Le Château Logue se défend

Mathieu Bélanger
Mathieu Bélanger
Le Droit
Entouré d'une soixantaine d'amis, de membres de sa famille et de membres du club de golf qu'il dirige, le président du Château Logue de Maniwaki, Michel Lacroix, s'est livré à une charge à fond de train, hier, contre les médias qu'il accuse d'avoir sali sa réputation et celle de la Ville de Maniwaki.
Le comptable de formation a accusé les médias, en particulier LeDroit et son représentant, d'avoir véhiculé des faussetés et des informations non vérifiées dans le dossier des taxes foncières impayées par le Château Logue. Certains des invités présents à la conférence de presse, qui a duré près de deux heures, ont profité de l'occasion pour invectiver les représentants des médias. Des menaces à peine voilées ont aussi été lancées au représentant du Droit par un individu quittant la salle Robert Coulombe du Château Logue.
Le président du Château Logue a fait savoir que ce qui a été publié dans les médias depuis la fin du mois de janvier lui avait fait un tort difficilement réparable. «Il y a une enquête du ministère des Affaires municipales, il y a eu une enquête de l'Ordre des comptables professionnels agréés et une enquête du commissaire au lobbyisme, a-t-il souligné. Tout ça a injustement porté atteinte à ma réputation, à celle de mon bureau de comptable, au Château Logue, à ma famille et à la Ville de Maniwaki.»
Sur le fond des choses, M. Lacroix estime que LeDroit fait fausse route en affirmant que le Château Logue doit près de 700 000 $ en taxes et intérêt impayés à la Ville de Maniwaki. «LeDroit a provoqué une tempête médiatique avec des mensonges», a-t-il affirmé.
Tableau à l'appui, M. Lacroix a fait une démonstration comptable démontrant que l'hôtel Château Logue, son golf et une compagnie à numéro dont il est aussi administrateur devaient plutôt une somme totalisant 785 000 $.