Le cliché nous montre le couvert forestier dans le secteur du boulevard des Allumettières et de la forêt Boucher à Gatineau.

Le couvert forestier d'Ottawa-Gatineau s’étend sur 46%

Le couvert forestier de la région d’Ottawa-Gatineau s’étend sur près de la moitié (46 %) du territoire, soit une canopée de « bonne ampleur », note une étude publiée mercredi.

Le secteur Deschênes à Gatineau est le plus vert avec un couvert forestier sur 67 % du territoire alors que le quartier Somerset au centre-ville d’Ottawa affiche la canopée la plus faible avec une couverture de 22 %.

Le couvert forestier s’étend sur 74 % des terrains de la Commission de la capitale nationale (CCN) comparativement à 31 % à Ottawa et 45 % à Gatineau. Neuf des dix secteurs les plus verts dans la région sont à Gatineau.

À titre comparatif, le couvert forestier à Toronto se situe entre 26,6 % et 28 %, selon une étude publiée en 2016. La Ville souhaite atteindre une canopée de 40 % sur son territoire.

Le rapport réalisé par le laboratoire d’analyse spatiale de l’université du Vermont recommande que les données sur le couvert forestier dans la région servent à la prise de décision en matière de planification en, notamment, favorisant les programmes de conservation et de plantation d’arbres.

« Les résultats de cette évaluation du couvert forestier nous fournissent un outil qui nous aidera à prioriser les efforts de plantation », a indiqué le maire d’Ottawa, Jim Watson, tout en signalant que l’engagement de la Ville d’Ottawa comprend la plantation de 500 000 arbres au cours du présent mandat.

Un couvert forestier robuste et en santé est essentiel à la durabilité et à l’habitabilité des zones urbaines, souligne l’étude, qui a été rendue possible grâce à un partenariat entre la CCN, la Ville d’Ottawa et la Ville de Gatineau.

« La recherche démontre que les quartiers où le couvert forestier est supérieur fournissent à leurs résidants plus de services écosystémiques, qui vont des températures plus fraîches en été à de meilleurs rendements scolaires chez les enfants », signale-t-on.

Les auteurs de l’étude recommandent que le couvert forestier fasse l’objet d’une évaluation tous les 5 à 10 ans pour surveiller les changements.

« Puisque 83 % des Canadiens vivent maintenant dans des zones urbaines, en savoir davantage sur le couvert forestier et sur les avantages que procurent les arbres dans nos quartiers est essentiel à la planification municipale », a indiqué le président d’Arbres Canada, Michael Rosen.

L’évaluation du couvert forestier est entre autres fondée sur des données issues de l’imagerie aérienne. L’étude a coûté environ 31 000 $, montant qui a été partagé entre les trois partenaires.