Le plan de relance des journaux du Groupe Capitales Médias, dont notre journal fait partie, a été approuvé par le tribunal lundi.
Le plan de relance des journaux du Groupe Capitales Médias, dont notre journal fait partie, a été approuvé par le tribunal lundi.

Le Droit continue!

Voilà, nous avons réussi. Le Droit continue.

Après trois mois de travail acharné, marqués tour à tour par le doute et l’espoir, nous sommes arrivés à bon port.

Le plan de relance des journaux du Groupe Capitales Médias, dont notre journal fait partie, a été approuvé par le tribunal lundi.

C’est une grande victoire non seulement pour les travailleurs de l’information, mais aussi pour la démocratie en général.

En quelques semaines, nous avons créé des coopératives qui prennent normalement des mois, si ce n’est des années à mettre sur pied.

Mes collègues et moi étions inspirés par le sentiment de nous battre pour quelque chose de plus grand que la seule sauvegarde de nos emplois.

Comme les centaines de lecteurs et les bailleurs de fonds qui nous ont appuyés, nous ne pouvions tout simplement pas imaginer la région d’Ottawa-Gatineau sans « son » quotidien d’information francophone.

Bien plus que nos jobs, c’est l’information régionale, le droit sacré du public à l’information, la diversité des sources d’information qui étaient à l’enjeu au cours des semaines mouvementées que nous venons de vivre.

Le Droit a failli chuter. Mais il est resté debout. Notre journal, un journal de combat, s’est relevé comme il l’a toujours fait depuis 1913.

Nos pères fondateurs ne croyaient pas si bien dire en choisissant leur devise : l’avenir est à ceux qui luttent.

Le Droit continuera de remplir sa mission, une mission essentielle à la santé de toute communauté. Soit d’informer les gens pour en faire des citoyens plus éclairés et, donc, plus libres. À l’ère des fausses nouvelles et du populisme, c’est une mission plus vitale que jamais.

Une mission que Le Droit continuera d’assumer sous une nouvelle forme : la coopérative.

Pour convaincre les bailleurs de fonds et la population d’appuyer financièrement les journaux régionaux en ces temps difficiles, il nous fallait démontrer une capacité de réinventer notre modèle d’affaires et faire preuve d’audace.

C’est ce que nous avons fait en créant, il y a un peu plus d’une semaine, la Coopérative des travailleurs et travailleuses du journal Le Droit.

Et ce n’est qu’un début : deux autres coopératives seront formées sous peu, l’une au Québec, et l’autre en Ontario. Elles permettront à nos lecteurs, annonceurs et membres de soutien de participer activement au « nouveau » journal Le Droit.

Pour l’instant donc, Le Droit et les 5 autres journaux régionaux de la nouvelle Coopérative nationale de l’information indépendante (CN2i) sont tirés d’affaire.

Mais les défis restent immenses.

Il nous faudra, en tout premier lieu, convertir en argent sonnant les promesses d’engagement de nos amis lecteurs et annonceurs.

Nous devrons ensuite amorcer l’inévitable transition vers les plateformes numériques, un virage que nous comptons effectuer le plus en douceur possible.

Il nous faudra plus que jamais faire preuve de créativité, de réflexion, d’audace, de rigueur…

Dans le monde de la presse écrite, où les journaux cherchent une solution à la baisse des revenus publicitaires, notre groupe de journaux coopératifs tente d’ouvrir une nouvelle voie.

Bien des regards sont tournés vers nous.

Le Droit continue !