René C. Viau a été démis de ses fonctions au sein de la Société économique de l’Ontario.

Le directeur torontois de la Société économique de l’Ontario congédié

TORONTO – Cinq mois après son entrée en fonction au sein de la Société économique de l’Ontario (SÉO), René C. Viau a été démis de ses fonctions de directeur régional Centre-Sud-Ouest. Il se retire par ailleurs des conseils d’administration sur lesquels il siégeait dans d’autres organisations francophones.

« J’ai pris la décision qui s’impose », a déclaré Luc Morin, directeur général de la SÉO. « J’ai expliqué à M. Viau que le lien de confiance qui a abouti à son embauche est définitivement rompu et qu’il est de mon devoir de veiller à ce que les lois qui régissent les normes d’éthique soient respectées au sein de l’organisation. »

M. Morin a pris cette décision brutale à la suite d’une longue enquête, publiée hier et ce mardi, dans laquelle Radio-Canada révèle le passé judiciaire de M. Viau et met en lumière le manque de vérification de ses antécédents lors de son embauche au sein de l’organisation économique ontarienne.

On découvre notamment que M. Viau aurait exagéré l’ampleur des activités de l’entreprise ACES, dont il est dirigeant, en s’appuyant sur des contenus web plagiés et en vantant des projets environnementaux dont ses partenaires d’affaires n’ont jamais entendu parler.

Dans une seconde salve de révélations publiées aujourd’hui par Radio-Canada, on apprend que M. Viau s’est rendu coupable d’entrave à la justice et d’avoir agi comme prête-nom par un tribunal administratif au Québec.

La question est d’autant plus sensible que l’organisme gère de l’argent public. Financée à hauteur de 3 millions de dollars, la SÉO compte parmi ses bailleurs de fonds les gouvernements du Canada et de l’Ontario, la Fondation Trilium et l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

Pour éteindre le feu, la SÉO a indiqué par voie de communiqué avoir révisé ses procédures de recrutement. « Ces modifications ont pour objectif de prévenir qu’un tel événement se reproduise », a prévenu le président Denis Laframboise. « Cette erreur de recrutement ne doit plus jamais se produire ! Nous avons réuni le comité exécutif aussitôt après les premières révélations et nous allons entériner les nouvelles procédures à la prochaine réunion du conseil d’administration ».

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