La Ville d'Ottawa compterait 24 quartiers électoraux à compter de 2022.
La Ville d'Ottawa compterait 24 quartiers électoraux à compter de 2022.

Le conseil municipal d’Ottawa aurait un siège de plus en 2022

Julien Paquette
Julien Paquette
Le Droit
Si la tendance se maintient, il y aura un siège de plus à la table du conseil municipal d’Ottawa après les élections municipales de 2022.

Le rapport final sur l’examen des limites de quartiers – adopté à l’unanimité par le Comité des finances et du développement économique mardi – prévoyait l’ajout de 2 quartiers dans la zone suburbaine et de limiter à 3 le nombre de quartiers ruraux, ce qui porterait le total à 24 quartiers électoraux à Ottawa, à compter de 2022.

Ces nouveaux quartiers en zone suburbaine aideront à équilibrer les différences de population, d’un quartier à l’autre. «Les trois quartiers suburbains à croissance rapide sont Barrhaven, Gloucester-Nepean-Sud et la zone suburbaine de Cumberland», notent les consultants dans leur rapport sur cette sixième option, réclamée par le conseil municipal en juillet dernier en raison d’insatisfactions au sujet du respect des limites historiques de quartiers.

Le maire d’Ottawa, Jim Watson, reconnaît que la création d’un nouveau poste de conseiller n’était pas sa préférence, compte tenu l’intervention récente du gouvernement provincial à Toronto pour forcer la réduction de la taille du conseil municipal à 26 élus – incluant le maire –, mais qu’il s’est résigné en raison du consensus presque universel que suscitait l’option recommandée par les firmes de consultant après une série de consultations publiques.

Le maire d'Ottawa, Jim Watson

«Parfois, il faut mettre de l’eau dans son vin, indique M. Watson. La comparaison entre Toronto et notre ville n’est pas toujours juste. Géographiquement, Toronto est très petite comparativement aux 26 000 kilomètres carrés qui forment la Ville d’Ottawa. J’ai une carte qui démontre que la superficie de notre ville surpasse celle des villes de Toronto, Montréal, Edmonton et Calgary combinées.»

Cumberland
S’il y a un consensus à la table du conseil municipal entourant l’option à privilégier pour redéfinir les limites des quartiers électoraux, celui que l’on retrouve dans la population francophone de l’est de la ville est que les six options présentées par les consultants étaient inacceptables pour le quartier de Cumberland.

Dans les six cas, la section rurale de Cumberland était combinée au quartier Osgoode qui est majoritairement anglophone.

L’ex-député fédéral et provincial, Don Boudria, a notamment participé à la réunion de la Commission des finances et du développement économique mardi matin pour signifier son opposition aux scénarios sur la table.

De concert avec ses collègues de l’est d’Ottawa, la conseillère d’Innes, Laura Dudas, a déposé une motion afin de limiter la perte d’influence des francophones en diluant leur voix au sein du quartier Osgoode en modifiant les limites de quartiers comprises dans le rapport final étudié mardi par le Comité.

Le nouveau quartier rural formé de l’actuel quartier Osgoode et de la partie rurale de Cumberland comprendra également une bonne partie de la zone suburbaine de Cumberland, soit ce qui se trouve au sud de la promenade Wilhaven à l’ouest du chemin Canaan et au sud du chemin Russell à l’est du corridor de VIA Rail et du chemin Milton.

«Cumberland a la plus forte proportion de citoyens francophones dans toute la ville. Pour moi et les conseillers Kitts, Luloff et Darouze, c’était important de protéger cette communauté d’intérêts dans l’est de la ville et je suis très content que la plupart de mes collègues aient accepté ce compromis», soutient Jim Watson.