Une travailleuse fabrique des masques dans une usine de matelas réorientée afin de combattre la pandémie de COVID-19 à Phoenix, en Arizona.
Une travailleuse fabrique des masques dans une usine de matelas réorientée afin de combattre la pandémie de COVID-19 à Phoenix, en Arizona.

Le CISSSO cherche un demi-million de masques

Mathieu Bélanger
Mathieu Bélanger
Le Droit
Le besoin d’équipement médical de protection est pratiquement planétaire. Le Québec est dans le même bateau que le reste du monde et est à la recherche lui aussi de millions de masques, de visières, de gants et de blouses de protection. Dans la région, le besoin en masques N-95 a été estimé à environ un demi-million d’unités par le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO), a appris Le Droit de sources sûres.

Le service de l’approvisionnement de l’établissement croit avoir besoin de 500 000 masques pour passer à travers la phase aiguë de la crise sanitaire dont le pic serait attendu à la mi-avril au Québec. Selon nos informations, le CISSSO est aussi à la recherche d’environ 10 000 visières de protection pour ses employés en première ligne.

Deux semaines

Dans sa rencontre quotidienne avec la presse, lundi, le premier ministre du Québec, François Legault, a précisé que la province disposait de l’équivalent de 13 jours de masques N-95, de 14 jours de gants de nitrile, d’une dizaine de jours tout au plus de masques de procédure et de pas plus de six jours de blouses de protection.

«Nous avons eu, en fin de semaine, une cargaison [N-95] en provenance du Mexique qui était très bienvenue pour nos besoins au Québec, a affirmé M. Legault. Je sais qu’il y a des cargaisons pour le fédéral à répartir qui ont été retardées. Je dois dire que je suis content que le fédéral tienne compte des besoins. Il y a deux provinces, à cause des grandes villes de Toronto et Montréal qui ont plus de besoins, toutes proportions gardées à cause de leur population, et le fédéral en tient compte. Mais c’est serré chez nous, c’est serré en Ontario et c’est parfois difficile d’avoir des livraisons.»

À LIRE AUSSI : Une route semée d’embûches pour des masques destinés à l’Outaouais