En septembre prochain, l'actrice porno Zoé Zebra compte «obtenir» 25 éjaculations de participants afin que son producteur paie son augmentation mammaire. Le tout sera filmé en marge d'une soirée au Bar 77.
En septembre prochain, l'actrice porno Zoé Zebra compte «obtenir» 25 éjaculations de participants afin que son producteur paie son augmentation mammaire. Le tout sera filmé en marge d'une soirée au Bar 77.

Le controversé Boule-o-thon aura bel et bien lieu

Louis-Denis Ebacher
Louis-Denis Ebacher
Le Droit
Le controversé Boule-O-Thon aura bien lieu demain, au Bar 77 de Gatineau, que cela plaise ou non au maire Maxime Pedneaud-Jobin.
L'annonce de l'événement pornographique piloté par les productions AD4X en a choqué plus d'un, en août dernier. Même le maire Pedneaud-Jobin avait déclaré que le promoteur du Boule-O-Thon faisait honte à sa ville. L'administration municipale a passé à la loupe ses règlements afin d'empêcher la tenue de ce genre d'événement sur son territoire.
«La Ville a regardé tout ce qu'ils voulaient regarder et nous est revenue, a expliqué hier le promoteur d'AD4X, André de la Seine. On est légal. On a discuté avec la police et la Ville.»
L'événement pornographique aura lieu comme prévu, au Bar 77 du secteur Gatineau. Une actrice du nom de Zoé Zebra, 22 ans, veut atteindre «l'objectif» de 25 éjaculations de participants qui se sont inscrits au préalable. Le tout sera filmé ailleurs que dans l'établissement - on prévoyait au départ tourner dans une roulotte adjacente -, alors qu'à l'intérieur, d'autres activités pornos auront lieu. Si «l'objectif» est atteint, le promoteur s'engage à payer à l'actrice une augmentation mammaire.
Le Service des communications de la Ville de Gatineau a précisé par courriel, hier, que «l'événement sera relocalisé (et qu'il) ne se tiendra donc pas dans un véhicule récréatif situé dans l'aire de stationnement adjacent au bar. Le producteur et le tenancier du bar ont donc modifié le projet à la suite des commentaires de la Ville.»
Les autorités de la Ville disent ne pas pouvoir intervenir tant que l'événement a lieu dans un endroit privé. «L'information relative à l'emplacement exact sera transmise au service de police le soir même, et ce dernier sera prêt à intervenir en cas de non-respect de la réglementation, notamment le règlement concernant les nuisances», précise la Ville.
Le promoteur se dit assuré d'avoir plus de 300 candidats. «On m'a dit qu'un autobus allait descendre de Québec. Ça arrive de partout: de Montréal à l'Abitibi.»
M. De la Seine se dit sensible au voisinage du bar. «C'est sûr qu'on doit respecter le gros bon sens, dit-il. On est dans un environnement commercial et résidentiel. La dernière chose qu'on veut, c'est offusquer des gens: on ne veut pas d'actes indécents autour du commerce, au vu et au su des voisins.»
Le promoteur a entendu les propos du maire Pedneaud-Jobin, le mois dernier. «Certains se sont fait un plaisir de nous rapporter tout cela. Mais en même temps, ce n'est pas le premier événement qui fait autant de vagues que nous organisons.»