Le projet LeBreton Ré-imaginé du consortium Devcore, Canderel et DSL Group.

Le consortium DCDLS se positionne

Le consortium Devcore, Canderel et DLS Group (DCDLS) se positionne pour entreprendre des pourparlers avec la Commission de la capitale nationale (CCN) après que cette dernière eut annoncé mercredi qu’elle mettait fin à son entente avec le groupe RendezVous LeBreton pour le développement immobilier des plaines LeBreton à Ottawa.

DCDLS était l’autre groupe dans la course pour en 2016 pour le développement des vastes terrains situés tout juste à l’ouest du centre-ville. Le consortium a indiqué jeudi que la CCN « a l’obligation légale d’entrer en négociations avec DCDLS en tant que second candidat qualifié » en vertu de la demande de propositions.

« Non seulement nous sommes convaincus que la CCN est légalement obligée d’engager des négociations avec DCDLS, mais, en pratique, une décision de redémarrer le processus risquerait d’entraîner des années de retard, le risque d’un plan de développement fragmenté et potentiellement aucun développement », a notamment fait valoir le consortium dans un communiqué publié jeudi.

En entrevue au Droit, le président du Groupe Devcore, Jean-Pierre Poulin, a indiqué que DCDLS veut travailler avec la CCN et la Ville d’Ottawa dans le projet.

« Ça fait quatre ans et demi qu’il y a un processus, et il n’y a toujours rien de construit, a soulevé M. Poulin. On s’assoit tous autour de la table et on commence. On débute le projet. »

Jean-Pierre Poulin a signalé que le consortium DCDLS est une option viable avec une équipe de grands Canadiens, notamment au chapitre des architectes, ayant accompli de grandes choses.

« Nous avons une belle équipe. Je pense que nous avons beaucoup à offrir, et nous sommes convaincus que nous sommes la solution alternative parfaite pour la CCN et la Ville d’Ottawa », a plaidé M. Poulin.

La CCN a décidé mercredi de divorcer d’avec les partenaires du groupe RendezVous LeBreton, soit Trinity Development Group et le propriétaire des Sénateurs d’Ottawa, Eugene Melnyk. Les deux partenaires sont à couteaux tirés concernant le projet, et des poursuites sont intentées de part et d’autre.

« La résiliation des conditions permettra à la CCN de passer aux prochaines étapes du processus de réaménagement à la prochaine séance de son conseil d’administration en janvier », a entre autres expliqué l’organisme fédéral.

Devcore, Canderel et DSL Group avait initialement proposé des plaines LeBreton avec d’imposants espaces verts, des musées culturels et historiques, des hôtels, un aquarium et un planétarium, un spa urbain, une offre variée de complexes résidentiels et un amphithéâtre pour le hockey de la Ligue nationale, notamment. Le consortium se dit disposé à modifier son projet en vue de l’améliorer, et à fusionner le meilleur du travail fait au cours des deux dernières années par l’autre consortium.

« Les plaines LeBreton, ça devrait être à propos de célébrer le Canada, et de le faire de la bonne façon. Ça devrait être de la collaboration avec tout le monde. Ça ne devrait pas être des poursuites et des chicanes. C’est une occasion unique de travailler ensemble, d’un océan à l’autre, et de faire des plaines un endroit spectaculaire », a souligné Jean-Pierre Poulin.