Les Jeux Invictus réunissent des réunissent des militaires comme Mike Trauner et le capitaine François Pelletier.

Le drapeau des Jeux de passage à Ottawa

Un nouveau drapeau se promène à travers le pays depuis un moment. C'est celui des Jeux Invictus et celui-ci s'est donc baladé tout le week-end dernier à Ottawa pour rappeler aux gens que l'édition 2017 des Jeux Invictus avait bien lieu à Toronto cette année.
Ces Jeux mettent en compétition des militaires ayant été physiquement blessés en mission ou ayant vécu des souffrances psychologiques dans le cadre de leur travail. Les Jeux sont le reflet de leur victoire personnelle bien plus qu'une compétition purement technique ou sportive.
Au Canada, 150 porteurs de drapeau ont été soigneusement sélectionnés pour faire voyager l'étendard des jeux dans plus d'une cinquantaine de communautés, 22 bases militaires et 15 chapitres de la Légion royale canadienne.
Le drapeau d'Invictus s'arrêtera finalement à Toronto pour la cérémonie d'ouverture des jeux, le 23 septembre, en présence de l'initiateur des jeux Invictus, le prince Harry d'Angleterre, qui a lui-même servi son pays dans les Forces.
À Toronto, pour cette 3e édition des Jeux Invictus, 550 compétiteurs (que l'on n'appelle pas athlètes, nous précise-t-on) de 17 pays défendront, non pas leur nation respective, mais bien leur propre honneur puisque les décorations sont remises aux gagnants à titre personnel, sans tableau national des médailles. 
Douze sports adaptés sont inscrits à la programmation dont le golf, pour la première fois.
Les premiers Jeux Invictus (qui signifie « invaincu ») furent évidemment disputés à Londres, patrie du prince Harry, en 2014, puis à Orlando en Floride en 2016 ; ils le seront à Sydney, Australie, l'an prochain, après Toronto, ce mois-ci.
Une histoire vraie
Le capitaine François Pelletier de la base des Forces canadiennes de Montréal à Longue-Pointe était l'un des quatre porteurs de drapeau à Ottawa, ce week-end. Dans son cas, c'est plutôt l'une de ses connaissances qui a vécu une épreuve...
« C'est là que je vais pleurer, raconte-t-il en prenant son souffle. Mon meilleur ami a été grièvement blessé en Afghanistan en 2007. »
L'ami en question a été victime d'un tireur embusqué alors qu'il était policier militaire. Suivra son rapatriement dans une base militaire en Allemagne alors qu'il est entre la vie et la mort. Un bout du projectile est prisonnier de son cortex cérébral.
« Il est sorti du coma, il a réappris à marcher, à parler.
«Ça lui a pris beaucoup de temps. Juste la convalescence physique... après ça, la convalescence mentale a été longue, mais il s'est sorti de ça au point de devenir un athlète de haut niveau et de représenter son pays aux Jeux Invictus, l'année passée à Orlando ; cette année à Toronto. C'est incroyable.
«À Toronto, cette année, je vais crier à en perdre la voix, c'est la moindre des choses», conclut le capitaine Pelletier.