de la presse.

Affaires

Bell pourra acheter la chaîne généraliste V, tranche le CRTC

MONTRÉAL — Bell pourra ajouter une chaîne généraliste francophone dans son portefeuille déjà bien garni puisque l’entreprise a obtenu un feu vert conditionnel afin d’acquérir V.

La décision rendue vendredi par le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) s'accompagne d'une série d'exigences. Les motifs de l'organisme fédéral seront publiés «à une date ultérieure».

On devra notamment diffuser sur une base hebdomadaire cinq heures de programmation locale à Montréal et Québec - un seuil qui grimpera à 8 h 30 en 2021-2022 - ainsi qu'à Trois-Rivières, Saguenay et Sherbrooke.

Bell Média devra aussi consacrer 40 % de ses revenus de l'année précédente en émissions canadiennes et 18 % en programmation nationale.

La filiale du conglomérat de télécommunications BCE se présente comme le «plus important radiodiffuseur du Québec avec 25 stations dans 14 collectivités».

Bell Média a dit vendredi «accueillir favorablement» l'approbation du CRTC.

«Avec cette approbation qui arrive à point, Bell est maintenant à une étape plus près d'assurer la viabilité à long terme de V alors que l'industrie de la télédiffusion traverse une période critique», a déclaré par communiqué la présidente de Bell Média, Karine Moses.

Elle a soutenu que l'entreprise était «impatiente» d'accroître ses investissements «dans le contenu québécois et la culture québécoise grâce à V».

Dans ce même communiqué, le président et fondateur du Groupe V Média, Maxime Rémillard, s'est dit «persuadé» que l'expertise de l'équipe de direction de Bell Média permettrait d'accroître la portée de V et «de bâtir un auditoire encore plus grand pour du contenu de haute qualité en français, dans une offre de télédiffusion multiplateforme».

Par ailleurs, l'organisme fédéral a également autorisé l'achat de la station Radio-Classique Montréal, qui appartenait au chanteur Gregory Charles, à Leclerc Communication.

Actualités

Les députés financeront de façon plus importante les groupes communautaires

Où ira l’argent? Les députés ont appris cette semaine qu’ils recevront des milliers de dollars de plus pour aider les organismes communautaires de leurs circonscriptions dans le contexte de la COVID-19. La ministre Isabelle Charest a annoncé qu’elle doublait l’enveloppe du Soutien à l’action bénévole, pour un total de 20,4 millions $.

L’enveloppe sera répartie entre les 125 députés, en fonction de l’indice de défavorisation de chacune des circonscriptions, et chaque élu décidera comment il distribuera le montant reçu selon les groupes ou actions auxquels il veut donner priorité. Un député reçoit en moyenne 83 000 $ et son enveloppe bondira donc à 166 000 $.

«Moi, je compte beaucoup sur les députés des quatre partis, qui font un travail extraordinaire, a déclaré le premier ministre François Legault lors de sa conférence de presse de mercredi. Si on a échappé quelqu’un qui est vulnérable, [...] le député va s’assurer d’aller bien financer les organismes [qui peuvent l’aider].»

Éric Lefebvre, Coalition avenir Québec, Arthabaska

Le whip de la CAQ n’a pas hésité une seconde: il viendra en aide aux trois banques alimentaires de sa circonscription du Centre-du-Québec. «Le gros gros avantage du Soutien à l’action bénévole, c’est que ça nous permet de faire une intervention rapide», dit-il au bout du fil. Déjà, il leur a procuré des bons d’achats dans cinq épiceries, cinq boucheries et deux boulangeries différentes. «Ça permet également d’aller directement soutenir nos petits entrepreneurs qui en ont bien besoin présentement. Ce sont des sommes d’argent importantes. Je pense qu’on réussit à faire une pierre deux coups, comme on dit.»

Pierre Arcand, Parti libéral du Québec, Mont-Royal-Outremont

Oui, il y a des besoins dans Outremont, assure le chef de l’opposition officielle, qui dispose en temps normal d’environ 57 000 $ pour aider les groupes communautaires. Avec les sommes additionnelles, il compte venir en aide au Service d’interprète d’aide et de référence aux immigrants (SIARI), qui oeuvre dans 14 langues. «Ils sont les premiers en contact avec plusieurs communautés qui viennent d’arriver au Québec. Ces gens-là ont des problèmes de logement, n’ont pas beaucoup d’argent en général. Eux font vraiment un travail extrêmement valable pour guider ces gens-là, et c’est sûr que je veux les appuyer de façon très forte.»

M. Arcand avise cependant les députés de sa formation politique de ne pas tout dépenser tout de suite. «Ça ne sera pas réglé à la fin avril, cette affaire-là, prévient-il. On va le dépenser de façon quand même rigoureuse, parce que je pense que les besoins vont continuer d’être importants en cours d’année.»

Alexandre Leduc, Québec solidaire, Hochelaga-Maisonneuve

À l’opposé, M. Leduc, qui représente un comté défavorisé, préfère une aide massive rapidement. En temps normal, il peut distribuer aux groupes communautaires jusqu’à 82 000 $ par année. «Je pense qu’on va dépenser un bon montant rapidement», dit-il. Sa priorité: s’assurer que ses concitoyens ne souffrent pas de la faim. «Il y a des groupes qui accueillent des personnes en situation d’itinérance. On comprend que leurs besoins ont augmenté plus que jamais. Eux autres aussi, ils ont des besoins alimentaires, ils offrent un souper, une collation, il faut qu’ils la prennent à quelque part. Il y a moins de dons maintenant dans les banques alimentaires, donc ils vont devoir acheter de la nourriture.»

Selon lui, la crise de la COVID-19 «souligne à grands traits toute l’utilité fondamentale du réseau communautaire». «Je pense que tout le monde comprend qu’un réseau communautaire à la grandeur du Québec, et à Montréal en particulier, est essentiel pour le bien-être d’une population», a-t-il déclaré.

Lorraine Richard, Parti québécois, Duplessis

À moyen et à long terme, ces sommes seront «nettement insuffisantes», constate la députée Richard, qui représente l’une des plus grandes circonscriptions du Québec. La saison de pêche est en péril, les entreprises ferment leurs portes. «Déjà, la situation sur la Côte-Nord n’était pas évidente. Après avoir eu un boom minier, on a pu voir au cours de la dernière année que c’était extrêmement difficile. On a beaucoup de petits villages aussi le long de la côte qui sont dévitalisés, donc les demandes vont aller en augmentant au niveau de l’aide pour ces populations», affirme-t-elle. Mme Richard consacrera, elle aussi, une bonne partie de son enveloppe discrétionnaire, qui est habituellement de 70 000 $, à l’aide alimentaire dans son comté.

Justice et faits divers

Délit de fuite mortel à Jonquière

Le corps d’un homme a été découvert tôt vendredi matin gisant sur une rue de Jonquière. L’individu aurait été victime d’un délit de fuite. 

Le Service de police de Saguenay a reçu l’appel d’une dame à 5h17 signalant la présence d’une personne inconsciente sur la rue Montpetit, au coin de la rue St-Pierre.

À leur arrivée, les secours ont constaté la mort évidente de la victime. 

«La personne aurait été heurtée. Une enquête va être amorcée afin de déterminer qui aurait pu heurter cette personne. On attend les enquêteurs et l’identité judiciaire sur les lieux», a affirmé Bruno Cormier, porte-parle du Service de police de Saguenay, tôt vendredi matin. 

Plus de détails à venir.

Arts et spectacles

Vallières chante Lili avec sa Lili devient virale [VIDÉO] 

Vincent Vallières chantant Lili avec sa fille Lili âgée de 14 ans. Une vidéo mise en ligne mercredi par le chanteur touche les cœurs et fait boule de neige sur le web.

L’auteur-compositeur-interprète de Magog voulait ainsi lancer un message d’espoir en cette période difficile en raison de la pandémie de la COVID-19.

Lui à la guitare, elle au xylophone, la petite vidéo est intitulée Lili avec Lili.

Les mots de la chanson sont de circonstance, c’est le moins que l’on puisse dire : « Oublie pas que t’as toujours en banque, quelques jours de chance et un peu d’espérance. On va s’en sortir ensemble », chante le duo père-fille.

La chanson Lili fait partie de l’album Fabriquer l’aube paru en 2013.

En moins de 24 heures, la vidéo sur Facebook revendique près de 400 000 vues, propulsée par 7700 partages. Les réactions et commentaires se comptent aussi par milliers.

La Capitale

Émile Loranger (1946-2020), «la fin d'une époque» [PHOTOS]

Le maire de L’Ancienne-Lorette depuis plus de trois décennies, Émile Loranger, est mort soudainement dans la nuit de mercredi à jeudi, à la suite de complications cardiaques.

Le décès de M. Loranger a été annoncé jeudi matin par la Ville de L’Ancienne-Lorette. Il avait 73 ans.

Le maire Loranger, qui était suivi en cardiologie, a été hospitalité mercredi à l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec, a indiqué la conseillère municipale Sylvie Falardeau, lors d'un point de presse webdiffusé jeudi après-midi.

Mme Falardeau s'est rendue avec la femme de M. Loranger au chevet du maire et elle a appris qu'il ne «passerait pas la nuit», a dit Mme Falardeau. «Après 35 ans de travail et d'amitié avec M. Loranger, ç'a été très difficile pour moi».

La mairesse suppléante Sylvie Papillon a indiqué que M. Loranger était «en forme» et qu'il était présent dans les derniers jours à l'hôtel de ville. Le maire Loranger a d'ailleurs présidé mardi soir la séance du conseil municipal «qui aura malheureusement été sa dernière», a noté Mme Papillon.

«Il était un homme de conviction et il était reconnu pour ses qualités de rassembleur et de bâtisseur, a dit Mme Papillon. Il a contribué de façon importante à la croissance et au dynamisme de L'Ancienne-Lorette».

Les drapeaux situés à l’hôtel de ville de L'Ancienne-Lorette et ceux près des édifices municipaux ont été mis en berne.

Un long règne

Le règne d'Émile Loranger à la mairie de L'Ancienne-Lorette s'est amorcé il y a plus de trois décennies, en 1983. M. Loranger a été maire jusqu'à ce que sa ville fusionne avec Québec, le 1er janvier 2002. 

Puis, après s'être battu pour la défusion, il a réélu maire de L’Ancienne-Lorette le 6 novembre 2005 dans une ville défusionnée. 

«Saga des quotes-parts»

Les derniers mois d'Émile Loranger à la mairie L’Ancienne-Lorette ont été marqués par la controverse. En octobre, le maire a été condamné à une suspension de 60 jours sans salaire pour des manquements à l’éthique. Environ un an plus tôt, il s’était placé en situation de conflit d’intérêts en participant notamment à un vote sur une demande d’enquête le visant personnellement.

Émile Loranger faisait toujours l'objet de deux enquêtes à la Commission municipale du Québec (CMQ). L'une portait sur 240 factures de restaurants que la Ville de L’Ancienne-Lorette lui avait remboursés durant six ans. L'autre portait sur sa décision de poursuivre avec les fonds publics deux conseillers municipaux «à des fins personnelles ou partisanes».

Un combat sans dénouement

Émile Loranger n'aura finalement pas connu le dénouement d'un de ses principaux combats comme maire, soit celui des «quotes-parts» que L’Ancienne-Lorette estime avoir versé en trop à l'agglomération de Québec.

Après plusieurs années de litige, L’Ancienne-Lorette et Saint-Augustin-de-Desmaures avaient obtenu gain de cause en 2018. La Cour supérieure avait ordonné à la Ville de Québec de rembourser 13,9 millions $ à L’Ancienne-Lorette. Mais la ville du maire Labeaume a porté la décision en appel. La cause devait être entendue par la Cour d'appel au printemps 2021.

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Affaires

Sophie Brochu à la tête d'Hydro-Québec

MONTRÉAL — Elle avait décliné une première fois il y a quelques années lorsque Thierry Vandal avait quitté la tête d’Hydro-Québec en 2015, mais cette fois-ci, Sophie Brochu ne pouvait dire non lorsqu’on lui a offert le poste de présidente-directrice générale de la société d’État.

La gestionnaire âgée de 57 ans, bien connue dans le monde des affaires et pressentie parmi les personnes susceptibles de succéder à Éric Martel, a été nommée par le gouvernement Legault, mercredi, à la tête d’Hydro-Québec. Elle devient du même coup la première femme à occuper cette fonction.

Au cours d’une entrevue téléphonique, Mme Brochu a expliqué que le contexte actuel était bien différent par rapport à celui de son premier refus. Elle tablait alors sur un plan stratégique visant notamment à préparer la relève chez Énergir — dont elle a quitté la présidence à la fin de 2019.

«Quand j’ai vu que M. Martel quittait et que l’on entrait dans une période trouble [en raison de la pandémie de COVID-19], c’était impossible pour moi de demeurer sur les lignes de côté», a-t-elle raconté.

Mme Brochu entrera officiellement en fonction lundi, alors que M. Martel, après un seul mandat, retournera chez son ancien employeur Bombardier, où il remplacera le président et chef de la direction Alain Bellemare, alors que la société s’apprête à se concentrer uniquement sur le secteur des jets d’affaires.

L’ancienne dirigeante d’Énergir a reconnu que les choses se sont bousculées rapidement après l’annonce du départ de M. Martel, le 11 mars dernier.

«Quand j’ai quitté Énergir, je ne convoitais pas la direction de cette organisation, a confié Mme Brochu. Mon coeur a procédé en une nuit.»

Mme Brochu s’était jointe à Énergir en 1997, alors que la société portait le nom de Gaz Métropolitain. Elle y jouait alors le rôle de vice-présidente au développement des affaires. Elle a ensuite occupé divers postes pour finalement obtenir, en 2007, celui de présidente et chef de la direction.

COVID-19

L’Estrie passe au 3e rang

Le bilan régional des personnes infectées par le coronavirus a grimpé à 379 Estriens mercredi, en hausse de 14 cas par rapport à la veille.

Il s’agit d’une augmentation beaucoup moins marquée que dans les derniers jours, pendant qu’au Québec, on a enregistré une progression de 449 Québécois infectés pour atteindre 4611 cas au bilan de mercredi après-midi.

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36 nouveaux cas en Estrie

Le dépanneur de Racine ferme pour protéger ses employés

À quand le fameux «sommet»? : voici les faits saillants du point de presse de François Legault du 1er avril

« Ça faisait quelques jours qu’on n’avait pas de progrès importants. Est-ce que c’est le premier jour de quelque chose d’intéressant? J’espère », a réagi le directeur de la Santé publique de l’Estrie, le Dr Alain Poirier. 

« On ne va pas applaudir tout de suite, il n’y a rien de gagné. Mais au moins ç’a ralenti. »

Alors qu’elle figurait généralement au deuxième rang des régions les plus touchées depuis qu’on dresse le bilan quotidien de la propagation de la COVID-19, l’Estrie est ainsi passée au troisième rang mercredi. La Montérégie a pris la deuxième place avec 422 cas, en hausse de 81 cas sur mardi. Et Laval se rapproche à 338 cas, ce qui laisse croire que l’Estrie pourrait retrouver un rang proportionnel à sa population, analyse le Dr Poirier.

« Peut-être que le boom du départ avec tous nos voyageurs qui revenaient de la semaine de relâche et les mesures qu’on a mises en place portent leurs fruits, ajoute-t-il. C’est aussi une médaille pour les Estriens parce qu’avec si peu de nouveaux cas, ça veut dire qu’ils respectent les consignes. »

Dans le bilan dressé mercredi par le premier ministre François Legault, le Québec déplore deux nouveaux décès, pour en porter le total à 33. Il n’y a pas de nouveaux décès liés à la COVID-19 en Estrie. La région déplore toujours trois victimes.

Pour ce qui est des 519 résidences pour personnes âgées qui confirment au moins un cas de COVID-19 entre leurs murs, comme le soulignait François Legault, le Dr Poirier assure que seule l’éclosion déjà connue à la Résidence Soleil Manoir Sherbrooke figure dans ces statistiques. Aucune autre résidence pour personnes âgées en Estrie ne serait touchée jusqu’ici et on recenserait un cas dans un CHSLD que le Dr Poirier a refusé d’identifier. 

« Compte tenu que nous on en a si peu, j’ai été étonné qu’il y ait 519 résidences dans tout le Québec. On se croise les doigts, parce qu’il ne faut pas que ça rentre dans les résidences pour personnes âgées. C’est vraiment eux en termes de complications, soins intensifs et décès, qui sont les plus à risques », martèle le Dr Poirier.

Actualités

Droits de mutation: Granby rappelée à l'ordre

La Ville de Granby est rappelée à l’ordre par le tribunal quant à la façon dont elle facture les droits de mutation — communément appelés «taxe de bienvenue» — aux entrepreneurs en construction.

Dans un jugement récent, la chambre civile de la Cour du Québec condamne l’administration municipale à rembourser 92 106,26 $ perçus en trop à l’entreprise Gestion Marc Breton.

La Ville avait exigé que l’entrepreneur en construction acquitte les droits de mutation autant pour des terrains qu’il a achetés que pour les maison qu’il a ensuite bâties.

Or, dans cette affaire touchant au droit notarial, le juge François Bousquet rejette tous les arguments de la Ville et donne raison à l’entrepreneur qui exigeait un remboursement. Le droit de mutation, dans ces cas, doit être établi «sur la valeur seule du terrain».

«Si t’achètes un pare-choc mais pas d’auto, tu ne payes pas de taxes sur l’auto, c’est le gros bon sens», illustre un notaire joint par La Voix de l’Est et qui a accepté de commenter ce jugement en gardant l’anonymat.

Avidité

Il soutient que Granby pèche depuis plusieurs années par excès d’«avidité» en ce qui concerne le développement immobilier, qui s’est fait à vitesse grand V dans plusieurs quartiers.

«L’entrepreneur [en construction] n’achète pas sa maison, il la construit. La Ville a essayé de percevoir des droits de mutation sur des biens qui n’étaient pas vendus. Bref, elle ambitionnait.»

La Ville de Granby n’a pas rappelé La Voix de l’Est, mercredi, mais une résolution adoptée par le conseil municipal le 16 mars dernier indique qu’elle en appellera de ce jugement. Elle est «en désaccord» avec l’interprétation de la loi faite par le juge Bousquet.

Il n’a été possible, non plus, de joindre un représentant de Gestion Marc Breton.

Le notaire joint par La Voix de l’Est estime que ce jugement fera jurisprudence et sera profitable aux développeurs immobiliers de toute la province.

Affaires

Le nouveau Costco ne peut ouvrir jeudi

Prévue pour ce jeudi, l’ouverture du nouveau magasin entrepôt Costco de Sherbrooke ne pourra avoir lieu.

Étant donné la situation actuelle de la pandémie de COVID-19, la direction de la chaîne de grandes surfaces Costco Wholesale a décidé de repousser l’événement à plus tard. Aucune date n’est encore déterminée, soutient Ron Damiani, vice-président au marketing.

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Les automobilistes affluent aux nouvelles pompes du Costco

COVID-19

Les ASSS ont peur de transmettre la maladie à leurs patients

Les auxiliaires aux services de santé et sociaux (ASSS) qui offrent des services à domicile à la clientèle vulnérable du CIUSSS de l’Estrie-CHUS sont très inquiets, tout comme leur syndicat. Au moins une ASSS aurait été testée positive à la COVID-19 au cours des derniers jours. Pendant ce temps, les ASSS doivent continuer de se rendre à domicile chez leurs clients avec très peu de moyens pour se protéger et pour protéger leurs clients contre une transmission possible du coronavirus.

Soulignons que les ASSS donnent des services directs à leurs clients qui se trouvent dans des résidences privées ou encore dans des résidences privées pour aînés, comme de l’aide au bain, des toilettes partielles, de l’aide à l’alimentation, au lever ou au coucher par exemple.

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36 nouveaux cas en Estrie

Justice et faits divers

Des détenus pourraient jouir d’une libération anticipée, suggère le ministre Blair

OTTAWA - Le ministre fédéral de la Sécurité publique, Bill Blair, a demandé au Service correctionnel et à la Commission des libérations conditionnelles d’envisager la libération anticipée de certains détenus afin de limiter la propagation de la COVID-19 dans les pénitenciers.

Le gouvernement s’est engagé à protéger les détenus, le personnel correctionnel et la population, compte tenu des risques particuliers que pose le coronavirus pour les pénitenciers, a expliqué dans un communiqué Mary-Liz Power, porte-parole du ministre.

«Le ministre Blair a demandé à la commissaire du Service correctionnel du Canada et à la présidente de la Commission des libérations conditionnelles de déterminer si des mesures pourraient être prises afin de faciliter la libération anticipée de certains délinquants.»

Ni le Service correctionnel ni la Commission des libérations conditionnelles n’ont commenté mardi la requête du ministre Blair.

La semaine dernière, le premier ministre Justin Trudeau reconnaissait que les détenus étaient davantage à risque de contracter le SARS-CoV-2 et de le transmettre au reste de la population carcérale.

On apprenait lundi que deux détenus au pénitencier à sécurité maximale de Port-Cartier, sur la Côte-Nord, avaient été infectés par le coronavirus. Il s’agit des premiers cas confirmés de contamination de détenus dans un établissement carcéral fédéral. Les deux patients détenus se trouvent isolés du reste de la population carcérale et un isolement cellulaire a été imposé dans tout le pénitencier. De plus, Service correctionnel a indiqué que neuf employés du pénitencier de Port-Cartier avaient déjà reçu des résultats positifs auparavant.

Le syndicat est contre

Le Syndicat des agents correctionnels du Canada, qui représente les employés des 49 établissements fédéraux, affirmait lundi que «la libération de quelques individus ne résoudra pas la propagation potentielle de la COVID-19 dans nos établissements. Elle ne fera qu’augmenter le risque pour les Canadiennes et les Canadiens».

«Nous n’avons qu’à nous rappeler la récente tragédie vécue en janvier dernier au Québec où un détenu en semi-liberté a assassiné une citoyenne. Même les détenu-es en liberté sous condition peuvent constituer une menace pour la société», soutient le syndicat.

«Le Canada est en crise et ses citoyens font déjà face à une menace potentiellement mortelle. Il est irresponsable d’introduire de nouvelles menaces dans nos collectivités (...) L’accent doit être mis sur la modification des routines dans nos établissements dans le but de respecter la distanciation sociale imposée et les directives d’auto-isolement», croit le syndicat.

Le Service correctionnel du Canada a déjà suspendu les visites du public aux détenus dans tous les établissements.

Justice et faits divers

Un Ontarien intercepté à 170 km/h à La Pocatière

Un conducteur ontarien a été intercepté par des agents de la Sûreté du Québec (SQ) sur l’autoroute 20 à La Pocatière, lundi vers 15h30. 

L’homme de 28 ans roulait à 170 km/h dans une zone de 100 km/h. Il a reçu un constat d’infraction de 1383$, assorti de 14 points d’inaptitude. 

De plus, les policiers ont arrêté une passagère de 21 ans qui prenait place à bord du véhicule, alors qu’elle faisait l’objet d’un mandat d’arrestation par le Service de police de la Ville de Montréal pour un vol de moins de 5000$. 

«En ce temps de confinement dû au virus de la COVID-19, la SQ continue de mener à bien ses opérations de contrôle afin de maintenir le réseau routier sécuritaire», rappelle l’agent d’information de la SQ, Claude Doiron. 

Musique

La version COVID-19 de Quand on est en amour devient virale

Patrick Norman et Nathalie Lord ont enregistré une nouvelle version de Quand on est en amour qui est rapidement devenue virale. Le couple a interprété le grand classique en duo, modifiant les paroles pour inciter les aînés à respecter les consignes de confinement au temps de la COVID-19.

Vingt-quatre heures après sa mise en ligne sur le compte Facebook du populaire musicien, la vidéo avait déjà dépassé le cap des 750 000 visionnements — ce qui est énorme au Québec.

Actualités

Un voleur assoiffé arrêté sur le fait

Un trentenaire qui croyait avoir floué le personnel d’une épicerie s’est plutôt retrouvé avec les menottes aux poignets, lundi matin.

L’individu, qui circulait en compagnie de deux autres hommes au IGA Gazaille de la rue Denison Ouest à Granby, a attiré l’attention d’un enquêteur en civil.

Le suspect s’est rendu dans le secteur des frigidaires et a caché des bières pour une valeur d’une soixantaine de dollars sous ses vêtements. Témoin de la scène, l’enquêteur l’a attendu à sa sortie de l’épicerie et l’a placé en état d’arrestation. Le Granbyen âgé de 35 ans est connu des policiers. Il s’expose à une accusation de vol.

Les policiers rappellent qu’ils ont intensifié leur présence depuis le début de la pandémie, autant sur la route que dans les endroits publics et les commerces.

Actualités

Une détresse alimentée par l’ennui

Le confinement, l’anxiété créée par des pertes d’emploi, des problèmes financiers ou de santé et surtout l’ennui risquent d’entraîner une certaine détresse psychologique en cette période de pandémie. Le professeur de psychologie de l’Université de Sherbrooke, François Courcy, spécialisé dans la santé au travail, rapporte qu’il existe peu de situations comparables à la COVID-19 pour connaître les impacts psychologiques d’une pandémie.

« Quand il y avait déjà un stress et que de surcroît, on ajoute de l’incertitude, de l’inconnu et une perte d’emploi, on met de l’huile sur le feu et la pression devient forte. On se retrouve avec des gens qui vivaient déjà des situations tendues à la maison avec un conjoint, une conjointe ou les enfants. Normalement, la façon de réguler la tension et le stress, c’est de voir des gens, de sortir, ce qui n’est pas possible », explique M. Courcy.

À LIRE AUSSI: Comment surmonter le stress de la COVID-19

Affaires

TC Energy va de l’avant avec la construction de l’oléoduc Keystone XL

CALGARY — TC Énergie ira de l’avant avec la construction de son projet de pipeline Keystone XL, évalué à 8 milliards $US, une décision qui a été accueillie avec soulagement en Alberta, où la production a dépassé la capacité des réseaux existants de canalisations.

La décision de la société établie à Calgary était largement attendue, puisqu’elle avait franchi les principaux obstacles réglementaires américains, plus tôt cette année, et commencé les travaux de préparation de sites dans le Montana, le Dakota du Sud et le Nebraska.

Dans une décision plus étonnante, le gouvernement de l’Alberta a accepté d’investir environ 1,1 milliard $US (soit environ 1,5 milliard de $CAN) en capitaux propres dans le projet, ce qui devrait couvrir les coûts de construction prévus d’ici la fin de 2020.

Les 6,9 milliards $US restants devraient être financés au moyen d’une marge de crédit de 4,2 milliards $US qui sera entièrement garantie par le gouvernement de l’Alberta et d’un investissement de 2,7 milliards $US de TC Énergie.

«Nous ne pouvons pas attendre la fin de la pandémie et de la récession mondiale pour agir», a affirmé mardi le premier ministre albertain, Jason Kenney, dans un communiqué.

«Cet investissement dans Keystone XL est une initiative audacieuse pour reprendre le contrôle du destin économique de notre province et le remettre fermement entre les mains des propriétaires de nos ressources naturelles, les habitants de l’Alberta.»

Il a fait valoir que l’Alberta serait en mesure de vendre ses actions à profit après la construction du pipeline et que celui-ci générerait un rendement net de plus de 30 milliards $ grâce aux redevances et à la hausse des prix du pétrole albertain au cours des 20 prochaines années.

Actualités

Le SCRS déploie en douce une stratégie de vaste collecte de données sur les Canadiens

OTTAWA - Le service d'espionnage du Canada déploie en douce une stratégie visant à recueillir et à utiliser des bases de données contenant des renseignements personnels sur les Canadiens, selon ce que révèlent des documents récemment rendus publics.

Le Service canadien du renseignement de sécurité affirme que cette initiative - rendue possible grâce à une loi en matière de sécurité adoptée l'an dernier - va permettre à l'agence d'amasser d'importants volumes d'informations pour ensuite détecter des tendances encore inconnues.

Environnement

Les municipalités se préparent pour les inondations en pleine pandémie

OTTAWA — Les derniers printemps ont été éprouvants pour la petite municipalité rurale de Pontiac, en Outaouais, et celui-ci pourrait ne pas faire exception.

Depuis deux ans, la municipalité de quelque 6000 âmes a dû affronter pas moins de cinq catastrophes naturelles.

En plus des inondations printanières, des microrafales ont ravagé des maisons, des routes et des ponceaux. L'an dernier, le passage d'une tornade a ajouté la cerise (non désirée) sur le sundae.

«Notre petite municipalité est devenue experte en gestion de crise», affirme la mairesse de Pontiac Joanne Labadie.

Mais rien n'aurait pu la préparer à la possibilité de devoir se défendre contre une nouvelle inondation saisonnière en plein coeur d'une pandémie mondiale, reconnaît-elle.

Malgré tout, la collectivité se prépare du mieux qu'elle peut.

«Le défi de devoir gérer une inondation en plus de la complexité de la crise de la COVID-19 est immense», note la mairesse.

Pontiac compte parmi les dizaines de régions vulnérables aux inondations qui doivent se prémunir contre la montée des eaux tout en gérant la propagation du nouveau coronavirus.

Tout juste de l'autre côté de la frontière ontarienne, la communauté métropolitaine d'Ottawa vit les mêmes inquiétudes.

Si les postes d'observation sont bien en place particulièrement dans les zones les plus à risque, les prévisions semblent plutôt favorables jusqu'ici.

Les autorités demeurent tout de même sur leurs gardes et se préparent pour le pire puisque les prévisions météorologiques peuvent changer drastiquement en un rien de temps.

Évacuation sans contagion

Ce qui complique grandement l'organisation des mesures d'urgence en temps de pandémie d'une maladie hautement contagieuse comme la COVID-19, c'est l'évacuation des sinistrés.

L'aménagement de centres d'évacuation comme on en a l'habitude est tout simplement impensable. Ces immenses refuges qui rassemblent un grand nombre de personnes seraient des nids de contagion.

La ministre de la Sécurité publique du Québec, Geneviève Guilbault confirme que la pandémie actuelle transforme la manière dont la sécurité civile doit procéder.

Elle prévient que le gouvernement ne sera pas en mesure d'accueillir des milliers de personnes évacuées dans des refuges d'urgence.

L'an dernier, la municipalité de Pontiac avait été forcée d'évacuer une résidence de personnes âgées. Cette année, elle a bien averti ses citoyens qu'ils ont la responsabilité de trouver un lieu sûr où se réfugier en cas d'urgence.

Ottawa s'était appuyé sur une petite armée de 15 000 bénévoles pour ériger des digues de sacs de sable afin de protéger les résidences contre la crue des eaux.

Toutefois, les consignes d'éloignement de la santé publique pour prévenir la contagion du virus rendent cet exercice pratiquement impossible à répéter.

L'administration ottavienne ne cache pas que l'organisation des mesures d'urgence représente un mandat difficile.

La Ville a d'ailleurs mobilisé deux équipes différentes pour s'attaquer aux deux crises, sanitaire et environnementale. Le plan d'urgence pour répondre aux possibles inondations est aussi adapté pour respecter les consignes de prévention contre le coronavirus.

Idéalement, la nature offrirait un printemps de répit aux abonnés des débordements saisonniers. Les prévisions actuelles laissent croire en une année clémente.

«Tout ce qu'on peut faire c'est d'espérer une sécheresse cette année», laisse tomber la mairesse de Pontiac.

Sports

La route vers Tokyo, un véritable casse-tête pour les athlètes canadiens

Le Comité olympique canadien a confirmé que les athlètes ayant déjà obtenu leur place pour les Jeux de Tokyo n'auront pas à repasser par le processus de qualifications.

Mais seulement 19 athlètes canadiens dans neuf sports, excluant ceux par équipe, ont jusqu'à présent répondu au critère national et international afin de participer aux Jeux, selon le Comité olympique canadien (COC).

Les championnes du monde de volleyball de plage Sarah Pavan et Melissa Humana-Paredes ainsi que la championne olympique en lutte Erica Wiebe font partie du groupe.

La pandémie de COVID-19, qui a infecté plus de 500 000 personnes et en a tué des milliers à travers le monde, a paralysé le monde du sport.

La décision prise cette semaine par le CIO et le comité organisateur du Japon de repousser les Jeux de Tokyo jusqu'en 2021 a donné aux athlètes et à leur fédération nationale et internationale une marge de manoeuvre afin de reprendre le processus de qualifications lorsque le temps sera venu.

Le Canada a envoyé 314 athlètes pour prendre part à 27 sports lors des Jeux de Rio, en 2016.

Huit équipes se sont qualifiées jusqu'à présent pour 2021 et il s'agit déjà d'un record canadien pour des jeux non boycottés et disputés hors pays. Il est donc attendu que le contingent pour Tokyo sera plus gros que celui de Rio.

Les formations pour les sports d'équipe ne seront pas connues avant l'approche des Jeux.

Le Canada a déjà qualifié 82 athlètes dans 26 sports.

Par exemple, en cyclisme sur route chez les hommes, le Canada a qualifié trois athlètes, mais un seul au contre-la-montre masculin.

«D'après les informations que nous avons reçues du CIO, tout ce qui entoure les critères déjà établis, les qualifications actuelles et les athlètes déjà qualifiés serait respecté», a dit plus tôt cette semaine Tricia Smith, la présidente du COC.

Des douzaines d'athlètes bâtissaient leur vie autour d'une place olympique canadienne et visaient à s'assurer d'une d'entre elles au cours des prochaines semaines, quand le virus a bouleversé leur vie sportive.

Le début des essais olympiques et paralympiques de natation était prévu lundi, à Toronto, mais la compétition est en suspens.

Paralympiques

Aucun athlète olympique canadien ne s'est déjà qualifié pour les Jeux paralympiques, qui suivent les Jeux olympiques.

Selon le Comité paralympique canadien, le Canada compte actuellement 85 places confirmées pour Tokyo, ce qui représente un peu plus de 50% de la talle estimée de l'équipe, soit entre 130 et 150 athlètes.

Rosie MacLennan, double championne olympique en trampoline et porte-drapeau à Rio, est l'une des têtes d'affiche obligées d'attendre avant de rejoindre l'équipe olympique de son pays.

Le Canada détient une place féminine en trampoline pour les Jeux de Tokyo en raison de la médaille de bronze que MacLennan a remportée lors des Mondiaux, l'an dernier.

Participant à des coupes du monde cet hiver, l'athlète de 31 ans amassait des points pour mettre la main sur cette place.

La sixième et dernière épreuve de la Coupe du monde, prévue en avril en Italie, a été reportée au mois de juin et il n'y a aucune garantie qu'elle aura lieu.

«Notre qualification interne était assez liée aux compétitions internationales, a expliqué MacLennan. À ce point, nous avions solidifié une place féminine pour le Canada. Il restait une autre compétition internationale qui aurait contribué à obtenir des points. Évidemment, ça n'aura pas lieu. J'imagine qu'elle se tiendra quand les temps seront plus sûrs.»

Les vétérans athlètes des huit équipes canadiennes déjà qualifiées pour Tokyo peuvent quant à eux se sentir en sécurité par rapport à leur place pour les prochains Jeux.

Les fédérations ont maintenant une autre année pour nommer leurs formations olympiques. Elles encouragent toutefois la compétition interne pour remplir les places.

Kenneth Heiner-Moller, l'entraîneur de l'équipe canadienne de soccer féminin, envisagera un chemin vers les Jeux en se fiant sur les matchs internationaux de la FIFA, mettant probablement l'accent sur ce qui se produira cet automne.

«Maintenant, nous savons que les Jeux n'auront pas lieu en 2020, mais nous savons aussi que nous allons y participer parce que notre équipe est déjà qualifiée, a déclaré Heiner-Moller. Nous pouvons maintenant regarder les prochaines étapes de préparations. Ce sont les mêmes objectifs, mais sur une ligne du temps différente.»

Selon le CIO, 57% des places de qualifications olympiques en vue des Jeux de Tokyo ont été déterminées.

Chaque sport a différents critères de qualification, tant du côté international que du côté national.

Sports

Andrew Ranger perd son principal commanditaire

 Non, Andrew Ranger n’a pas contracté la COVID-19. Mais voilà, il est une victime collatérale du virus.

Ranger, champion de la série canadienne de NASCAR en 2019, a appris cette semaine que Mopar, son principal commanditaire et celui qui met du beurre sur son pain, n’allait pas l’appuyer lors de la prochaine saison. Ce qui veut dire que le pilote originaire de Roxton Pond ne pourra vraisemblablement pas courir.

« Lorsqu’il m’a appris la nouvelle, mon patron Jon Camilleri était défait, explique Ranger. J’avais signé mon nouveau contrat récemment (un contrat d’un an) et tout était prêt en vue de la prochaine saison. Mais le coronavirus est arrivé, Chrysler a dû fermer ses usines et toutes les ententes de partenariat en sport automobile ont été annulées. Ce maudit virus fait mal à tout le monde. »

Bien sûr, direz-vous, Ranger pourrait se tourner vers d’autres entreprises. Mais à l’heure où tout ferme, à l‘heure où les mises à pied se comptent par milliers sinon par centaines de milliers, il aura de la misère à trouver du support. Même si on parle du pilote no. 1 au pays en NASCAR.

« Anyway, ce n’est pas le temps de quêter de l’argent pour les courses. Les gens sont en mode survie présentement. Les courses, c’est tellement secondaire dans le contexte actuel. »

Les gens de Mopar ont toutefois assuré Ranger qu’il demeurait leur pilote, leur homme de confiance.

« Notre relation d’affaires n’est pas terminée à jamais. C’est fini pour cette année, c’est tout », tient-il à préciser.

D’autres victimes ?

Mais voilà, on peut penser que si une multinationale comme Chrysler est dans l’obligation de mettre la hache dans ses contrats de commandites, d’autres pilotes vont aussi finir par en payer le prix, victimes des mêmes circonstances.

« Moi, je suis là, j’en parle, mais j’ai peur pour mes collègues également, dit-il. On risque tous d’avoir les mêmes problèmes. »

Pour leur part, les dirigeants de la série canadienne de NASCAR ne se sont toujours pas manifestés par rapport à la situation liée à la COVID-19. La saison doit débuter le 17 mai, à Bowmanville, et la série n’a encore émis aucune communication à cet effet.

Il y a la question de la santé publique, bien sûr, mais aussi celle de l’argent. Car s’il y a un sport où l’argent est le nerf de la guerre, c’est bien celui de la course automobile. Et la série Pinty’s a aussi besoin de ses commanditaires.

Bref, faudra voir.

Affaires

Le Cirque Éloize met à pied la majeure partie du personnel au siège social

MONTRÉAL — Le Cirque Éloize annonce qu'il met à pied la majeure partie du personnel permanent du siège social dans le Vieux-Montréal.

En fait, les mises à pied temporaires touchent 70 % des employés du siège social, soit 25 personnes, a précisé la directrice marketing et communications, Nancy Mancini.

L'organisation artistique souligne sur les réseaux sociaux que l'industrie du spectacle a été «frappée de plein fouet par la crise sans précédent» résultant de la COVID-19.

«Afin de respecter les recommandations des autorités sanitaires et nous permettre de traverser cette tempête, nous avons malheureusement dû temporairement mettre à pied la majeure partie du personnel permanent du siège social», indique le Cirque Éloize.

Une équipe réduite, en attendant un retour à la normale, assurera les suivis au besoin et travaillera au développement d'un plan de relance, fait-on valoir.

Il s'agira d'une équipe d'environ 11 personnes — à raison d'environ un à trois jours par semaine —, a indiqué Mme Mancini en entrevue.

Le Cirque Éloize espère réintégrer rapidement l'ensemble de son équipe dès que les restrictions de santé publique seront levées.

L'organisation parle d'une décision difficile, qui permettra «toutefois [aux] employés de passer du temps en famille en toute sécurité».

«La situation hors de notre contrôle à laquelle nous sommes malencontreusement tous confrontés, nous oblige à prendre un temps de recul, mais seulement pour revenir encore plus forts et pour encore longtemps», assure la direction à l'endroit des amoureux du cirque sur sa page Facebook.

Réalisant des tournées à travers le monde, le Cirque Éloize revenait justement d'une série de spectacles de la production «Hotel» en Europe.

Le Cirque Éloize avait déjà annoncé être dans l'obligation de reporter ou d'annuler les spectacles de Hotel jusqu'à la mi-avril. Il en sera de même pour le mois de mai.

L'organisation maintient pour le moment les dates prévues pour Serge Fiori, seul ensemble au Capitole à Québec à partir du 27 juin, et celles pour le spectacle Nezha à Shawinigan à partir du 7 juillet.

Le Cirque du Soleil a pour sa part récemment annulé tous ses spectacles et mis à pied la quasi-totalité de ses employés en raison de la pandémie de COVID-19.

Affaires

Achat de Transat par Air Canada: le Bureau de la concurrence préoccupé

MONTRÉAL — La prise de contrôle de Transat A.T. par Air Canada reçoit un accueil défavorable du Bureau de la concurrence du Canada, qui s'inquiète d'une hausse des prix pour les voyageurs ainsi que d'une diminution des services.

Dans son document transmis au ministre fédéral des Transports Marc Garneau, l'organisme estime que cette transaction, si elle se concrétise, risque d'avoir une incidence négative sur 83 liaisons, dont 49 entre le Canada et l'Europe ainsi que 34 autres vers les destinations soleil, en Floride, au Mexique, en Amérique centrale ainsi que dans les Caraïbes.

L'avis du Bureau, dévoilé en fin d'après-midi, vendredi, fait partie des rapports qui seront évalués par les autorités fédérales afin de pouvoir trancher. Transports Canada a jusqu'au 2 mai pour remettre son évaluation au ministre Garneau.

«L'élimination de la rivalité entre ces entreprises entraînerait une augmentation des prix, une diminution des services et une réduction importante des voyages effectués par les Canadiens sur certains trajets où leurs réseaux actuels se chevauchent», a souligné l'organisme fédéral.

Ensemble, Air Canada et la société mère du transporteur Air Transat détiendraient une part du marché transatlantique de 60 % depuis le Canada, se chevaucheraient sur certaines destinations soleil en plus d'avoir une emprise sur les voyages aériens à Montréal.

Toutefois, dans ses conclusions, le Bureau souligne que son évaluation a été menée avant que l'industrie ne soit bousculée par la pandémie de la COVID-19, ce qui a entraîné des licenciements massifs, notamment chez Transat A.T. ainsi qu'Air Canada, à la suite d'un effondrement de la demande en raison de la fermeture des frontières à travers le monde.

Les actionnaires du voyagiste avaient massivement accepté l'offre bonifiée de 18 $ par action — soit environ 720 millions $ — proposée par Air Canada. Cette transaction est également scrutée par les autorités réglementaires européennes.

Dans un communiqué, Transat A.T. a souligné que l'avis du Bureau n'ébranlait pas sa «confiance» à l'égard de son éventuel regroupement avec Air Canada, en faisant valoir des «avantages à long terme» pour «toutes les parties prenantes».

«Le rôle du commissaire se limite à étudier les impacts sur la concurrence dans le marché, autrement dit à pointer les difficultés, sans nécessairement envisager les solutions ou les mesures correctives qui pourraient être mises en place, ni prendre plus largement en compte l'intérêt public», a souligné le président et chef de la direction du voyagiste, Jean-Marc Eustache.

À son avis, il faut ainsi prendre le rapport avec «un peu de distance».

L'homme d'affaires a également estimé que dans la foulée de la crise provoquée par le nouveau coronavirus, qui a forcé Transat A.T. à interrompre son service jusqu'à la fin avril, il faudra tenir compte de l'avenir du voyagiste et de la sauvegarde des emplois, notamment, dans l'évaluation.

Selon M. Eustache, le rapport de Transports Canada, qui ne devrait pas être rendu public, devrait fournir un «éclairage plus complet sur les tenants et aboutissants de la transaction et sur l'ensemble des retombées».

Pour sa part, Air Canada a souligné que les conclusions du Bureau seraient examinées en «temps et lieu» à cause de la crise provoquée par la COVID-19.

«Notre priorité consiste à veiller sur nos employés et nos clients, et à mettre en place des mesures de compression des coûts afin de conserver des liquidités pendant la crise», a fait savoir par courriel une porte-parole de la société, Pascale Déry.

À la Bourse de Toronto, le titre du voyagiste québécois a clôturé à 9,49 $, soit bien en deçà du prix offert par le plus important transporteur aérien au pays, ce qui suggère que certains ont des doutes quant à la possibilité de voir la transaction aller de l'avant. L'action d'Air Canada a de son côté abandonné 1,16 $, ou 6,48 %, pour terminer à 16,75 $.

Affaires

Métro Média annonce la mise à pied temporaire de 40 % de ses employés

MONTRÉAL — Métro Média, propriétaire du journal gratuit Métro à Montréal et d'une vingtaine d'autres journaux locaux, annonce la mise à pied temporaire de 40 % de ses employés.

L'entreprise parle de «mesures importantes afin de protéger l'avenir de ses journaux».

Tous les départements de l'entreprise sont touchés par ces mesures, incluant la salle de rédaction, a indiqué Métro Média, vendredi, par communiqué.

«La presse écrite était déjà fragile avant la crise actuelle [de la] COVID-19. Cette dernière oblige les annonceurs de Métro Média à fermer leurs portes ou à suspendre leurs activités. Métro Média subit les contrecoups de la situation», fait-on valoir.

Andrew Mulé, directeur général de Métro Média, a précisé par courriel que les mesures touchent un peu plus de 40 personnes, soit des mises à pied temporaires pour 23 travailleurs et des réductions du temps de travail pour les autres.

Ce sont 17 employés dans la «salle de rédaction» — en charge du journal Métro mais aussi des autres journaux du groupe, comme le Courrier Ahuntsic Cartierville ou le Charlesbourg Express — qui sont visés par ces mesures.

Métro Média affirme qu'elle poursuivra tout de même sa mission d'informer gratuitement, bien qu'«amputée de la majeure partie de ses ressources».

Le journal Métro continuera d'être publié cinq jours par semaine. Malgré une diminution du tirage en raison de la chute de l'achalandage dans les stations de métro, il demeure accessible, souligne Métro Média.

Le journal Métro révise régulièrement sa distribution afin d'être disponible où les lecteurs se trouvent, principalement dans les commerces d'alimentation.

Les 25 journaux locaux de Montréal et de Québec continueront d'être publiés.

Métro Média demeure actif en ligne.

Actualités

Compenser les bas salariés: preuve que le salaire minimum est trop bas, dit Boyer

MONTRÉAL — Le fait que le premier ministre François Legault évoque la nécessité de compenser les bas salariés pour qu’ils aient intérêt à continuer à travailler, malgré la prestation fédérale de 2000 $ par mois, prouve la nécessité de hausser le salaire minimum, estime le président de la FTQ, Daniel Boyer.

La plus grande centrale syndicale du Québec, qui y représente plus de 600 000 travailleurs, a lancé le bal, le 1er mai 2016, du mouvement en faveur d’une hausse du salaire minimum à 15 $.

En entrevue vendredi, M. Boyer a dit estimer que le débat qui a cours depuis que le fédéral a lancé sa Prestation d’urgence de 2000 $ par mois, pour compenser la perte de revenu des travailleurs victimes de la COVID-19, démontre toute la pertinence de cette revendication.

Depuis, plusieurs travailleurs à bas salaire ont critiqué le fait qu’ils gagneraient davantage avec cette prestation d’urgence que s’ils continuaient à travailler — parfois au péril de leur santé.

Il s’agit des préposés aux bénéficiaires qui travaillent dans les résidences privées pour personnes âgées, des commis d’épicerie, caissières, employés du commerce de détail et autres.

Le fait que le premier ministre Legault ait indiqué en conférence de presse que le ministre des Finances allait trouver un moyen pour les compenser démontre que ces salaires sont trop bas, argue M. Boyer.

Arts

Les nommés aux prix Écrans canadiens devront attendre encore

TORONTO — Les nommés aux prix Écrans canadiens cette année devront attendre encore un peu plus avant de savoir s’ils remportent un trophée.

L’Académie canadienne du cinéma et de la télévision a dit reporter l’annonce des lauréats étant donné la grande incertitude entourant la pandémie de COVID-19.

Plus tôt ce mois-ci, l’Académie avait annulé la cérémonie qui devait être télédiffusée dimanche, ainsi que les événements prévus à la fin du mois de mars à Toronto, à Montréal et à Vancouver liés à la Semaine du Canada à l’écran.

Les organisateurs ont publié vendredi un communiqué, affirmant que l’Académie demeurait déterminée à célébrer les lauréats cette année au moment jugé opportun.

Deux films québécois, Antigone et The Twentieth Century, sont finalistes dans la catégorie du meilleur film.

Le Chant des noms, de François Girard, est cité neuf fois, mais pas dans les catégories du meilleur film ou de la meilleure réalisation.

L’Académie canadienne du cinéma et de la télévision décerne aussi ses prix Écrans aux artisans de la télévision en anglais — les productions francophones reçoivent des prix Gémeaux au Québec.

C’est la comédie Schitt’s Creek qui domine la liste des finalistes, avec 26 nominations, suivie d’Anne with an E avec 17 et Cardinal avec 14.

Arts

Bob Dylan sort une chanson de 17 minutes, première nouveauté depuis huit ans

NEW YORK — Le chanteur américain et Prix Nobel de littérature Bob Dylan a publié vendredi une chanson inédite de 17 minutes consacrée à l’assassinat de John Fitzgerald Kennedy et taillée pour cette période de confinement.

C’est le premier titre original sorti par l’artiste depuis huit ans.

Murder Most Foul ressemble davantage à un poème en vers déclamé lentement par un Bob Dylan accompagné au piano, aux percussions et au violoncelle, qu’à une chanson classique avec couplets et refrain.

«C’était un jour sombre à Dallas», commence-t-il. «Novembre 63. Une journée qui restera tristement célèbre.»

Suit un récit du déroulement de cette journée, mélangé à une réflexion sur cette époque, matinée de saillies métaphysiques.

Bob Dylan a profité de la sortie de ce titre, dont il n’a pas indiqué quand il avait été conçu, pour remercier ses fans de leur «soutien et fidélité au fil des années», dans un message publié sur Twitter.

Le chanteur de 78 ans n’avait plus publié de musique nouvelle depuis la sortie de son album Tempest, en 2012.

Le Prix Nobel de littérature 2016 continue à se produire régulièrement en concert.

S’il a annulé une série de spectacles prévus en avril au Japon du fait de la pandémie de coronavirus, il a, pour l’instant, maintenu le calendrier d’une tournée en Amérique du Nord, avec un premier concert le 4 juin à Bend, dans l’État américain de l’Oregon.


Actualités

Le cri du cœur d'une artiste

Martine* travaille dans le milieu artistique de Québec depuis une vingtaine d’années. La précarité, elle connaît. D’une pige à l’autre, que ce soit pour une tâche d’enseignement ou pour le Carrefour international de théâtre, elle a toujours réussi à tirer son épingle du jeu. Or, elle qui se croyait admissible à la Prestation canadienne d’urgence (PCU) déplore que son cas, à l’instar de nombreux collègues, «ne fitte pas dans les petites cases».

Le cri du cœur de Martine résonne à l’autre bout du fil. Posée et articulée, elle raconte son histoire pour éveiller les consciences en ces temps difficiles, au nom de l’équité et de la justice. «Je le fais pour l’ensemble de ma communauté, car nous sommes plusieurs dans la même situation. Mon exemple est pertinent. Il ressemble à celui de beaucoup d’autres personnes.»

Martine était sans boulot au moment du déclenchement de la crise. Elle attendait «avec impatience» quelques contrats printaniers pour renflouer les goussets familiaux. Ne pouvant se permettre d’attendre plus longtemps, elle a déniché un emploi à temps partiel dans le domaine alimentaire. Le boulot lui rapporte environ 800 $ par mois. C’est là que le bât blesse.

«J’étais ravie d’entendre qu’on n’allait oublier personne dans le programme d’aide du gouvernement fédéral [qui procure 2000 $ mensuellement pendant une période maximale de quatre mois]. Malheureusement, selon les critères, dès qu’on a touché un revenu de travail à temps partiel, et même si on a perdu des contrats à cause de la pandémie, on est admissible à aucune aide. Il faut avoir vécu 14 jours consécutifs sans revenus pour se qualifier.»

«J’y vois un incitatif à ne pas se débrouiller par soi-même, voire à ne pas travailler du tout, déplore-t-elle. Ce serait plus payant de rester chez moi à ne rien faire, à ne pas être utile à la société.»

Méconnaissance

Martine, qui a deux enfants à la maison, ne peut compter financièrement sur son conjoint. Artiste pigiste également, il vit une situation similaire. Deux «contrats majeurs» viennent de passer à la trappe. Puisqu’il touche un «mini salaire» de 125 $ par semaine, comme professeur dans un cégep, il est disqualifié pour le PCU.

«Je pense qu’il y a une méconnaissance de notre réalité, à nous, les pigistes du domaine culturel, plaide-t-elle. On est toujours à la pêche aux contrats afin de réussir à boucler notre budget. Ce sont plusieurs employeurs qui nous donnent, parfois quelques heures de travail, parfois quelques semaines ou quelques mois. Mais en bout de ligne, c’est l’ensemble de tous ces contrats qui nous permettent de tirer notre épingle du jeu. Nous sommes habitués à vivre avec peu, mais tout de même...»

L’artiste refuse néanmoins de lancer la pierre au gouvernement qu’elle estime «de bonne foi». Mais il est impérieux que les fonctionnaires prennent en considération le mode de travail «atypique» des travailleurs comme elle. «J’aimerais que le gouvernement comprenne que des gens conservent des emplois à temps partiel, mais qui ne sont pas suffisants pour assurer leur survie. Il faudrait que le PCU vienne compléter ces revenus. Si on gagne 200 $ par mois, est-ce que le programme ne pourrait pas ajouter 1800 $ afin qu’on puisse atteindre le fameux 2000 $?»

Banque alimentaire

Martine a interpellé les députés provincial et fédéral de sa circonscription, ainsi que l’Union des artistes (UDA), mais tous s’en remettent aux modalités du programme d’aide. L’UDA n’a pas donné suite à la demande d’informations du Soleil.

Depuis un mois, face à la précarité de sa situation familiale, Martine se rend à une banque alimentaire pour faire le plein de provisions. «Je me suis résignée à y aller. C’est complètement nouveau dans ma vie, mais je n’ai pas honte. Je suis instruite, je travaille, je suis utile à la société, je suis compétente. Le gouvernement a dit qu’il ne voulait échapper personne, alors je vais me battre. S’il a l’information et de la pression, il peut réajuster le tir.»

* Prénom fictif

COVID-19

Nouveau-Brunswick: accusés de voies de fait pour avoir toussé sur un colocataire

ROTHESAY — Deux hommes du Nouveau-Brunswick récemment rentrés de voyage ont été accusés de voies de fait pour avoir délibérément toussé en direction d'un colocataire dans une maison de chambres.

Les deux suspects seraient récemment revenus de République dominicaine et auraient omis de se placer en isolement pour une période de 14 jours. Une mesure exigée pour tout voyageur par les autorités fédérales de santé publique de même que par la loi provinciale.

Selon ce que rapporte la police régionale de Kennebecasis, les patrouilleurs ont répondu à un appel d'urgence jeudi matin dénonçant le comportement des deux suspects qui auraient omis de se placer en isolement à leur retour au pays.

«Au cours de notre enquête, il a été révélé que les deux hommes avaient toussé sur d'autres résidents de la maison», a déclaré vendredi le chef du service de police Wayne Gallant.

«Les deux suspects ont été accusés de voies de fait», a-t-il précisé. L'un des suspects réside dans la maison de chambre et l'autre est son compagnon de voyage.

La propriété est située sur le chemin Hampton, à Rothesay, au nord-est de Saint-Jean.

L'enquêtrice Anika Becker relate qu'un homme de 41 ans qui habite la maison de chambres s'est plaint auprès des deux hommes de ne pas avoir respecté la règle d'isolement. Ce serait à ce moment que ceux-ci ont commencé à délibérément tousser en sa direction.

Cet horrible incident survient au moment où 51 nouveaux cas de contamination ont été rapportés dans les provinces maritimes.

Le Nouveau-Brunswick a déclaré l'état d'urgence le 19 mars après que le premier ministre Blaine Higgs eu déploré que trop peu de citoyens respectaient les consignes d'éviter les rassemblements.

La Force policière de Kennebecasis invite les citoyens qui croient que des personnes ne s'isolent pas adéquatement à ne pas régler la question eux-mêmes, mais plutôt à faire usage sans frais de la ligne téléphonique de dénonciation mise en place par le gouvernement du Nouveau-Brunswick.

Le numéro à composer est le 1-844-462-8387, avant 16h30. Par la suite, un courriel peut être transmis à l'adresse helpaide@gnb.ca.

Incident à Terre-Neuve

Un autre incident est survenu jeudi dans l'ouest de l'île de Terre-Neuve. Les policiers ont arrêté une femme pour la deuxième fois alors qu'elle aurait refusé de s'isoler à la maison depuis son retour de voyage en dehors de la province.

La femme de 53 ans a été arrêtée à Corner Brook au lendemain de sa première libération pour avoir contrevenu à la Loi sur la protection et la promotion de la santé publique de Terre-Neuve-et-Labrador.

Celle-ci pourrait devoir payer une amende de 500 $ à 2500 $ ou encore devoir purger jusqu'à six mois de prison.

Actualités

Édith Blais est rentrée à Sherbrooke

Édith Blais est rentrée à la maison. Dans un communiqué diffusé par sa famille jeudi soir, on annonce que la jeune femme, enlevée au Burkina Faso en décembre 2018, est en bonne santé et qu’elle se sent bien physiquement et mentalement.

La Sherbrookoise se trouve actuellement en quarantaine auprès de sa famille.

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