Une formule plus sobre pour le Bromont Ultra

Sports

Une formule plus sobre pour le Bromont Ultra

Il sera difficile de participer à une compétition de course cette année. Tous les événements ont été annulés jusqu’au 31 août, à la demande du gouvernement Legault, et les compétitions automnales tombent une à une. Deux courses dans la région demeurent quand même au calendrier. Le Bromont Ultra adoptera néanmoins une formule plus sobre, tandis que les Courses thématiques planchent sur un projet pilote qui permettrait la tenue du Marathon de Granby.

Il reste un mois à l’organisation du Bromont Ultra (BU) pour offrir une version complète du fonctionnement de l’événement, mais un aperçu a déjà été donné dans un courriel envoyé aux coureurs. Les probabilités que le BU revienne à sa version originale sont basses, selon Gilles Poulin, cofondateur de l’événement sportif.

Pierre Karl Péladeau s’attaque aux patrons du Cirque

Affaires

Pierre Karl Péladeau s’attaque aux patrons du Cirque

Pierre Karl Péladeau s’est attaqué aux patrons du Cirque du Soleil, jeudi soir.

Le numéro un de Québecor a publié jeudi soir sur Twitter un message qui égratigne le président et directeur général du Cirque du Soleil, Daniel Lamarre, ainsi que le président du conseil d’administration, Mitch Garber.

«La vérité comptable, celle reconnue par des professionnels de qualité, démontre hors de tout doute que la direction de Daniel Lamarre et Mitch Garber aura été plus que déficiente. Malgré le baratin de la direction, il faut sauver le Cirque et ses talents », a écrit le président et chef de la direction de Québecor, jeudi en début de soirée, en ajoutant un lien vers l’article de La Presse canadienne Le Cirque du Soleil était déjà «vulnérable» avant la pandémie.

Une pancarte voyageuse, de La Baie à Percé

Actualités

Une pancarte voyageuse, de La Baie à Percé

Est-ce qu’une pancarte du Camping Au jardin de mon père, située à La Baie, a pu parcourir les quelque 650 kilomètres séparant le site et Percé, en Gaspésie ? C’est fort probable, et la « pancarte voyageuse » aurait commencé son épopée en 1996, lors du déluge.

La responsable des communications du camping, Marilou Tremblay, a expliqué au Quotidien avoir reçu, jeudi après-midi, un courriel d’un résident de Percé disant avoir trouvé la pancarte sur la plage. Pourquoi les chances qu’elle date du déluge sont-elles si grandes ? Tout simplement parce que le logo est celui de l’époque et qu’il y a eu deux autres versions depuis.

L’incendie de Chutes-des-Passes maîtrisé à 55%

Actualités

L’incendie de Chutes-des-Passes maîtrisé à 55%

L’incendie qui fait rage depuis le 16 juin dans le secteur de Chutes-des-Passes au nord du Lac-Saint-Jean est maintenant maîtrisé à 55%. Le brasier qui s’étend sur 59 936 hectares a, pour le moment, cessé de progresser. Une nouvelle équipe de gestion de feu majeur est en poste depuis mercredi.

Un total de 300 personnes se consacrent à l’incendie soit 10 sections de 20 pompiers forestiers du Québec, de l’Ontario et de l’Alberta, l’équipe de gestion des feux majeurs, des pilotes et des fournisseurs qui assurent un support aux opérations. Ils sont appuyés par 14 hélicoptères qui permettent le transport des équipes et du matériel.

Écrasement du vol d'Ukraine Airlines: les familles seront indemnisées par l'Iran

Monde

Écrasement du vol d'Ukraine Airlines: les familles seront indemnisées par l'Iran

OTTAWA — L’Iran aurait accepté d’indemniser les familles des victimes d’origine étrangère ayant péri à bord du vol commercial ukrainien abattu par les forces iraniennes en janvier. Parmi les 176 passagers décédés, on a dénombré 55 citoyens canadiens et 30 résidents permanents.

Selon Affaires mondiales Canada, c’est l’Ukraine qui va mener les négociations avec l’Iran, au nom des cinq pays ayant perdu des citoyens dans la tragédie du vol PS752.

Au moment de la catastrophe, l’Iran a nié sa responsabilité durant des jours avant d’admettre que son armée avait abattu, par erreur, le Boeing 737 opéré par le transporteur Ukraine International Airlines.

Dans un communiqué publié jeudi, le gouvernement du Canada confirme s’être entendu avec l’Afghanistan, la Suède et le Royaume-Uni pour désigner l’Ukraine à titre de porte-parole de leur Groupe international de coordination et d’intervention dans les négociations avec l’Iran.

La nouvelle avait d’abord été annoncée par la ministre suédoise des Affaires étrangères, en début de journée jeudi.

«Nous avons signé une entente mutuelle selon laquelle nous allons négocier ensemble, avec l’Iran, des indemnités pour les proches des victimes», a déclaré la ministre Ann Linde à l’agence de presse suédoise TT.

En réponse à une question demandant si l’Iran allait réellement verser des compensations financières aux familles, la ministre Linde a assuré qu’il n’y avait «aucun doute là-dessus», ajoutant qu’une première ronde de discussions devrait avoir lieu sous peu.

Les diplomates des États ayant perdu des citoyens dans la catastrophe aérienne font front commun depuis des mois pour faire pression sur l’Iran afin d’obtenir une meilleure collaboration dans l’enquête et les démarches d’indemnisation des familles.

La reconnaissance de responsabilité par l’Iran était survenue après que des rapports des services de renseignement canadiens et américains eurent révélé l’implication des Gardiens de la révolution dans le drame. Téhéran s’est défendu en plaidant qu’une «erreur humaine» avait entraîné le tir de missiles en direction de l’avion de ligne.

L’avion commercial a été abattu, le 8 janvier, en bordure de Téhéran, peu de temps après son décollage. Quelques heures plus tôt, l’Iran avait lancé une pluie de missiles vers des troupes américaines basées en Irak.

Le Boeing 737 ukrainien était en direction de Kiev avec à son bord 55 citoyens canadiens et 30 résidents permanents ; 11 citoyens ukrainiens; 17 citoyens et résidents suédois; quatre citoyens afghans ; et quatre citoyens britanniques.

Pas d’annulation dans le sport universitaire au Québec, mais statu quo impossible

Rouge et Or

Pas d’annulation dans le sport universitaire au Québec, mais statu quo impossible

Si son objectif est toujours de permettre la tenue d’un calendrier à l’automne dans toutes les disciplines sportives universitaires, le Réseau du sport étudiant du Québec a confirmé, jeudi, que le statu quo des dernières années ne serait pas possible en 2020. Le RSEQ se donne jusqu’au 31 août pour apporter des modifications à celui-ci, et cela, selon les besoins de chaque sport.

Ainsi, les 12 universités associées au RSEQ ont jusqu’à la fin du mois d’août pour confirmer ou non leur participation aux activités automnales. Dans chaque discipline, la décision finale de tenir une saison sera prise en respectant les orientations de la santé publique, des fédérations et des différents campus.

«Il n’y aura pas de décision unilatérale qui touchera tous les sports en même temps. Ce qu’on veut, c’est de permettre à nos étudiants-athlètes de pratiquer leur sport, sauf qu’on annonce que le statu quo est impossible. Nous ne sommes donc pas dans un mode d’annulation, mais on ne peut pas confirmer à ce moment-ci qu’il y aura une saison, car nous n’avons pas le contrôle sur la pandémie, on est à la remorque des décisions de la santé publique et des fédérations», expliquait Gustave Roel, président et directeur général du RSEQ.

Au football, par exemple, un début hâtif comme l’an dernier lorsque le Rouge et Or de l’Université Laval avait disputé son premier match le 25 août n’est plus dans les cartons. Mais rien n’empêcherait la présentation d’un calendrier complet — à l’exception des demi-finales canadiennes et de la Coupe Vanier — d’avoir lieu, quitte à ce qu’il soit repoussé de quelques semaines. À Québec, le Rouge et Or devait disputer son match d’ouverture le dimanche 6 septembre contre les Carabins de Montréal.

«Le football demande une plus longue préparation, il y a deux semaines obligatoires de camp d’entraînement à tenir avant le premier match. Mais s’il y avait un retard de deux semaines, par exemple, il pourrait être récupéré à la fin. Le calendrier pourrait aussi été réduit d’un match ou deux, tout est possible», ajoutait celui qui n’a pas suivi la tendance des conférences de l’Ouest, de l’Ontario et des Maritimes de tout annuler pour l’automne.

«L’avantage que nous avons, c’est qu’on relève d’une seule santé publique. Dans l’Ouest, ils devaient jongler avec celles de quatre provinces, même chose dans les Maritimes.»

Le RSEQ se donne donc l’option de gérer chaque sport au cas par cas. Jusqu’à présent, seul le soccer possède la permission de sa fédération de disputer des matchs. Le football est encore dans sa phase ne permettant que des entraînements à sept joueurs. 

«Une chose est sûre, on ne retiendra pas l’information. On comprend que les étudiants-athlètes vivent un stress, alors on procédera à des annonces dès qu’il sera possible de le faire. On n’attendra pas que tous les sports obtiennent le feu vert, on va y aller sport par sport, au besoin», ajoutait celui dont l’organisme maintient un contact régulier avec les ministères de l’Éducation et de la Santé.

UNIVERSITÉ LAVAL

À l’Université Laval, l’annonce du RSEQ était bien accueillie.

«La bonne nouvelle, c’est que la saison n’est pas annulée. On se donne du temps. Notre désir est de permettre à nos étudiants-athlètes de pratiquer leur sport, cet automne», indiquait Julie Dionne, directrice du Service des activités sportives.

Ces derniers jours, le PEPS a ouvert ses portes, le centre d’excellence est accessible, la vie reprend sur le campus. Mais ce n’est pas la même situation qui prévaut dans toutes les universités du Québec.

«Ça va bien chez nous, mais on ne pourrait pas jouer tout seul. Voilà pourquoi on se donne la possibilité de modifier les calendriers. J’ai bon espoir qu’on pourra avoir une saison dans tous les sports», ajoutait celle qui se disait animée d’un optimiste quand même prudent dans les circonstances.

La décision du RSEQ d’offrir aux universités de confirmer leur présence dans les différentes ligues au plus tard le 31 août ne touche pas le sport collégial et scolaire.

«Plusieurs cégeps auront des campus hybrides (cours en lignes et en classe) tandis qu’au secondaire, l’ensemble des cours se fera en personne. Pour l’instant, on maintient ce qu’on fait habituellement pour ces niveaux», précisait Gustave Roel.

BRP investit 185 M$ au Mexique

affaires

BRP investit 185 M$ au Mexique

BRP augmentera sa capacité de production de ses véhicules hors route (VHR) au Mexique et annonce la construction d’une nouvelle usine afin de répondre à la demande croissante.

Il s’agit d’un projet évalué à 185 millions de dollars canadiens et qui devrait créer plus de 1000 emplois permanents.

À LIRE AUSSI: Dans le rouge, BRP demeure optimiste

BRP sabre 650 emplois dans le monde

L’expansion des installations de production de BRP vise à venir satisfaire la demande croissante en matière de véhicules côte à côte (VCC) Can-Am enregistrée au cours des dernières années. Après un ralentissement temporaire dû à la COVID-19, les ventes au détail ont augmenté de plus de 35 % en mai par rapport à l’année précédente, mentionne-t-on dans un communiqué de presse. 

Cette tendance s’est poursuivie en juin, ajoute le manufacturier dont le siège social est basé à Valcourt en Estrie.

« Malgré la pandémie, la demande pour nos produits est demeurée forte et a même surpassé les chiffres de l’année dernière pour la même période », affirme José Boisjoli, président et PDG. 

« Notre innovation continue et notre croissance soutenue dans la catégorie des VCCs rend cette capacité supplémentaire nécessaire pour atteindre notre objectif de détenir 30 % des parts de marché. »

Cette nouvelle installation sera située à Juárez. Les dépenses totales en capital de BRP pour l’année financière 2021 devraient désormais se situer entre 275 millions de dollars canadiens et 300 millions de dollars canadiens, précise-t-on.

La planification et la construction du site devraient commencer au cours des prochains mois et l’usine devrait être opérationnelle dès l’automne 2021. Cette nouvelle usine, combinée aux deux installations de production de VHR à Juárez, créera des synergies et une efficacité opérationnelles positives, assure la compagnie.

À la fin mai, BRP disait miser sur les vacances à la maison en raison de la pandémie de COVID-19 pour voir un nombre grandissant de consommateurs intéressés par les véhicules récréatifs. 

M. Boisjoli observait que les restrictions de voyage ainsi que les mesures de distanciation physique venaient stimuler la demande pour des produits comme les Ski-Doo, Sea-Doo et Can-Am, qui se vendent plusieurs milliers de dollars.

Automobiliste arrêté après s’être endormi au volant sur la 20

Justice et faits divers

Automobiliste arrêté après s’être endormi au volant sur la 20

Un homme de 30 ans a été arrêté, jeudi matin, endormi au volant de son véhicule roulant sur l’autoroute 20. Il sera accusé de conduite avec les capacités affaiblies par l’alcool.

Vers 4h, les policiers de la Sûreté du Québec ont reçu un signalement concernant un automobiliste qui louvoyait sur l’autoroute 20 en direction est. Les policiers ont rapidement intercepté, entre Saint-Nicolas et Lévis, l’homme qui avait « une conduite très erratique », selon la SQ. 

L’homme originaire de Boischatel se serait endormi au volant de son véhicule. Selon la SQ, quelques automobilistes auraient suivi de loin, en activant leurs feux de détresse, le véhicule qui louvoyait sur l’autoroute déserte.

Il semblerait que ce soit un policier de la SQ, qui n’était pas en fonction au moment de l’incident, qui ait signalé le véhicule aux autorités. Ses collègues, après avoir intercepté l’automobiliste, ont procédé à son arrestation pour capacités affaiblies. Selon plusieurs éthylotests, son taux d’alcool dépassait la limite permise de 0,08 g/ml. 

Après son arrestation, son véhicule a été remisé et son permis de conduire suspendu pour 90 jours. Selon la SQ, l’homme comparaîtra en cour ultérieurement. 

Kayakiste disparu: un corps repêché dans le lac Champlain

Actualités

Kayakiste disparu: un corps repêché dans le lac Champlain

Les recherches effectuées jeudi ont finalement permis de retrouver le corps du kayakiste qui était disparu depuis lundi soir sur les eaux du lac Champlain.

Aux alentours de 13h, des policiers qui participaient aux recherches sur le Lac Champlain ont repêché un corps à proximité de la rivière aux Brochets à St-Armand.

Suite à son identification formelle, la Sûreté du Québec a confirmé qu’il s’agit bien de M. Laurent Messier, 79 ans, qui manquait à l’appel depuis le 29 juin dernier.

L’enquête se poursuit pour tenter d'éclaircir ce qui s'est produit et une autopsie est à venir.

À LIRE AUSSI: Un kayakiste porté disparu à Saint-Armand

Rappelons que l’embarcation appartenant à Laurent Messier, qui avait été mise à l’eau à Saint-Armand, avait été localisée par un hélicoptère de la SQ dans la nuit de lundi à mardi du côté des États-Unis. Le Montréalais, un kayakiste d’expérience, ne se trouvait pas à bord.

Drame à Notre-Dame-de-Stanbridge: «C’est un carnage»

Actualités

Drame à Notre-Dame-de-Stanbridge: «C’est un carnage»

«C’est un carnage». Voilà les mots employés par un secouriste pour décrire la scène du tragique accident de tracteur qui a coûté la vie à trois jeunes enfants, mercredi soir, à Notre-Dame-de-Stanbridge. Au lendemain du drame, le conducteur âgé de 38 ans a été accusé de négligence criminelle causant la mort et de négligence criminelle causant des lésions.

La scène qui attendait les secouristes dans le rang Sainte-Anne était horrible. Six enfants et quatre adultes prenaient place dans la pelle d’un tracteur lorsque, pour une raison inconnue, ils ont été éjectés du véhicule.

La balade fatale est survenue vers 19h lors d'une réunion familiale alors que le conducteur aurait pris la route pour aller chercher du bois.

Trans Mountain: la Cour suprême n’entendra pas les Premières Nations de la Colombie-Britannique

Actualités

Trans Mountain: la Cour suprême n’entendra pas les Premières Nations de la Colombie-Britannique

OTTAWA — La Cour suprême du Canada n’entendra pas un nouvel appel de communautés autochtones de la Colombie-Britannique concernant l’expansion du pipeline Trans Mountain.

Le plus haut tribunal du pays a rejeté jeudi l’appel de la nation Squamish, de la nation Tsleil-Waututh et de la bande indienne de Coldwater, mettant ainsi fin à une saga judiciaire qui a duré des années. Comme d’habitude, la Cour suprême n’a pas révélé les motifs de sa décision.

Le projet Trans Mountain (TMX) avait été d’abord approuvé par le gouvernement libéral de Justin Trudeau en 2016, mais la Cour d’appel fédérale a statué en 2018 qu’Ottawa n’avait pas correctement consulté les communautés autochtones riveraines.

Le cabinet fédéral a approuvé le projet une deuxième fois en juin 2019 après avoir mené des consultations supplémentaires avec les communautés touchées. Mais certaines de ces communautés estimaient toujours que le gouvernement ne s’était pas acquitté adéquatement de son obligation de consulter et elles ont de nouveau fait appel de la décision. La Cour d’appel fédérale a statué en février dernier que le gouvernement avait fait un véritable effort pour entendre et répondre aux préoccupations exprimées. Des communautés autochtones se sont alors tournées vers la Cour suprême.

Ces communautés autochtones ont toujours des inquiétudes quant aux impacts que pourrait avoir un déversement sur l’eau potable dans leur région. Ils craignent aussi les impacts du trafic maritime sur l’écosystème au large des côtes de la Colombie-Britannique — en particulier les épaulards résidents du sud, une espèce très menacée.

La fin des contestations?

L’arrêt de jeudi semble mettre un terme aux contestations judiciaires du projet d’expansion de l’oléoduc Trans Mountain. En janvier, la Cour suprême avait déjà statué que le gouvernement de la Colombie-Britannique n’avait pas le pouvoir de réglementer ce qui pourrait s’écouler dans l’oléoduc — en tant que projet interprovincial, l’ouvrage est de compétence fédérale.

Le plus haut tribunal a également refusé en mars dernier d’entendre la contestation de groupes environnementaux, qui s’étaient vu refuser le droit de faire appel de la deuxième approbation du cabinet Trudeau.

L’expansion de l’oléoduc, un projet de plusieurs milliards de dollars, permettra de pratiquement tripler la quantité de bitume dilué qui s’écoule entre l’Alberta et un port maritime à Burnaby, en Colombie-Britannique, pour exportation. Il s’agit en fait de jumeler un oléoduc existant, qui transporte à la fois des produits raffinés et du bitume dilué.

Le ministre fédéral des Ressources naturelles, Seamus O’Regan, s’est bien sûr réjoui, jeudi, de l’arrêt de la Cour suprême. «Tout au long de notre processus consultatif renouvelé avec les groupes autochtones, nous avons tâché d’aborder les questions soulevées à l’origine» par la Cour d’appel fédérale, a-t-il indiqué dans un communiqué.

Le ministre reconnaît que des Canadiens seront déçus par la décision de la Cour suprême, mais il soutient que son gouvernement poursuivra «le dialogue avec les groupes autochtones à chaque étape du projet dans les mois et les années à venir, toujours dans un esprit de collaboration, pour nous assurer de réussir cette démarche».

«Le gouvernement du Canada a approuvé TMX parce que c’est un projet important pour notre pays. La construction est commencée et a déjà créé environ 4900 bons emplois bien rémunérés, nous aidera à accéder à de nouveaux marchés pour nos ressources et générera des recettes pour aider à financer des solutions en matière d’énergie propre et de changements climatiques.»

Les communautés ne baissent pas les bras

Cependant, les Premières Nations à l’origine de l’action en justice ont déclaré qu’elles étaient déçues, mais pas surprises par le résultat, et ont promis de poursuivre le combat.

«Ce que je peux vous dire aujourd’hui, c’est que ce n’est pas la fin de notre cause», a déclaré Leah George-Wilson, cheffe de la nation Tsleil-Waututh, lors d’une conférence de presse en ligne.

Mme George-Wilson a dit qu’elle consulterait maintenant sa communauté avant de décider de la suite des choses. Elle et d’autres dirigeants communautaires ont déclaré qu’il leur restait quelques options juridiques, tout en refusant de dire ce qu’elles étaient.

Chris Lewis, un conseiller de la nation Squamish, a déclaré que les prochaines étapes pour sa communauté seront «axées sur la protection de notre territoire dans toute la mesure du possible». Il a affirmé qu’une étude en cours sur le bitume dilué en sera un élément clé.

Une transition verte?

Trans Mountain est devenu un symbole politique: le Canada pouvait-il continuer à extraire et à vendre des combustibles fossiles tout en luttant contre les changements climatiques? En 2019, les actionnaires du promoteur initial, Kinder Morgan Canada, ont craint les contestations et ont menacé de retirer leurs billes. Le gouvernement libéral fédéral a alors décidé, en mai 2018, d’acheter l’oléoduc existant pour 4,4 milliards $, en promettant de réaliser l’expansion et de revendre par la suite l’ouvrage au secteur privé.

Cette décision a été durement plombée quelques mois plus tard lorsque la Cour d’appel fédérale a annulé l’approbation, interrompant la construction. Les travaux ont repris l’été dernier après la deuxième approbation et se sont poursuivis malgré les nouvelles contestations judiciaires.

Le premier ministre Justin Trudeau a toujours essayé de vendre le projet comme un compromis de son gouvernement entre l’économie et l’environnement. Il soutient que le Canada ne pourra pas payer la transition vers un avenir plus propre et plus vert sans tirer le meilleur parti de ses ressources naturelles, qui restent en demande autour du monde.

La majeure partie du pétrole produit en Alberta est vendue actuellement au rabais parce que le Canada dépend trop de ses clients américains. Les promoteurs espèrent que cet oléoduc transportera plus de pétrole canadien vers le Pacifique, où il pourra se rendre en Asie, augmentant ainsi le prix que les producteurs obtiendront.

Des centaines de fermiers ne peuvent pas manger leurs poulets

Estrie

Des centaines de fermiers ne peuvent pas manger leurs poulets

La cessation soudaine des activités de l’abattoir de proximité Lamarche, rasé par les flammes dans la nuit du 25 au 26 juin, alimente les réflexions déjà bien amorcées sur l’accès à l’autonomie alimentaire en Estrie et au Québec. Les centaines de petits éleveurs qui prévoyaient avoir recours à cette installation cet été se retrouvent pour le moment sans solution de rechange.

Jean-Pierre Lavoie, un agriculteur de Saint-Étienne-de-Bolton qui pratique l’autosuffisance alimentaire depuis 50 ans, ignore vers qui se tourner. Lundi matin, il prévoyait faire abattre 15 coqs pour sa consommation personnelle à l’abattoir de proximité Lamarche. 

À LIRE AUSSI: Limiter la vente à la ferme : un non-sens selon l’Union paysanne

L’abattoir de proximité Lamarche rasé par les flammes

Le petit abattoir prend son envol

Élevage de poulets : des changements sont passés sous le radar

« Je cherche un autre abattoir et ce n’est pas évident. La majorité est déjà complète, un autre m’a répondu qu’il prenait seulement ses clients réguliers. On se pète les bretelles avec le local, mais beaucoup de petits producteurs autosuffisants sont dans le pétrin pour la saison », confie-t-il à La Tribune.  

Rappelons qu’un incendie de cause inconnue a détruit l’abattoir de proximité de la Boucherie M. Lamarche inc., qui était dédié à la volaille et aux lapins. La portion boucherie et l’abattoir provincial sont toujours debout.  

L’Estrie ne compte maintenant que cinq abattoirs de proximité, dont un qui n’offre pas de services pour la volaille. 

« Ça fait pitié pour les petits producteurs, nous avons beaucoup de compassion pour eux, dit François Lamarche, qui assistait son fils Michaël dans la gestion de cette portion de l’entreprise familiale. Je pense que les gouvernements et l’UPA commencent à se rendre compte de l’importance que nous avions », poursuit-il en mentionnant les nombreux appels reçus. L’installation devait abattre 500 poulets par jours, cinq jours par semaine jusqu’en octobre.   

À l’instar d’un autre éleveur qui devait faire abattre des poulets lundi matin, M. Lavoie a fait part de son inquiétude au président de l’UPA-Estrie, François Bourassa. « Pour le moment, il n’y a pas de solution à court terme qui ait été trouvée », avance M. Bourassa. 

Même casse-tête pour Jacques Poliquin à Ulverton, qui aura un trentaine de poulets et une quarantaine de lapins à faire abattre d’ici un à deux mois et qui comptait sur Lamarche. « Ça a un impact majeur pour moi, dit-il. C’est ma viande pour l’année, et je refuse de tuer moi-même. »  

France Bouthillette, qui recherche activement un lieu où mener sa soixantaine de poulets, ses 15 pintades et ses 5 dindes, se bute pour sa part à des prix représentant le double ou le triple de ce qu’elle pouvait débourser chez Lamarche. « Je comprends, parce qu’ils doivent se réorganiser avec la forte demande, mais ce sont encore une fois les petits producteurs qui sont à la merci des prix et des abattoirs. Il faut faire quelque chose pour la région et pour soutenir Michaël [Lamarche] », dit-elle, mentionnant par exemple un modèle coopératif semblable au Petit abattoir à Granby, qui vient d’obtenir une aide gouvernementale de 375 000 $ pour sa création. 

Les abattoirs de proximités, qui font l’objet d’un permis spécifique du MAPAQ, abattent les animaux sous une inspection non permanente. Les producteurs peuvent y faire abattre des animaux pour leur consommation personnelle ou celle de leur famille. 

M. Lamarche et son fils ignorent toujours si une reconstruction en vaudra la chandelle, vu les importants investissements faits depuis 2014 dans ce bâtiment. « On est mêlés », avoue-t-il. 

Trois jeunes enfants morts et sept blessés dans un accident de tracteur

Justice et faits divers

Trois jeunes enfants morts et sept blessés dans un accident de tracteur

Un homme de 38 ans qui a voulu emmener les participants à une fête faire une balade en pelle de tracteur, mercredi soir à Notre-Dame-de-Stanbridge, en Montérégie, risque de payer un lourd tribut.

Il a été accusé, jeudi au palais de justice de Granby, de négligence criminelle ayant causé la mort de trois jeunes enfants et de négligence criminelle ayant causé des lésions corporelles à six autres personnes.

La procureure au dossier, Me Véronique Gauthier, a expliqué que le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a ainsi décidé de ne pas porter d'accusations distinctes pour chacune des victimes.

«C'est un choix de la poursuite de l'avoir fait de cette façon, mais les deux seraient possible», a-t-elle expliqué.

«On a décidé de porter deux chefs d'accusation - négligence criminelle causant la mort et négligence criminelle causant des lésions corporelles - en regroupant les victimes.»

À LIRE AUSSI : Drame à Notre-Dame-de-Stanbridge: «C’est un carnage»

L'accusé, dont l'identité ne peut être dévoilée en raison d'un interdit de publication, était aux commandes d'un tracteur muni d'une pelle à l'avant dans laquelle dix personnes avaient pris place.

Pour une raison encore inconnue, les dix personnes ont été éjectées de la pelle lors de la balade qui s'est transformée en véritable cauchemar. Trois enfants de moins de cinq ans sont décédés, trois autres enfants ont été grièvement blessés, mais on ne craint plus pour leur vie. Des quatre adultes qui y prenaient place, trois ont été blessés, dont deux qui reposaient toujours dans un état critique jeudi.

Aucune accusation en lien avec l'alcool

Bien que les informations préliminaires faisaient état d'une possible présence d'alcool en lien avec le drame, aucune accusation en ce sens n'a été portée contre le trentenaire, le DPCP n'ayant pas été satisfait à ce sujet.

«Pour le moment, les chefs d'accusation sont en fonction de la preuve qui est disponible. Si jamais il y avait de nouveaux éléments de preuve à venir, on pourrait porter de nouvelles accusations, mais pour le moment les seules accusations qui ont été portées étaient conformes à la preuve», a précisé Me Gauthier.

L'accusé a été remis en liberté contre un cautionnement de 5000 $ et plusieurs conditions, dont un interdit de communication avec certaines personnes impliquées dans la tragédie et une interdiction de conduire un véhicule à moteur sauf pour cas d'urgence ou de travail, ainsi qu'une interdiction d'opérer de la machinerie agricole à moins de le faire seul.

La suite des procédures a été fixée au 28 septembre prochain. D'ici là, la défense devrait prendre position quant à savoir si elle souhaite une enquête préliminaire ou s'il elle choisit un procès devant juge seul ou avec un jury. La Couronne, quant à elle, aura déterminé d'ici là s'il y a lieu de porter d'autres accusations.

Des interrogations en suspens

L'accident s'est produit peu avant 19h00 sur le rang Sainte-Anne. Il semble que le tracteur de ferme qui circulait vers le nord transportait dans sa pelle, outre les victimes, des morceaux de bois.

La Sûreté du Québec n'était pas encore en mesure d'expliquer, jeudi, ce qui a provoqué l'éjection des personnes, quant à savoir s'il y a eu embardée ou si le déplacement du véhicule a été entravé par un objet sur la route. Une chose est déjà claire, toutefois, c'est qu'il n'y a pas eu de collision avec un autre véhicule.

Le conducteur du tracteur a été mis en état d'arrestation peu après l'incident.

La Sûreté du Québec rappelle qu'il est interdit pour des personnes de prendre place dans la pelle d'un tracteur en mouvement.

Notre-Dame-de-Stanbridge est une petite localité rurale située à une vingtaine de kilomètres au sud-est de Saint-Jean-sur-Richelieu.

The Lost Fingers au Musiparc: la fête des klaxons

Musique

The Lost Fingers au Musiparc: la fête des klaxons

«C’est rare que je suis contente de me faire klaxonner de même!» a lancé mercredi la chanteuse des Lost Fingers, Rosalie Roberge, résumant en une phrase l’expérience un brin étrange, mais néanmoins festive du Musiparc, concept de spectacles en mode ciné-parc qui s’est installé cet été à la Baie de Beauport.

Qui aurait cru il y a six mois assister à des concerts en direct de leur voiture? Et que le traditionnel appel «faites du bruit» prendrait une toute nouvelle signification au son des klaxons? Au moins, ça permet aux spectateurs de ménager leurs cordes vocales...

En cette fête du Canada — ou ce festival du déménagement, c’est selon —, une trentaine de véhicules étaient stationnés devant la scène érigée à la Baie de Beauport pour entendre le pétillant bouquet de relectures jazzées des Lost Fingers. 

Les spectateurs étaient arrivés préparés, comme à la belle époque où il y avait encore des ciné-parcs dans la capitale : sacs bien remplis de collations ou de friandises, couvertures (superflues en cette soirée collante), le petit dernier déjà en pyjama, qui pourra s’endormir sur la banquette arrière pendant que ses parents profitent du spectacle. 

Des têtes qui sortent des toits ouvrants et des fenêtres, des fans assis sur le capot ou même sur le toit du véhicule, à chacun de décider comment vivre l’expérience. Ceux qui souhaitaient assister à la prestation au grand air avaient apporté leur chaise de parterre. Ils en ont toutefois perdu en qualité sonore en s’éloignant des haut-parleurs de leur voiture. La sonorisation en mode ciné-parc passe vraiment par là. C’est ainsi l’occasion de jouer à l’ingénieur de son : plus ou moins de volume ou de basse? À vous de jouer. 

Vitesse sur la rivière Saint-Maurice: Laurence Vincent Lapointe craint pour la sécurité des jeunes

Sports

Vitesse sur la rivière Saint-Maurice: Laurence Vincent Lapointe craint pour la sécurité des jeunes

TROIS-RIVIÈRES — La recrudescence de plaisanciers sur la rivière Saint-Maurice amène son lot d’inquiétude au Club de canoë-kayak de vitesse de Trois-Rivières, qui ne veut pas attendre le pire avant d’agir.

Quelques amateurs d’embarcations à moteur sèment la peur sur l’eau et font fi de la présence de jeunes enfants. La situation devient de plus en plus inquiétante selon la multiple championne du monde de canot, Laurence Vincent Lapointe.

Dépotoir à ciel ouvert: un bateau et un spa jetés en pleine nature

Actualités

Dépotoir à ciel ouvert: un bateau et un spa jetés en pleine nature

TROIS-RIVIÈRES — C’est une bien triste scène à laquelle assistent ces jours-ci les citoyens qui vont se promener aux abords du parc Masse, dans le secteur Saint-Louis-de-France. À près de 200 mètres des terrains de tennis, un véritable dépotoir à ciel ouvert prend de l’ampleur, alors que certaines personnes sont venues y déposer des déchets de toutes tailles... y compris un bateau et un spa!

«J’étais découragée de voir ça, j’ai eu envie de pleurer», résume Michèle Chartier, une citoyenne habituée d’aller se promener à cet endroit. À quelques occasions par le passé, Mme Chartier traînait avec elle un sac lorsqu’elle allait prendre ses marches et s’adonner à la pratique de l’ornithologie, un sac qui lui permettait de ramasser quelques déchets laissés ici et là par des promeneurs mais aussi par des gens qui se rassemblent sur ces terrains.

Dix-huit mois de garde pour l’agresseur à l’ÉpiPen

Justice

Dix-huit mois de garde pour l’agresseur à l’ÉpiPen

L’adolescent qui a contraint une intervenante du Centre jeunesse de l’Estrie à poser des gestes sexuels en la menaçant avec un auto-injecteur EpiPen a été condamné à une peine de dix-huit mois de mise sous garde, dont douze mois en garde fermée.

Cette année de mise sous garde fermée sera suivie de six mois sous surveillance dans la collectivité, puis d’une probation de six mois.

À LIRE AUSSI: Menace par un auto-injecteur: un ado coupable d’agression sexuelle sur une intervenante

Agression sexuelle: une intervenante du CJE forcée avec une EpiPen

« Tu vas avoir 18 ans au terme de la peine que j’impose. Ce n’est pas bêtement une punition, mais l’objectif est de t’aider à changer ta trajectoire. C’est une opportunité pour changer le cours de ta vie. Ta dernière opportunité de te prendre en main avant ta majorité », a signalé la juge Monique Lavallée de la chambre de la jeunesse de la Cour du Québec en imposant la peine au palais de justice de Sherbrooke.

L’adolescent maintenant âgé de 16 ans se trouve en garde fermée depuis l’agression survenue à la mi-octobre 2019.

C’est à partir d’un centre jeunesse, hors de la région de l’Estrie, que l’adolescent a reçu sa peine par visioconférence.

À la fin janvier, il avait plaidé coupable d’avoir forcé l’intervenante à lui faire une fellation en la menaçant avec l’objet muni d’une aiguille. C’est en le mordant qu’elle a réussi à se défaire de son emprise.

L’intervenante se trouvait seule dans l’unité au moment de ces gestes troublants.

L’adolescent, qui se trouvait dans une unité ouverte, est sorti de sa chambre en se plaignant d’un mal de tête. Il s’est rendu à l’endroit où se trouvaient les médicaments avec l’intervenante avant de l’empoigner par le dos en plaçant l’aiguille de l’EpiPen dans son cou.

L’agresseur a alors ordonné à la victime de faire tout ce qu’il voulait.

Le suspect l’a alors séquestrée dans un local adjacent. Il l’a forcée à se mettre à genoux avant de placer son pénis dans sa bouche. C’est à ce moment que l’intervenante a mordu l’agresseur pour se défaire de son emprise.

La victime a pu alors crier pour obtenir de l’aide. Le suspect a pris la fuite avant d’être rattrapé le lendemain.

« L’agression a eu pour effet de changer à jamais le cours de la vie de la victime. Je veux te conscientiser par rapport à l’impact de tes gestes pour éviter que de tels gestes se reproduisent dans le futur. Les infractions commises sont graves et ces gestes ne peuvent pas être tolérés par la société. Mais je veux que tu retiennes que ce que tu as fait ne définit pas qui tu es et qui tu vas devenir. Tu peux faire le choix de te définir autrement. Tu as du pouvoir sur ta vie et sur la suite des choses. Tu dois travailler sur certaines choses. Tu as des forces et les intervenants peuvent t’aider à cheminer. Mais, ultimement, ils ne feront pas le travail à ta place. Ça te revient », a indiqué la juge Lavallée qui a imposé des conditions de probation au jeune accusé.

La peine a été imposée à la suite d’une suggestion commune de l’avocate de la défense Me Mélissa Robert de l’aide juridique et Me Josée-Ann Gaudreault du ministère public.

Lac-Mégantic : un Espace mémoire sur le site de l’ancien Musi-Café

actualités

Lac-Mégantic : un Espace mémoire sur le site de l’ancien Musi-Café

Le septième anniversaire de la tragédie de Lac-Mégantic sera marqué, lundi, par l’inauguration de l’Espace mémoire, sur le site même de l’ancien Musi-Café où ont péri une trentaine des 47 victimes le 6 juillet 2013.

Ce lieu de commémoration est très attendu dans la communauté et a été présenté comme un projet sensible du centre-ville. 

Une demi-douzaine de citoyens de toutes les sphères, rappelons-le, ont d’ailleurs participé aux discussions depuis pas moins de trois ans pour en définir le concept avec les architectes de l’Atelier Pierre Thibault.

«C’est avec le sentiment du devoir accompli et beaucoup d’émotions que nous allons inaugurer cet espace symbolique», a déclaré la mairesse Julie Morin par voie de communiqué mardi. 

«C’était un grand défi d’arriver à traduire et à respecter l’âme du lieu, de permettre aux citoyens de se réapproprier cette parcelle de terrain devenue unique, lieu qui portera dorénavant au recueillement, à la contemplation et aux rencontres», ajoute-t-elle.

Cette inauguration aura lieu sur le site de la rue Frontenac dès 11 h le lundi 6 juillet. Compte tenu de l’impossibilité de tenir des rassemblements importants, l’inauguration sera diffusée sur Facebook Live en présence du comité, de quelques élus et partenaires, ainsi que des architectes qui présenteront leur concept inspirant, précise la Ville de Lac-Mégantic.

Les citoyens et les visiteurs sont invités à venir découvrir l’Espace mémoire au moment qui leur convient, dans les heures, jours ou semaines qui suivent, ajoute-t-on.

L’inauguration sera suivie, lundi midi, par une envolée de cloches en hommage aux victimes, comme la paroisse le fait depuis six ans.

Pas de train le 6 juillet

La Ville a également obtenu confirmation écrite de la part des représentants de la compagnie Canadien Pacifique à l’effet qu’aucun train ne circulera sur les rails de Lac-Mégantic le 6 juillet.

«Il s’agit d’une marque de respect minimale et nécessaire pour la population qui, sept ans après la tragédie, continue chaque jour de voir des trains passer au coeur de son centre-ville. La Ville souhaite que cette autorisation soit reconduite à perpétuité, même une fois que la voie de contournement ferroviaire sera construite, et que les rails du centre-ville seront démantelés», précise Mme Morin.

Mosquée de Québec : hommages pour bravoure décernés par la gouverneure générale

Actualités

Mosquée de Québec : hommages pour bravoure décernés par la gouverneure générale

OTTAWA — Cinq Québécois qui ont tenté de mettre fin au carnage survenu le 29 janvier 2017 au Centre culturel islamique de Québec font partie des 123 Canadiens qui seront prochainement décorés par la gouverneure générale Julie Payette.

La liste de ces personnes a été dévoilée mercredi.

Ainsi, l'Étoile du courage est décernée à titre posthume à Azzedine Soufiane qui a sacrifié sa vie en tentant de désarmer le tireur de la mosquée.

Said Akjour et Mohamed Khabar reçoivent pour leur part la Médaille de la bravoure pour avoir tenté d'affronter le tireur lors de la fusillade. La Médaille est aussi remise à Hakim Chambaz pour avoir secouru une petite fille lors de l'attentat et à Aymen Derbali qui a déstabilisé le tireur lors du drame.

M. Derbali a été gravement blessé lors de l'affrontement avec l'assassin; depuis, il est tétraplégique.

La fusillade du Centre culturel islamique de Québec a fait 6 morts et de nombreux blessés.

Les décorations canadiennes pour actes de bravoure ont été créées en 1972 par la reine Elizabeth II pour exprimer, de façon symbolique, la gratitude de la nation à l'égard des personnes qui ont risqué leur vie pour sauver ou protéger d'autres personnes.

En raison de la pandémie de COVID-19, les distinctions de cette année seront remises lors d'une cérémonie qui aura lieu lorsque la situation globale le permettra.

En plus d'honorer des Canadiens pour leur bravoure, la gouverneure générale rend aussi hommage à d'autres personnes en remettant des décorations pour service méritoire, pour des actions et des activités exceptionnelles qui ont fait honneur au Canada, de même que la Médaille du souverain pour les bénévoles, qui reconnaît les réalisations bénévoles remarquables dans un large éventail de domaines.

Des enfants grièvement blessés après être tombés d’une pelle de tracteur

Actualités

Des enfants grièvement blessés après être tombés d’une pelle de tracteur

Les policiers de la Sûreté du Québec ont été appelés sur les lieux d’un accident impliquant un tracteur de ferme et cinq personnes, un peu avant 19 h, mercredi soir, à Notre-Dame-de-Stanbridge.

Selon les premières informations recueillies par la SQ, le tracteur circulait sur le rang Saint-Anne en direction nord et transportait dans sa pelle avant du bois et cinq personnes, dont des enfants.

Interdiction de faire des feux à ciel ouvert dans certaines régions

Actualités

Interdiction de faire des feux à ciel ouvert dans certaines régions

Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) a annoncé l’interdiction de faire des feux à ciel ouvert en forêt ou à proximité, dans certains secteurs du Nord-du-Québec, du Saguenay-Lac-Saint-Jean et de la Côte-Nord. 

Ce ne sont pas tous les secteurs des régions mentionnées qui sont touchés par l’interdiction. Une carte qui montre les territoires visés est disponible sur le site Internet de la SOPFEU. 

L’interdiction entre en vigueur à compter de jeudi à 8 h. 

Cette décision est justifiée par «les conditions qui sévissent présentement», a indiqué la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU). 

Sept incendies sont en activité au Québec. Depuis le début de la saison de protection, 522 incendies de forêt ont touché 61 291,6 hectares, ce qui est plus que le double de la moyenne des dix dernières années à la même date. 

L’interdiction de faire des feux demeure également en vigueur dans le secteur dans le secteur de Chute-des-Passes ou Lac-Saint-Jean où un incendie de forêt majeur est toujours actif.

Le chef de l’Assemblée des Premières Nations invite à une réconciliation essentielle

Actualités

Le chef de l’Assemblée des Premières Nations invite à une réconciliation essentielle

Au cours des trois derniers mois de pandémie au Canada, plus de citoyens et citoyennes autochtones sont morts lors d’interventions policières que par la faute de la COVID-19, indique Ghislain Picard, chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL). 

En date du 29 juin, le Service aux Autochtones Canada (SAC) compilait six décès associés au virus dans les communautés des Premières Nations au pays.

Au-delà du Mois national de l’histoire autochtone qui s’est terminé mardi, la mort de George Floyd aux États-Unis a donné une nouvelle vitalité aux mouvements antiracisme au Canada, notamment dans les communautés autochtones qui déplorent la mort de huit citoyens et citoyennes issus des Premières Nations lors d’interventions policières dans les trois derniers mois.

«La relation entre les services policiers et nos communautés a toujours été remise en question, mais on n’est jamais arrivé à une étape où les réformes nécessaires ont été menées», soutient Ghislain Picard. Les récents évènements redonnent un souffle à leur volonté d’exiger du gouvernement des réformes devenues «incontournables» aux yeux des communautés autochtones, rapporte le chef de l’APNQL.

Les rapprochements essentiels

En ce jour symbolique, l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL) invite les Canadiens et les Canadiennes à prendre un temps d’arrêt pour réfléchir à la place accordée aux citoyens et aux citoyennes des Premières Nations dans la société canadienne et son système. «Évidemment, il y a la pandémie, mais il y a quand même des aspects sur lesquels on peut se permettre de favoriser des rapprochements», affirme Ghislain Picard, chef de l’APNQL.

Le Mois national de l’histoire autochtone tente depuis 11 ans de favoriser les rapprochements entre les citoyens. «Il ne faut pas se décourager», encourage Ghislain Picard qui souhaite donner davantage de visibilité à ce mois tout en faisant en sorte qu’il soit utilisé conformément aux objectifs qui lui sont associés, soit l’éducation, le rapprochement et la meilleure connaissance de l’autre. 

Pour le chef de l’APNQL, l’histoire du Canada est une histoire d’accueil : depuis l’arrivée des premiers Européens jusqu’aux plus récents réfugiés. «Dans ce pays ayant une histoire d’accueil, nous devons nous demander comment nous en sommes venus à parler de réconciliation avec les Premières Nations pour décrire une relation tellement détériorée qu’elle est à reconstruire», communique l’APNQL.

Pour entamer cette réflexion et s’engager dans le chemin de la réconciliation, il n’est pas essentiel d’attendre que les politiciens réagissent, souligne Ghislain Picard. Il salue d’ailleurs une initiative «tellement significative» de la ville de Saint-Raymond en ce 1er juillet. «Ils ont organisé une activité destinée à faire connaître les Premières Nations», explique le chef de l’APNQL.

Ce mercredi après-midi, les citoyens et citoyennes de cette municipalité étaient invités à participer à une activité d’interprétation sous la forme d’un rallye, en lien avec la présence des Premières Nations sur le territoire de Saint-Raymond. «C’est à partir de petits exemples comme ça qu’on en crée d’autres», se réjouit Ghislain Picard. 

C’est aussi par l’exemple qu’il espère que le gouvernement Legault articulera un jour les mots «racisme systémique», comme la mairesse de Montréal l’a déjà fait ainsi que le premier ministre du Canada.

Cinq grandes banques canadiennes se joignent au boycottage de Facebook

Affaires

Cinq grandes banques canadiennes se joignent au boycottage de Facebook

TORONTO — Cinq des plus grandes banques canadiennes se joignent à un mouvement international de boycottage contre Facebook en réaction contre la complicité du réseau social à propager le racisme, la violence et la désinformation.

La Banque Scotia, la Banque Royale (RBC), la Banque CIBC, la Banque de Montréal (BMO) et la Banque TD se sont engagées à ne plus acheter de publicité sur la plateforme numérique pour un mois, à l'instar de grandes marques comme Lululemon et MEC. Elles rejoignent ainsi le mouvement #StopHateForProfit.

Il s'agit d'une initiative lancée par divers groupes, dont l'Association nationale américaine pour l'avancement des Noirs (NAACP) et la «Anti-Defamation League» qui lutte contre l'antisémitisme et les discours haineux. Cette mobilisation s'inscrit en réaction à la prolifération de publications antisémites et anti-Noirs sur Facebook.

Les entreprises soutenant le mouvement s'engagent à n'acheter aucune publicité sur la plateforme de tout le mois de juillet.

La Banque Scotia a annoncé son soutien mardi, alors que les quatre autres institutions financières ont confirmé mercredi après-midi qu'elles allaient emboîter le pas.

Un porte-parole de RBC a déclaré que la banque compte lutter contre le racisme et reconnaît la nature systémique de ce phénomène qui désavantage les personnes noires, autochtones et racisées.

«Une façon de le faire est de s'opposer à la désinformation et aux discours haineux, qui rendent le racisme systémique encore plus répandu», a déclaré AJ Goodman.

Au cours des derniers mois, Facebook a fait l'objet de nombreuses critiques pour ce que ses détracteurs désignent comme son indifférence à l'idée d'encadrer la désinformation et l'idéologie haineuse véhiculée par ses utilisateurs.

Mais après que plusieurs entreprises eurent commencé à retirer leurs publicités du réseau social, ce dernier a commencé à supprimer certaines publications de nature politique, jugées fausses ou trompeuses.

Sans vouloir réagir directement au boycottage, un porte-parole de Facebook a souligné la suspension récente de plus de 250 groupes suprémacistes blancs.

Et Facebook n'est pas à l'abri des reproches à l'interne.

Au début du mois de juin, peu de temps après que Donald Trump eut menacé d'ordonner à l'armée de faire feu sur des manifestants antiracistes, des centaines d'employés de Facebook ont débrayé de manière virtuelle pour dénoncer le refus de l'entreprise de reconnaître le caractère haineux de cette publication du président américain.

Tzara Maud: photographier les animaux pour mieux comprendre les humains

Arts et spectacles

Tzara Maud: photographier les animaux pour mieux comprendre les humains

L’exposition Skinfaxi de la photographe Tzara Maud a droit à une deuxième vie. Après un court séjour à Montréal, en novembre 2018 suite à la parution d’un livre du même nom, voilà qu’elle est installée depuis mercredi et jusqu’au 30 septembre au Musée national de la photographie Desjardins de Drummondville.

Il n’est cependant pas absolument nécessaire de se déplacer pour pouvoir admirer la vingtaine d’œuvres portrayant des chevaux : un vernissage virtuel se déroulera ce dimanche 5 juillet, à compter de 14 h.

Feu au nord du Lac-Saint-Jean: la SOPFEU demeure vigilante

Actualités

Feu au nord du Lac-Saint-Jean: la SOPFEU demeure vigilante

Le feu de forêt dans le secteur de Chute-des-Passes, au nord du Lac-Saint-Jean, n’a pas pris d’ampleur malgré la chaude température de mercredi. Selon la SOPFEU, la météo devra toutefois être surveillée de près dans les prochains jours afin d’éviter que l’envergure du brasier augmente dans certains secteurs.

Plus de 300 pompiers se trouvent toujours sur le site du feu, qui est actuellement maîtrisé à 40%, souligne Josée Poitras, porte-parole de la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU). Plus de 200 d’entre eux sont des pompiers forestiers.

Trois journées achalandées à prévoir au Zoo de Granby

Actualités

Trois journées achalandées à prévoir au Zoo de Granby

Le Zoo de Granby devrait reprendre son erre d’aller au cours des prochains jours. « Il y a un changement dans le comportement des gens », note le directeur des opérations, Samuel Grenier.

Les activités ont repris depuis lundi au parc aquatique de l’Amazoo et au parc des manèges du Zoo sans anicroche, bien que l’achalandage y fut plutôt limité, avec 600 visiteurs lundi et 1200 le lendemain.

Un Pissarro restitué à une famille dépouillée durant l’occupation nazie

Arts visuels

Un Pissarro restitué à une famille dépouillée durant l’occupation nazie

PARIS — C’est la fin d’une douloureuse épopée: 77 ans après la confiscation des biens d’un collectionneur juif durant l’occupation nazie, la justice française a définitivement restitué mercredi à ses descendants un tableau de Pissarro détenu par des Américains, qui l’avaient acheté légalement aux enchères.

La Cour de cassation, le juge judiciaire suprême, a mis un point final à trois ans de procédure opposant deux familles autour de La cueillette des pois, une gouache au parcours semé de zones d’ombre, peinte en 1887 par l’impressionniste Camille Pissarro (1830-1903).

D’un côté, les descendants de Simon Bauer, un industriel français amateur d’art né en 1862, spolié de ses œuvres, dont La cueillette, durant l’occupation de la France par l’Allemagne nazie (1940-1944), pendant la Seconde Guerre mondiale.

De l’autre, les époux Toll, grands collectionneurs américains, qui avaient acquis ce tableau pour 800 000 $ chez Christie’s à New York en 1995 et ont toujours dit ignorer sa provenance.

La famille Bauer avait perdu la trace de La cueillette jusqu’à ce qu’elle la retrouve exposée au musée parisien Marmottan-Monet début 2017, prêtée par les époux Toll dans le cadre d’une rétrospective consacrée à Pissarro.

Elle avait alors obtenu son placement sous séquestre et assigné les Américains pour la récupérer.

En 2017, puis en appel en 2018, la justice française avait ordonné aux Toll de restituer la gouache aux Bauer, en s’appuyant sur un texte d’exception: l’ordonnance du 21 avril 1945 déclarant nuls les actes de spoliation.

Mercredi, la Cour de cassation a rejeté le pourvoi des époux Toll, rendant définitive cette restitution.

Les hauts magistrats ont rappelé qu’en vertu de l’ordonnance de 1945, «les acquéreurs ultérieurs» d’un bien reconnu comme confisqué, «même de bonne foi, ne peuvent prétendre en être devenus légalement propriétaires».

Les héritiers de Simon Bauer, une vingtaine de personnes, vont désormais récupérer le tableau, qu’ils avaient laissé sous séquestre au musée d’Orsay, à Paris, dans l’attente d’une décision définitive.

«Crime originel»

Dans un communiqué, l’avocat de la famille Bauer, Cédric Fischer, a salué une décision «historique» ayant rétabli ses clients «dans leurs droits légitimes».

Cette décision «donne un fondement juridique incontestable à toutes les actions actuellement en cours ayant pour objet la restitution à leurs légitimes propriétaires d’œuvres d’art spoliées et détenues illégalement par des amateurs qui tentent de se prévaloir de leur bonne foi», a-t-il estimé.

Rien n’a encore été décidé au sein de la famille quant à l’avenir du tableau, a précisé l’avocat.

De leur côté, les collectionneurs américains comptent se retourner contre l’État français devant la Cour européenne des droits de l’homme, a annoncé leur avocat, Ron Soffer.

Les Toll «ne sont pas mécontents du fait que la famille Bauer puisse retrouver le tableau», «ils sont mécontents car finalement ce sont eux qui doivent payer pour un crime commis par le régime de Vichy», a réagi M. Soffer.

«Le crime originel dans cette affaire a été commis par Vichy», a insisté l’avocat, pour qui «faire peser le poids des spoliations sur des intermédiaires est une décision regrettable qui ouvre une boîte de Pandore judiciaire».

«Ce tableau est arrivé en France car M. et Mme Toll ont bien voulu le prêter en toute bonne foi pour une exposition au musée Marmottan», a-t-il encore souligné.

La Cueillette était l’un des 93 tableaux de maître de la collection de Simon Bauer, qui fit fortune dans la chaussure.

En 1943, cette collection lui avait été confisquée et avait été vendue par un marchand de tableaux désigné par le Commissariat aux questions juives du régime de Vichy, qui collaborait avec l’Allemagne nazie.

Interné en juillet 1944 à Drancy, près de Paris, Simon Bauer réussit à échapper à la déportation.

À sa mort, en 1947, il n’était parvenu à récupérer qu’une petite partie de ses œuvres. Mais ses descendants ont poursuivi son action pour reprendre possession de la collection.

La Cueillette avait brièvement refait surface en 1965 lors d’une vente, avant de disparaître à nouveau pendant un demi-siècle.

Baseball: Michel Laplante flatté par l’intérêt de Manny Ramirez

Sports

Baseball: Michel Laplante flatté par l’intérêt de Manny Ramirez

«Je trouve ça flatteur qu’un joueur de sa dimension manifeste un tel intérêt envers nous», admettait Michel Laplante, mercredi, à propos du désir de l’ancien joueur des ligues majeures Manny Ramirez de participer au tournoi à quatre équipes qui aurait lieu cet été à Québec et Trois-Rivières en remplacement de la Ligue Frontier, forcée d’annuler sa saison 2020 en raison de la pandémie de la COVID-19. Une décision devrait d’ailleurs tomber au plus tard vendredi sur la faisabilité ou non du projet caressé par le président des Capitales de Québec.

Mardi soir, Le Soleil dévoilait que Ramirez souhaiterait prendre part au tournoi imaginé par les Capitales et les Aigles de Trois-Rivières avec son fils Manny Jr. L’auteur de 555 circuits en carrière a développé des liens avec le club de baseball de Québec lors d’une visite des installations de l’usine de bâtons B-45 basée à Québec, en mars.

LIRE AUSSI : Manny Ramirez intéressé à jouer au Québec

Le parcours dans les majeures de Ramirez, maintenant citoyen américain, a pris fin en 2011, lorsqu’il a disputé cinq matchs avec les Rays de Tampa Bay. Il a aussi joué à Taïwan en 2013 et dans la Ligue indépendante de l’île de Shikoku, au Japon, en 2017.

«Le tournoi qu’on veut tenir n’a pas besoin de Manny Ramirez pour en être un de qualité, mais on ne dirait pas non à sa venue s’il pouvait s’amener au Québec. Sa présence serait intéressante à plus d’un niveau. On ne cherche surtout pas à faire un cirque avec notre projet, et lorsqu’un joueur comme lui dit qu’il est intéressé, je suis toujours prudent. Nous avons fait nos vérifications et il est encore capable de frapper la balle. Manny Ramirez est un personnage, mais lorsqu’on le voit, on comprend pourquoi il fut l’un des meilleurs frappeurs des majeures», ajoutait Laplante, mercredi, au lendemain de la publication de la nouvelle par Le Soleil.

Manny Ramirez a disputé 19 saisons dans les ligues majeures, principalement avec les Indians de Cleveland (8) et les Red Sox de Boston (8). Il a conservé une moyenne offensive de .312 en carrière, frappé 555 circuits et produit 1831 points. Sa participation piquerait certainement la curiosité de plusieurs.

Selon le collègue Ian Bussières, le puissant frappeur droitier de 48 ans devait retourner jouer à Taïwan avec son fils, cette saison. Le plus jeune Ramirez, un colosse de 25 ans de 6 pieds 4 pouces et 210 livres, évoluait dans la Ligue Atlantic de baseball indépendant en 2018. Au moment d’écrire ces lignes, les Capitales ne pouvaient pas leur confirmer toutes les mesures en lien avec la quarantaine de 14 jours à laquelle le duo devrait se soumettre en traversant la frontière canado-américaine.

Date limite

Mercredi, Laplante ne pouvait toujours pas confirmer si le projet qu’il cherche à mettre en place aura lieu. Une décision devrait être prise au plus tard, vendredi, confiait-il.

«Idéalement, on veut présenter un calendrier d’environ 45 matchs. Je ne pense pas que ça vaudrait la peine que les joueurs viennent ici pour seulement 30 parties, alors vendredi, c’est pas mal le plus loin qu’on peut attendre pour faire cela. Je peux décider de ne pas tenir le tournoi, mais la décision de le faire ne me revient pas. Nous sommes toujours en discussion avec les autorités de la Santé publique, de la ville de Québec ainsi qu’avec différentes organisations des ligues majeures et de nombreux agents. Je sais qu’il y a des amateurs qui s’impatientent, mais nous travaillons tous dans le même sens. On veut que ça fonctionne, mais il y a plusieurs choses à attacher ensemble. Et je ne veux surtout pas que mes interventions soient perçues comme étant de la pression que je mets sur quelqu’un, ce n’est vraiment pas le cas», ajoutait celui qui apprécie la solidarité de tous les intervenants mêlés au projet.

Mardi, les ligues mineures de baseball, qui regroupent toutes les équipes affiliées aux majeures, ont annoncé ce dont plusieurs se doutaient déjà: leur saison 2020 est annulée alors que les formations des ligues majeures disputeront seulement un calendrier de 60 matchs cet été. Cette décision laisse donc un important bassin de joueurs sans équipe pour garder la forme et qui serait une clientèle alléchante pour le tournoi qui aurait lieu à Québec et Trois-Rivières, sans oublier les joueurs du baseball indépendant et universitaire. Les hôtes du tournoi prendraient en charge le logement, les repas et le transport des joueurs, qui ne seraient cependant pas rémunérés pour leur participation. L’accès aux deux stades de Québec et Trois-Rivières serait payant pour les amateurs, bien sûr.

Présentement, Laplante et Scalabrini n’ont pas encore atteint le nombre de joueurs nécessaires à la formation de quatre équipes car il reste encore des questions à clarifier, notamment avec la santé publique. Mais si le tournoi devait avoir lieu, les confirmations rentreraient rapidement. «Dès qu’un joueur va se commettre, il y aura un effet boule de neige», suggère Laplante, qui avait toujours l’espoir d’obtenir le feu vert.

Joseph Giguère (1940-2020): activiste de la justice sociale

Politique

Joseph Giguère (1940-2020): activiste de la justice sociale

Attentat à la bombe, guerre civile, coma, AVC : la vie de Joseph Giguère n’a pas été reposante. Mais l’ex-syndicaliste épris de justice sociale a gardé foi en l’humanité et en Dieu jusqu’à son dernier souffle, le 23 juin, emporté par un cancer généralisé fulgurant à 79 ans.

Dans la région de Québec, le natif de Saint-Sylvestre, en Beauce, s’est fait connaître comme président du Conseil central de Québec de la CSN, poste qu’il a occupé de 1976 à 1980.

Époque où les grèves se multipliaient : Sico, Trust général, Agence provinciale, Standard Paper Box, pour nommer les plus marquantes. On parle d’un nombre record de grèves sous sa présidence! C’était avant l’adoption d’une loi anti-briseurs de grève, en 1977. Les affrontements avec les forces de l’ordre étaient communs.

Sa veuve, Marie-Claire Nadeau, se rappelle que le couple partait au petit matin avec leurs deux bébés, l’un sur le dos de papa et l’autre en poussette, pour aller faire du piquetage. Les policiers croyaient qu’ils utilisaient des poupées, tellement la présence de jeunes enfants s’avérait incongrue sur des lignes de grève!

Famille toujours aussi soudée 45 ans plus tard, ils ont passé les derniers jours de M. Giguère les quatre ensemble.

«On a entendu parler de cancer pour la première fois le 12 juin», confie Mme Nadeau, jointe à Montréal où ils habitent depuis une trentaine d’années. «Les médecins nous ont dit de trois à six mois, mais Joseph m’a regardé et m’a dit : “Dans 15 jours, ça va être fini.” Ça en a pris 11. On l’a accompagné dans ses derniers jours, avec nos deux enfants. On était bien ensemble.»

Une Fête du Canada virtuelle d'un océan à l'autre

Actualités

Une Fête du Canada virtuelle d'un océan à l'autre

OTTAWA — La pandémie de coronavirus a modifié profondément la nature des festivités du 153e anniversaire de fondation du Canada, ce mercredi.

La grande majorité des célébrations s’est mise en mode virtuel, afin d’éviter la formation de rassemblements populaires qui pourraient faciliter la transmission du virus qui a fait jusqu’ici près de 8600 morts au Canada.

Des millions de personnes ont perdu leur emploi de façon temporaire ou permanente, les dépenses du gouvernement ont explosé afin d’aider d’urgence la population et les entreprises. Parallèlement, la demande pour des services de soutien, comme les banques alimentaires, a aussi connu une forte croissance.

Ainsi, à l’occasion de la fête du Canada, le premier ministre Justin Trudeau et sa famille ont visité la ferme de la Banque d’alimentation d’Ottawa en matinée. Ils ont donné un coup de main à l’équipe en récoltant des brocolis.

D’après l’organisme dédié à la sécurité alimentaire, la demande s’est stabilisée à la suite d’une poussée soudaine en début de pandémie. On craint cependant une nouvelle crise alors que les bénéficiaires de la Prestation canadienne d’urgence (PCU) vont atteindre le maximum auquel ils ont droit.

Sur le coup de midi, Justin Trudeau et son épouse, Sophie Grégoire, ont prononcé une allocution depuis la ferme de la banque alimentaire.

Dans son message aux citoyens, le premier ministre a abordé plusieurs enjeux sociaux mis en relief par la pandémie, dont l’importance de s’assurer que les aînés puissent vivre dans des lieux sécuritaires.

«En tant que Canadiens, on comprend à quel point c’est important d’être là, les uns pour les autres. La solidarité ne fait pas seulement partie de notre identité, c’est notre mode de vie, a déclaré le premier ministre. Parce qu’en tant que Canadiens, quand les temps sont durs, on ne se replie pas sur nous-mêmes, on s’entraide. On est là pour les plus vulnérables et les plus durement touchés.»

«Au cours des derniers mois, on a vu ce que ça veut dire d’être de bons voisins, ce que ça veut dire de faire partie d’une communauté tissée serrée. On comprend à quel point on peut dépendre les uns des autres», a poursuivi Sophie Grégoire.

Justin Trudeau n’a pas manqué de rappeler qu’il faut maintenant «bâtir un Canada meilleur, pour tous». Il a notamment énuméré la lutte contre le racisme et le processus de réconciliation avec les Peuples autochtones comme priorités pour rendre le pays «meilleur».