Affaires

La Cour suprême rejette la cause d’Equifax qui voulait empêcher une action collective québécoise

OTTAWA - La Cour suprême du Canada refuse d’entendre la cause d’Equifax, qui cherchait à empêcher une action collective québécoise.

Les tribunaux québécois ont déjà autorisé l’action collective de Daniel Li, un résidant de Pierrefonds, qui s’en prend à la compagnie pour la fuite de renseignements personnels révélée en 2017.

Début septembre 2017, Equifax a admis qu’une faille dans son système de sécurité avait été découverte au cours de l’été précédent et qu’elle avait compromis les informations en matière de crédit de 143 millions d’Américains, ainsi que d’un nombre indéterminé de Canadiens et de Britanniques.

M. Li a déposé une demande d’autorisation d’exercer une action collective contre Equifax et Equifax Canada. La compagnie a voulu que les tribunaux québécois suspendent l’étude du dossier en attendant un jugement final dans les autres actions collectives intentées ailleurs au Canada, dont une en Ontario.

Mais voilà, la demande de M. Li a été déposée avant la demande ontarienne. La Cour supérieure du Québec, puis la Cour d’appel du Québec, ont donc refusé la requête d’Equifax.

Le plus haut tribunal du pays, jeudi matin, a décidé de ne pas entendre l’appel de l’entreprise. Comme à son habitude, la Cour suprême du Canada n’a pas donné de raisons pour sa décision.

La demande d’action collective déposée à la Cour supérieure de l’Ontario en 2017 réclamait 550 millions $ en dommages pour les Canadiens dont les informations personnelles stockées par Equifax ont été dérobées par des pirates informatiques.

Selon Equifax, le vol d’informations concernant des Canadiens pouvait contenir des noms, des adresses et des numéros d’assurance sociale.

Actualités

ABI: dépôt d’une contre-offre syndicale

Bécancour — Une délégation de la section locale 9700 représentant les lockoutés d’ABI rencontre ce matin la direction de l’usine pour lui faire part d’une contre-proposition, dans l’espoir d’arriver à une entente négociée qui mettra fin à plus de 14 mois de lock-out.

Le président de la section locale 9700, Clément Masse, ainsi que l’adjoint au directeur québécois des Métallos, Dominic Lemieux, et le coordonnateur des Métallos pour la région, Réal Valiquette, rencontreront les médias en fin de matinée pour faire part des grandes lignes de cette proposition. La semaine dernière, les syndiqués de l’ABI avaient rejeté massivement la dernière offre patronale.

Science

Des chercheurs canadiens s’inquiètent des fausses nouvelles scientifiques

VANCOUVER - Un scientifique spécialisé dans les mammifères marins à Vancouver croit que son travail a été mal expliqué en ligne, si bien qu’il en est venu à se demander s’il devrait continuer à parler aux médias à l’ère des «fausses informations».

«Nous avons des groupes qui ne comprennent peut-être pas la science, mais ils entendent un petit bout de science qui correspond à leur propre idée et ils s’en emparent», souligne Andrew Trites, qui supervise l’unité des mammifères marins de l’Université de Colombie-Britannique.

«La vérité n’a pas autant d’importance que d’entendre quelque chose qui peut soutenir votre cause.»

M. Trites raconte qu’un groupe militant de l’État de Washington appelé Save Family Farming a récemment publié un article accompagné d’une diapositive tirée d’une présentation qu’il avait faite sur des épaulards menacés d’extinction.

On y voyait un graphique qui, présenté sans contexte, pouvait facilement être mal interprété, puisque beaucoup de gens regardent seulement les titres et les éléments visuels sans lire l’histoire ou le contexte.

«L’image est très puissante», note-t-il.

David Shiffman, biologiste marin à l’Université Simon Fraser, dit avoir entendu de nombreux collègues se plaindre de la représentation scientifique de la science dans les médias et il est convaincu qu’offrir aux scientifiques une formation de base sur les médias pourrait aider à résoudre le problème.

«Quand ils m’expliquent la situation et me racontent ce qui s’est passé exactement, (je me rends compte que) cela aurait pu être évité s’ils avaient été un peu plus familiers avec les pratiques médiatiques courantes et avec les différences de culture entre journalistes et scientifiques», soutient-il.

M. Shiffman fait actuellement une étude dans laquelle il analyse les médias et le discours, et il croit que la situation ne s’améliore pas.

Avec le déclin du journalisme spécialisé en sciences, M. Shiffman croit que les scientifiques ne peuvent pas tenir pour acquis qu’ils parlent à quelqu’un qui a une formation scientifique.

«Ce que nous pouvons faire, c’est mieux familiariser les scientifiques avec la manière de communiquer efficacement leurs résultats aux journalistes et encourager les médias à continuer d’embaucher et de fidéliser des journalistes spécialisés qui ont les connaissances nécessaires», offre-t-il.

Thomas Sisk, professeur de science et de politique de l’environnement à la Northern Arizona University, a également étudié la question.

Au-delà de la couverture médiatique, il estime que la science n’obtient pas l’attention qu’elle devrait avoir dans les décisions politiques.

«Je vois une sorte de désespoir créé par le manque d’attention accordée à la science en général et par le manque d’attention lorsque la science a vraiment quelque chose à offrir en termes de politique», avance-t-il.

À titre d’exemple, il s’est dit surpris d’avoir entendu le premier ministre Justin Trudeau dire que la décision du gouvernement de soutenir le projet d’expansion du pipeline Trans Mountain était fondée sur «un débat rigoureux sur la science et sur les preuves».

M. Sisk dit avoir soumis au bureau de M. Trudeau une recherche évaluée par des pairs sur les impacts potentiels des sables bitumineux sur le milieu marin et qu’il n’a jamais eu de retour. Un journaliste a ensuite partagé des documents obtenus dans le cadre d’une demande d’accès à l’information montrant que son travail avait fait l’objet de discussions entre des responsables de Ressources naturelles Canada.

«Cela me semblait clairement indiquer que notre travail avait été reçu, examiné, distribué au sein du gouvernement et que leurs réponses étaient essentiellement de savoir comment ils allaient le contrer plutôt que d’en tenir compte», constate-t-il.

Vanessa Adams, attachée de presse du ministre des Ressources naturelles, Amarjeet Sohi, n’a pas répondu directement aux questions concernant les commentaires de M. Sisk.

«Notre gouvernement a clairement indiqué que nos décisions en matière de projets seraient fondées sur la science, les preuves et les connaissances traditionnelles des peuples autochtones, et que les points de vue du public et des communautés touchées seront sollicités et pris en compte», a déclaré Mme Adams dans un communiqué.

M. Sisk ne s’attend pas à ce que des décisions soient prises uniquement sur des bases scientifiques, car les valeurs doivent également être considérées. Mais il espère que les travaux scientifiques évalués par des pairs directement liés à une question d’importance publique pourront au moins bénéficier d’une évaluation impartiale.

Faits divers

Coup de filet antidrogue en Mauricie

L’Escouade régionale mixte (ERM) Mauricie a mené un important coup de filet, jeudi matin, en procédant à l’arrestation de dix suspects, effectuant du même coup le démantèlement d’un vaste réseau de trafiquants de cocaïne qui sévissait dans les régions de Trois-Rivières, Bécancour et Sainte-Geneviève-de-Batiscan.

Parmi les suspects arrêtés, se trouve Chad Blanchette-Linteau, qui serait, selon la Sûreté du Québec, la tête dirigeante du réseau. 

Les individus arrêtés devraient comparaître, jeudi après-midi, au palais de justice de Trois-Rivières, sous diverses accusations dont trafic de cocaïne, complot, possession en vue de trafic, recel, recyclage de produits de la criminalité, possession d’armes prohibées et entreposage d’armes.

Ces arrestations viennent mettre un point final à une opération initiée à l’automne 2018. En effet, les 30 et 31 janvier, les policiers avaient mené 18 perquisitions dans différentes résidences et commerces situés à Trois-Rivières, Bécancour et Sainte-Geneviève-de-Batiscan.

Actualités

Universitas offre 1,5 M $ en mesure d’atténuation

Dans l’objectif d’atténuer l’impact financier qu’auraient pu causer les modifications aux critères d’admissibilité aux paiements d’aide aux études (PAE), Universitas a mis en place un plan de mesures d’atténuation financière de 1,5 million $.

« L’automne dernier, nous nous étions engagés auprès de l’Autorité des marchés financiers à verser une somme d’au moins un million $ à nos clients qui étaient défavorisés par les mesures d’assouplissement que nous avions apporté à nos régimes. On annonce que l’on surpasse notre engagement initial pour démontrer qu’on les accompagne », signale mercredi la présidente et chef de la direction d’Universitas, Isabelle Grenier.

À lire aussi: La grogne persiste chez Universitas

Justice et faits divers

Un chien trouvé mort attaché à un arbre dans un parc suscite l’indignation

MONTRÉAL - Un appel au public a été lancé en fin de journée, mercredi, pour localiser des personnes qui pourraient aider à résoudre un cas apparent d’abandon d’animal au parc Angrignon dans le quartier Ville-Émard, dans le sud-ouest de Montréal.

La veille, mardi, un chien a été trouvé sans vie par une passante qui se promenait dans le parc avec ses propres chiens.

Le cadavre de l’animal était enseveli dans la neige et il était attaché à un arbre.

Des agentes de protection de la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA de Montréal) se sont déplacées sur les lieux et ont constaté la mort du chien. Elles ont récupéré le corps avec l’assistance d’agents du Service de police de la Ville de Montréal avant de le transporter à ses locaux de Montréal.

Des expertises vétérinaires seront effectuées sur le cadavre afin d’élucider les circonstances de la mort.

Dans un message Facebook accompagné d’une photographie, la SPCA de Montréal signale que le chien est un mâle adulte non stérilisé de grande race, aux oreilles tombantes et au pelage majoritairement gris avec du blanc sur le poitrail et autour du cou.

Le bureau des enquêtes de la SPCA de Montréal a ouvert une enquête sur cette affaire.

L’événement a suscité énormément de réactions, notamment d’indignation et de tristesse, sur Facebook : jeudi matin plus de 920 commentaires avaient été rédigés sur Facebook, 16 heures après la publication du message de la SPCA de Montréal.

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Actualités

L’esprit bien alerte à 107 ans

Le temps ne semble pas avoir de prise sur Adrien Rompré. Né avant la Première Guerre mondiale, ce Magogois a célébré son 107e anniversaire en février et il conserve tout de même un esprit alerte et taquin.

Les gens sont souvent épatés lorsqu’ils rencontrent un centenaire aussi en forme qu’Adrien Rompré. Toutefois, le principal intéressé, lui, ne fait pas de cas de son âge. « Beaucoup de monde voudrait savoir ce que je mange ou c’est quoi mon secret. Mais en fait j’ignore comment je me suis rendu là. Tout ce que je sais, c’est que ça se peut d’arriver à 107 ans. Pourquoi ça ne serait pas possible dans le fond? », demande-t-il.

Actualités

Occupations : gardiens de l’île

Partir sur un coup de tête, à cinq jours d’avis, sur une île quasi déserte sans réseau d’électricité ou d’eau potable, c’est le défi qu’a relevé Jean-Sébastien Gagnon avec son copain Louis-David Simoneau. Pendant 28 jours, les deux hommes de Sherbrooke et Magog sont devenus les gardiens d’une île privée du Blue Ground Range au Bélize... et de son unique locataire permanent : un cochon.

Habitué des trajets longue-distance et de la découverte de pays étrangers, Jean-Sébastien Gagnon venait de quitter son emploi de directeur technique au Cirque du Soleil, en janvier, quand il a trouvé une annonce sur internet. « En quittant le Cirque, je me suis mis à chercher tout et rien. Je suis tombé sur un site où on cherche majoritairement des couples pour garder des hôtels, des motels ou des phares. J’avais trouvé un phare à garder pendant quatre mois en Nouvelle-Zélande. Au Bélize, ils cherchaient un gardien pour quatre à six semaines... », explique-t-il.

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Actualités

Hydro-Québec met fin à deux commandites

La Randonnée Hydro-Québec devra trouver un nouveau partenaire financier, en raison du départ graduel... d’Hydro-Québec, un partenaire fondateur de cet événement qui en sera à sa 18e édition. Également, la société d’État ne commanditera plus la Traversée internationale du lac Saint-Jean. À terme, il s’agira d’une perte de 40 000 $ par année pour le premier et de 35 000 $ pour le second.

C’est ce qu’ont confirmé au Quotidien le directeur général de Liberté à vélo, Claude Asselin, le directeur général de la Traversée, Jérémie Bonneau, et le porte-parole d’Hydro-Québec, Maxence Huard-Lefebvre.

Actualités

Violence conjugale: les maisons d’hébergement contraintes de refuser des femmes

Les maisons d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale débordent. Chaque mois, des femmes ne peuvent y trouver refuge, faute de place. Seulement à La Chambrée de Jonquière, en février, le taux d’occupation était de 111 %. Et si l’organisme a accueilli 58 femmes et 20 enfants durant l’année 2018, la direction s’est vue dans l’obligation de refuser 73 femmes et leurs 44 enfants, au cours de la même période.

« Les refus en maisons d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale, c’est vraiment un problème. Chaque femme à qui nous devons dire non est dirigée vers d’autres organisations, mais la réalité est la même dans plusieurs maisons d’hébergement », a indiqué la directrice de La Chambrée, Martine Dallaire. Le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale et la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes ont d’ailleurs sonné l’alarme, récemment, à propos de ces refus qui s’additionnent. Seulement à la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes, qui regroupe 36 maisons à travers le Québec, dont trois au Saguenay-Lac-Saint-Jean, 10 000 demandes d’hébergement ont été refusées l’an dernier.