Justice et faits divers

«Actions indécentes» dans les parcs de Québec: 11 hommes reçoivent des contraventions

La police de Québec a remis des contraventions à près d’une douzaine d’hommes qui se seraient livrés à des «actions indécentes» à l’Arboretum du domaine de Maizerets et dans le secteur des battures de Beauport, ces deux dernières semaines.

À la suite de plusieurs plaintes de citoyens, le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) a effectué deux opérations de surveillance les 12 et le 18 juin. 

Lors de ces deux opérations, les policiers ont interpellé onze contrevenants qui ont reçu des constats d’infraction de 150 $.  

D’autres opérations vont avoir lieu. «Le SPVQ intensifiera sa présence dans les parcs de l’agglomération de Québec au cours de la période estivale afin de s’assurer que ces endroits demeurent des milieux de  vie  sécuritaires  et  respectueux», indique David Poitras, porte-parole du SPVQ. 

Des  patrouilleurs à vélo et des policiers en civil aideront les patrouilleurs à assurer la surveillance. 

Presque chaque année au printemps et l’été, le SPVQ mène des opérations dans des parcs reconnus comme lieux de rencontre pour des hommes gais. Des citoyens se plaignent d’être témoins de gestes sexuels et les policiers tentent d’intervenir pour éviter que ça se reproduise. 

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Le SPVQ invite les citoyens à lui transmettre tout renseignement concernant des activités illicites dans les en  composant  le  9-1-1  pour  une  intervention  immédiate.  Pour transmettre  une  information  qui  sera traitée  de  façon  confidentielle,  composez  le 418641-AGIR  (2447)  et  pour  les  gens  de  l’extérieur  de  la  ville  de  Québec,  le1-888-641-AGIR, sans frais.

Santé

Climatisation des CHSLD: encore beaucoup de travail à faire, selon l’AQRP

Des données obtenues en vertu de la loi d’accès à l’information font dire à l’Association québécoise des retraité(e)s des secteurs public et parapublic (AQRP) qu’il reste encore beaucoup de travail à faire pour s’assurer que les aînés des CHSLD «ne voient pas leur santé mise à mal lors des périodes de chaleur intense».

L’été dernier, plusieurs dizaines de décès liés à la chaleur extrême ont été dénombrés au Québec, dont au moins un en CHSLD. Si les résidents des CHSLD ont le droit d’installer un climatiseur personnel dans leur chambre, les infrastructures ne le permettent souvent pas, notamment en raison de la vétusté des systèmes électriques.

En 2013, l’AQRP avait mené une enquête sur l’état de la climatisation dans les CHSLD, révélant qu’un peu moins de 8% des chambres étaient climatisées par l’établissement, et que 82% des centres d’hébergement étaient munis d’au moins une salle commune climatisée.

Afin de vérifier la progression de la situation six ans plus tard, l’Association a envoyé au cours des dernières semaines des demandes d’accès à l’information à l’ensemble des CISSS et CIUSSS de la province. Sur les 22 CISSS et CIUSSS, 15 ont fait parvenir des données à l’AQRP, qui les a compilées et transmises au Soleil. 

En date du 1er mai dernier, 24% des chambres des centres d’hébergement publics étaient climatisées par l’établissement, et près de 95% des CHSLD disposaient d’au moins une salle commune climatisée, en hausse de 16 et de 13 points de pourcentage respectivement par rapport aux données de 2013. 

C’est au CIUSSS du Saguenay Lac-Saint-Jean qu’on retrouve la plus grande proportion de chambres climatisées par l’établissement, avec près de 68% (292 sur 425 chambres). Vient ensuite le CISSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec, avec près de 61% (1345 sur 2219 chambres). 

À l’opposé, le CISSS de Lanaudière fait piètre figure, alors qu’aucune de ses 1088 chambres n’est climatisée. Les CISSS de Chaudière-Appalaches et de la Montérégie-Centre ne font gère mieux, avec respectivement 1,7% et 1,8% de chambres climatisées (24 sur 1440 chambres et 14 sur 799 chambres respectivement). 

Dans les établissements de Montréal, c’est environ 30% des chambres des CHSLD qui sont climatisées. Pour la région de la Capitale-Nationale, l’AQRP n’a pas obtenu de données.

L’Association se réjouit que près de 100% des établissements publics d’hébergement soient munis d’au moins une pièce commune climatisée. Mais encore trop peu de chambres sont climatisées, bien qu’il y ait eu une légère amélioration, note-t-elle. 

«C’est sûr que ce n’est pas suffisant et qu’il reste encore beaucoup de travail à faire, notamment à Montréal, où il faut avoir une très grande préoccupation», souligne la présidente de l’AQRP, Rose-Mary Thonney.

Il n’empêche, les données démontrent «une sensibilisation accrue de la part des établissements et du gouvernement face aux canicules, qui ne vont pas aller en diminuant», observe Mme Thonney.

La présidente de l’AQRP est consciente que tous les établissements n’ont pas la possibilité de climatiser leurs chambres. «Mais quand il y a des rénovations, il faut penser climatisation», estime-t-elle. 

D’autres solutions comme la plantation de verdure autour de l’établissement pour diminuer la masse thermique et la protection des murs et des fenêtres pour empêcher la chaleur d’entrer peuvent aussi être envisagées, selon Mme Thonney.

À défaut de pouvoir rafraîchir davantage les CHSLD, il faut mettre en place des mesures préventives renforcées en période de chaleur extrême, dit la présidente de l’AQRP. «Il faut faire plus de tournées des chambres pour s’assurer que les aînés sont suffisamment hydratés, qu’ils sont en forme, qu’ils vont faire un tour dans la salle commune climatisée. […] C’est un droit pour les aînés que de pouvoir passer à travers une canicule sans y laisser sa vie.»

En avril, Le Soleil rapportait qu’en prévision de la saison estivale, le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) avait demandé aux établissements ayant une mission de soins de longue durée d’élaborer avant le 31 mai une procédure permettant de faire face aux épisodes de chaleur extrême. Il réclamait notamment que tous les CHSLD soient munis d’au moins un espace commun frais, climatisé ou déshumidifié, et que «des mesures d’ordre préventif, de surveillance, de vigie et de formation du personnel» soient mises en place.

Pour 2018-2019, le MSSS a alloué une enveloppe budgétaire de 35 millions $ pour réaliser des projets de rénovation fonctionnelle mineure en CHSLD. Selon une porte-parole du ministère, Noémie Vanheuverzwijn, «l’ajout de climatiseurs pour créer des zones refuges est l’une des priorités de cette enveloppe budgétaire».

Actualités

Bals et alcool: quelques conseils pour les jeunes et leurs parents

MONTRÉAL - La saison des bals de fin d’année bat son plein, et qui dit bal de fin d’année dit aussi souvent consommation d’alcool... avec ou sans modération.

Un spécialiste du CHU Sainte-Justine, le docteur Olivier Jamoulle, a expliqué dans un long courriel envoyé à La Presse canadienne que les adolescents sont plus sensibles aux effets de l’alcool, comparativement aux adultes, en raison de leur poids plus faible, de l’immaturité du métabolisme de leur foie et de leur cerveau qui est encore en plein développement.

Ses conseils pour les jeunes:

- La modération est et sera toujours leur meilleur allié;

- Privilégier les breuvages que l’on sirotera plus longtemps (les «longs drinks») et non pas l’alcool fort (les «shooters»);

- Éviter à tout prix de mélanger les boissons énergisantes et l’alcool, puisqu’on ressentira alors moins l’effet de l’alcool et qu’on risquera donc d’en consommer davantage;

- Ne jamais participer à une beuverie express, pendant laquelle plus de cinq consommations seront prises en très peu de temps;

- Évidemment, ne jamais conduire après avoir bu ni même monter dans la voiture de quelqu’un qui a bu;

- Et en groupe, toujours désigner quelqu’un qui ne boira pas et qui sera responsable de la sécurité des autres, particulièrement à l’époque des drogues que l’on peut glisser dans le verre de quelqu’un à son insu.

Aux parents, le docteur Jamoulle conseille de ne jamais se gêner pour communiquer avec les adultes responsables de l’endroit où aura lieu la fête; cela permettra d’en savoir plus concernant la consommation d’alcool prévue et leur attitude face à la chose. Les parents inquiets peuvent aussi s’adresser à leur médecin ou consulter le site d’Éduc’Alcool.

Le médecin utilisera l’acronyme ADOSPA pour mesurer l’intensité de la consommation et ses risques:

A: pour auto et alcool

D: bois-tu pour te détendre? (ce qui pourrait indiquer la présence d’un trouble anxieux)

O: as-tu déjà oublié des événements sous l’effet de l’alcool?

S: bois-tu seul? (ce qui pourrait indiquer un risque de dépendance)

P: as-tu déjà eu des problèmes en lien avec alcool (police, école, etc.)

A: les amis ou la famille t’ont-ils déjà dit de réduire ta consommation?

La consommation d’alcool auprès des jeunes semble diminuer depuis le début des années 2000. Au Québec, chez les adolescents au secondaire, la consommation d’alcool à vie est passée de 62 pour cent en 2010 à 55 pour cent en 2017, selon l’Institut de la statistique du Québec.

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Sur Internet:

educalcool.qc.ca/

Faits divers

À 160 km/h sur l’autoroute avec les capacités affaiblies par l’alcool

Trois-Rivières — Un homme a été arrêté, lundi, vers 20 h 30, sur l’autoroute 40 ouest, dans le secteur Pointe-du-Lac, à Trois-Rivières, non seulement parce qu’il roulait à 160 km/h mais aussi parce qu’il avait possiblement abusé de l’alcool.

Comme les policiers avaient des motifs de croire que le conducteur avait les capacités affaiblies par l’alcool, ils ont procédé à son arrestation.

L’homme de 63 ans, de Bristol, en Outaouais, a été amené au poste afin de fournir des échantillons d’haleine qui ont révélé des résultats supérieurs à la limite d’alcool permise par la loi, explique la Sûreté du Québec. 

 Le permis de conduire du suspect a été suspendu pour trois mois et il a reçu un constat d’infraction de 1228 $  accompagné de 14 points d’inaptitude. Il a été libéré et va comparaître par voie de sommation.

fait divers

Deux hommes arrêtés avec des stupéfiants... et de jeunes enfants à bord

Deux jeunes enfants se trouvaient à bord d’un véhicule conduit par un conducteur sous l’effet de la drogue et qui transportait une quantité importante de stupéfiants.

Un autre homme qui prenait place dans le véhicule intercepté par des agents de la Régie de police de Memphrémagog (RPM) mardi a aussi été arrêté.

Vers 19h20, lors d’une interception de routine, les policiers de la RPM ont procédé à l’arrestation des deux suspects pour possession de drogue dans le but d’en faire le trafic. Un de ces suspects, le conducteur, a également été arrêté parce que ses capacités étaient affaiblies par la drogue, alors qu’il était au volant de son véhicule. Les deux enfants qui accompagnaient ces individus sont âgés de seulement deux et trois ans, rapporte Mickaël Laroche, agent aux relations médias à la RPM.

«Tout a débuté vers 19h20, alors qu’un agent de la RPM a procédé à l’interception d’un véhicule Honda Accord 2004 noir sur le Chemin de Georgeville, à Magog. Après avoir senti une forte odeur de cannabis qui se dégageait de l’habitacle de l’automobile, le policier a procédé à l’arrestation du conducteur qui avait plusieurs conditions de remise en liberté à respecter, dont ne pas posséder ou consommer de drogue ou d’alcool. Ces conditions faisaient suite, entre autres, à une accusation antérieure de trafic de stupéfiants», raconte-t-il.

«Lors de la fouille du véhicule, les policiers ont trouvé des instruments servant à la vente et à la consommation de stupéfiants, ainsi qu’une importante quantité de drogue.»

Le passager, un individu de 30 ans de Windsor, a également été arrêté. «Ce dernier avait aussi plusieurs conditions à respecter pour probations et à une ordonnance de sursis, dont s’abstenir de communiquer avec des personnes qui font la vente, l’usage ou le trafic de drogue et s’abstenir de consommer ou posséder de la drogue», ajoute M. Laroche.

Les enfants qui étaient assis à l’arrière du véhicule au moment des événements ont été remis à un membre de la famille et un signalement à la Direction de la protection de la jeunesse sera fait, dit-il.

«Comme les policiers soupçonnaient que le conducteur était sous l’influence de la drogue au moment où il conduisait son véhicule, ce dernier a été soumis à des épreuves de coordination de mouvement une fois rendu au poste de police», enchaîne Mickaël Laroche.

«Le Sherbrookois, âgé de 30 ans, a échoué aux tests et a dû fournir un échantillon d’urine. Par ailleurs, son permis de conduire a été suspendu pour une période de 90 jours. L’individu avait déjà une accusation du même type qui pesait contre lui.»

Les deux suspects, ayant de lourds passés judiciaires, doivent faire face à d’autres accusations

La fouille du véhicule et des individus a permis de saisir des comprimés méthamphétamines (à confirmer après analyse), des champignons magiques, des comprimés avec l’inscription Cialis (sans ordonnance), du cannabis, de la cocaïne, des stéroïdes et substance pouvant être du GHB, énumère-t-on. Les policiers ont aussi saisi environ 3000$ en argent canadien, trois téléphones cellulaires, un bâton télescopique (arme prohibée) et de l’alcool (bouteille de 375ml de Whisky 40% et cannettes de bière).


Affaires

La CDPQ prête à affronter l’ex-patron d’Otéra, qui conteste son congédiement

MONTRÉAL - La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) se dit prête à se défendre devant les tribunaux si l’ex-dirigeant de sa filiale Otéra Capital Alfonso Graceffa, qui conteste son congédiement, décide d’emprunter la voie judiciaire.

Quatre personnes, dont M. Graceffa, avaient perdu leur emploi le 28 mai dernier au terme d’une enquête indépendante commandée par le bas de laine des Québécois à la suite de reportages embarrassants entourant certains gestes posés par des responsables de sa filiale spécialisée dans le financement hypothécaire.

Mercredi, dans un communiqué, M. Graceffa a critiqué la CDPQ en lui reprochant «l’opération de relations publiques» visant à le «discréditer», offrant au passage son «entière collaboration» à l’Unité permanente anticorruption (UPAC).

Sans préciser s’il avait entrepris des démarches à l’endroit de son ancien employeur, il affirme vouloir «rétablir sa réputation».

«Les reproches évoqués contre moi sont basés sur des faits incomplets et pris hors contexte (et) constituent une atteinte inacceptable et injustifiée à ma réputation», précise M. Graceffa, estimant qu’il n’y a eu «aucune preuve de fraude ou de blanchiment d’argent touchant le portefeuille d’Otéra ni de transactions frauduleuses».

Par l’entremise d’une déclaration publiée en ligne, la CDPQ a répliqué en affirmant qu’elle comptait défendre «avec vigueur la décision de congédier pour cause M. Graceffa.

Elle souligne que les «manquements éthiques graves» qui se trouvaient dans le rapport d’enquête ne «correspondent d’aucune façon aux normes élevées» qui s’appliquent au grand patron d’une filiale d’une institution publique.

«La Caisse et ses filiales ne verseront aucun sou d’indemnité des épargnes des Québécois à quelqu’un qui a rompu le lien de confiance par des manquements éthiques graves, indique-t-elle. Si M. Graceffa décide de lancer des poursuites sur son congédiement pour cause, nous sommes prêts à faire la démonstration détaillée de notre preuve et des faits ayant mené au congédiement pour cause devant le tribunal.»

L’enquête, qui a coûté 5 millions $, avait relevé des manquements éthiques tout en soulignant qu’il n’y avait aucune preuve de fraude ou de blanchiment d’argent concernant le portefeuille d’Otéra et qu’il n’y avait aucun élément permettant de croire qu’il y ait eu des transactions frauduleuses.

Toutefois, le rapport ne nommait pas les personnes à qui l’on reprochait des manquements éthiques.

En plus de M. Graceffa, la vice-présidente au financement immobilier Québec et Est du Canada, Martine Gaudreault, ainsi que l’économiste Edmondo Marandola, avaient également perdu leur poste.

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actualités

L'aspirateur de plastiques Hoola One décroche un prix international

MONTRÉAL - Une machine inventée par des étudiants en génie de l'Université de Sherbrooke pour débarrasser les plages des microparticules de plastique qui les polluent a remporté samedi le premier prix d'une compétition internationale organisée à l'Université de la Californie à San Diego, a appris en primeur La Presse canadienne.

Les jeunes Québécois ont devancé 44 équipes représentant plus de 25 universités et 12 pays pour remporter l'édition 2019 du Fowler Global Social Innovation Challenge et décrocher le premier prix de 22 000 $ US dans la catégorie «Changemaker».

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L'aspirateur de plastiques Hoola One remporte de prestigieux prix

Une machine pour ramasser le microplastique à Hawaï

«Le concept en tant que tel est assez simple, mais le procédé de tous les éléments ensemble ajoute de la complexité», a confié à La Presse canadienne un des instigateurs du projet, Samuel Duval.

La machine Hoola ONE est née d'un projet que les étudiants devaient compléter dans le cadre de leur baccalauréat en génie mécanique. Inspirés par la suggestion d'un ami, ils ont communiqué avec une organisation hawaïenne qui oeuvre à nettoyer les plages de l'archipel.

Hawaii Wildlife Fund leur a confié que son plus grand défi était le nettoyage des microparticules de plastique, à savoir les débris qui mesurent moins de cinq millimètres. La machine des jeunes inventeurs est donc dotée de filtres capables de récupérer des microparticules mesurant jusqu'à 50 microns (un micron étant la moitié de l'épaisseur d'un cheveu humain).

Restait maintenant à la mettre à l'épreuve sur le terrain.

Une des pires plages du monde

La plage hawaïenne de Kamilo est considérée comme étant l'une des plus polluées du monde. C'est donc là que s'est rendue l'équipe de Hoola ONE fin avril, afin de tester sa machine dans des conditions réelles pendant deux semaines.

La remorque de trois mètres est amenée sur la plage devant être nettoyée. Un opérateur utilise alors le tuyau d'aspiration pour ramasser le mélange de sable et de plastique, qui tombe dans un réservoir d'emmagasinement.

Quand ce réservoir est plein, il est transvidé dans un grand réservoir de décantation qui a préalablement été rempli avec l'eau de la mer.

«Le but est (...) de séparer les agrégats de sable et de plastique qui ont été faits, a expliqué Samuel Duval. Par décantation, le sable tombe au fond, le plastique remonte à la surface et flotte, et de cette façon, en créant un trop-plein dans le réservoir, on peut récupérer toutes les particules de plastique qui sont amenées vers des filtres allant jusqu'à 50 microns.»

Le sable propre est ensuite rejeté sur la plage.

On estime que 95 pour cent des déchets de plastique se trouvent dans les premiers 15 centimètres de sable, mais la profondeur que peut nettoyer Hoola ONE ne dépendra que de la patience de l'opérateur. La machine peut traiter 15 mètres carrés par heure et doit être nettoyée périodiquement, en raison du contact avec l'eau salée.

«À Hawaï, on a pu valider notre concept, voir ce qui fonctionnait un peu moins bien afin de pouvoir améliorer notre prochaine version, a dit M. Duval. (Les écologistes hawaïens) nous ont suggéré pour le futur d'essayer de faire une version un peu plus petite, y aller avec le même concept, mais une version plus portative, et on travaille là-dessus présentement.»

Il confie toutefois que les défis d'ingénierie à surmonter avant d'en arriver à une version portable sont considérables.

Recherche de partenaires

Trois des douze étudiants originalement impliqués dans le projet s'y consacrent dorénavant à temps plein. Lors de leur retour au Québec, le 28 juin, ils exploreront quels partenariats ils sont en mesure de nouer avec des entreprises.

«On a déjà rencontré des partenaires potentiels au Québec, donc là ce sera de voir quelle décision on prend par rapport à tout ça», a confié Samuel Duval.

Leur visite à Hawaï leur a permis de réaliser que Hoola ONE est peut-être plus qu'un prototype, mais ils ne sont pas encore prêts à parler d'un produit fini.

«Il y a peut-être des petites modifications qu'on doit apporter, mais on a quand même des performances intéressantes avec ce qu'on a fabriqué et on est assez satisfaits», a dit M. Duval.

Mais paradoxalement, leur but ultime est de voir le jour où leur machine sera devenue inutile.

«Ce n'est pas une raison pour continuer à consommer autant de plastique. Il faut vraiment régler le problème à la source», prévient Samuel Duval.

Actualités

Opioïdes: des Repaires jeunesse du Canada obtiennent de la naloxone

CALGARY - Des Repaires jeunesse du Canada de partout au pays recevront gratuitement un médicament permettant de renverser les effets d’une surdose d’opioïdes.

L’organisation jeunesse a annoncé un partenariat de trois ans avec Adapt Pharma Canada, qui fabrique le Narcan, ou chlorhydrate de naloxone.

Le vaporisateur nasal sera disponible dans 700 Repaires jeunesse du pays.

Ceux-ci peuvent être situés notamment dans des maisons des jeunes, des refuges d’urgence, des foyers de groupe ou des écoles secondaires.

Jeff Dyer, PDG de la section de Calgary des Repaires jeunesse, a déclaré que le personnel était déjà formé pour l’injection de naloxone et que le vaporisateur nasal serait beaucoup plus facile à administrer.

Selon M. Dyer, trois jeunes impliqués dans les Repaires de Calgary sont décédés l’année dernière après avoir consommé des drogues contenant du fentanyl, un puissant opioïde.

La naloxone leur aurait sauvé la vie, a-t-il ajouté.

«Sans aucun doute, à l’avenir, cela pourra en sauver beaucoup plus», a indiqué M. Dyer.

«Nous ne maîtrisons pas la crise des opioïdes dans notre pays. C’est donc un moyen d’y remédier dans l’intervalle.»

Selon l’Institut canadien d’information sur la santé, les intoxications par opioïdes ont augmenté de 53 pour cent chez les jeunes de 15 à 24 ans entre 2013 et 2017.

M. Dyer a noté que plusieurs jeunes de son organisation sont particulièrement vulnérables, car ils doivent souvent faire face à des problèmes d’itinérance et des traumatismes.

Le vaporisateur sera gardé sous clé et sous la supervision du personnel des Repaires jeunesse. Mais dans certains cas, lorsque les jeunes sont sans abri ou vivent seuls, M. Dyer a expliqué qu’on pouvait leur donner le médicament à prendre avec eux au cas où eux-mêmes ou quelqu’un qu’ils connaissent sont victimes d’une surdose.

Le directeur général d’Adapt Pharma a déclaré que le partenariat était important.

«Cela signifie que nous sommes en mesure de toucher encore plus de jeunes de nos communautés et de nous assurer que les ressources et les informations dont ils ont besoin sont facilement accessibles», a déclaré David Renwick dans un communiqué.

«L’objectif est d’avoir autant de naloxone que possible dans la communauté.»

Affaires

L’inflation bondit en mai au Canada, en partie à cause des aliments

OTTAWA - L’Indice des prix à la consommation (IPC) a progressé de 2,4 pour cent d’une année à l’autre en mai au Canada, en hausse par rapport à l’augmentation de 2 pour cent enregistrée en avril.

Statistique Canada explique qu’il y a eu une série d’augmentations généralisées. Les prix plus élevés des aliments, de 3,5 pour cent, et des transports, de 3,1 pour cent, ont particulièrement contribué à la croissance accrue de l’indice des prix d’ensemble.

L’indice des prix d’achats de véhicules automobiles a crû de 4,2 pour cent comparativement à mai 2018, mois où les fabricants ont offert plus de rabais sur les camions neufs. Il s’agit de l’augmentation la plus prononcée d’une année à l’autre de cet indice depuis octobre 2016.

Les consommateurs ont déboursé 3,7 pour cent de moins pour l’essence comparativement à mai 2018. Sans l’essence, l’IPC a progressé de 2,7 pour cent d’une année à l’autre, en hausse par rapport à l’augmentation de 2,3 pour cent enregistrée en avril.

Statistique Canada ajoute que les prix ont augmenté dans une plus grande mesure d’une année à l’autre dans sept provinces en mai comparativement à avril. Le Québec est la seule province où l’indice des prix de l’hébergement des voyageurs a augmenté d’une année à l’autre en mai, de 4,6 pour cent, en raison de la hausse de la demande pendant une série de festivals et de concerts qui y ont eu lieu.

Au Québec, tout comme pour l’ensemble du Canada, l’Indice des prix à la consommation a progressé de 2,4 pour cent d’une année à l’autre en mai, en hausse par rapport à l’augmentation de 1,7 pour cent enregistrée en avril.

D’avril à mai, l’IPC a augmenté de 0,2 pour cent au Nouveau-Brunswick, à 2,1 pour cent, de 0,3 pour cent en Nouvelle-Écosse, à 1,9 pour cent, et de 0,3 pour cent à l’Île-du-Prince-Édouard, à 1,2 pour cent.

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Justice et faits divers

Quatre ans de prison pour avoir fait vivre un enfer à sa conjointe

TROIS-RIVIÈRES — Un homme de 46 ans qui a fait vivre un enfer à sa conjointe en la battant et en tirant sur elle avec un fusil à plomb vient d’être condamné à une peine de quatre ans de prison.

En prononçant la sentence, le juge Rosaire Larouche n’a d’ailleurs pas été très tendre envers cet individu. «Les photographies de la victime sont assez impressionnantes et indescriptibles. Comment peut-on prétendre aimer quelqu’un et avoir un comportement profondément aussi anti-humain?», a-t-il déploré.