La mairesse de Chelsea, Caryl Green

Le débat fait toujours rage à Chelsea

Alors même que l'on croyait la question entourant le grand projet d'égout et d'aqueduc à Chelsea réglée, le débat a repris de plus belle, lundi soir, lors du conseil municipal.
Le projet bénéficie d'un large soutien des entreprises locales, ainsi que la communauté desservie dans le coeur du village, mais des promoteurs s'y opposent toujours.
Lors de la période de question, nombreux ont été ceux à demander que le chantier débute enfin.
Or, trois des cinq promoteurs impliqués ont formulé des plaintes au ministère québécois des Affaires municipales et au directeur général des élections afin de bloquer le projet. Au coeur de la dispute légale: la part financière assumée par chacun dans le montage financier.
Dix-huit mois plus tard, Québec n'a pas encore rendu sa décision. La mairesse Caryl Green soutient que l'aval du gouvernement viendra bientôt, et que le projet pourra aller de l'avant avant la fin de l'année.
Le promoteur du projet domiciliaire Chelsea Creek, Mark Shank, croit plutôt que le long délai de 18 mois est signe que Québec s'apprête à trancher autrement.
M. Shank affirme que la part totale de la facture du projet de plus de 20 millions$ assumée par les cinq promoteurs - 80% - est trop élevée.
«Je suis pour l'eau et les égouts, mais je suis contre le projet dans cette forme, indique M. Shank. En 2010, le projet était de 10 millions, le privé en payait 90%. Depuis que le centre Meredith et que d'autres édifices ont des problèmes d'eau potable, la facture a gonflé à 22 millions$, et [la municipalité] veut qu'on paye 80%. Notre part était neuf millions, pas 18.»
Mais le conseil semble déterminé à aller de l'avant. Les élus ont approuvé hier à la majorité l'expropriation de deux terrains le long du chemin Old Chelsea - dont un contre le gré de son propriétaire, la famille Meredith. La conseillère Barbara Martin s'est opposée à cette dernière résolution.