Le Château Logue mis en vente

Le Centre Château Logue de Maniwaki est à vendre. Après des mois de tourmente, le propriétaire majoritaire, Michel Lacroix, souhaite passer à autre chose.
«Ça fait 15 ans que je suis très occupé à ce projet-là, et là, c'est le temps de passer à autre chose, tout simplement. Pas plus, pas moins, lance-t-il, exaspéré. Ça n'a pas été bien plaisant, la dernière année. Déjà que ce n'était pas rentable d'être associé au château de façon monétaire, en plus de faire la Une des journaux... c'est déplorable. Je suis loin d'être le mauvais garçon qu'on a voulu décrire à certains endroits.»
Le complexe hôtelier de 50 chambres de la rue Comeau a fait son apparition sur le site Internet d'un courtier immobilier cette semaine. La décision de tout vendre faisait toutefois son chemin dans la tête de M. Lacroix depuis «plusieurs mois».
Le propriétaire du centre récréotouristique souhaite obtenir 2750000$ pour son hôtel.
La vente du Château Logue devrait marquer la fin d'une longue controverse, alors que M. Lacroix serait forcé de payer la totalité de ses dettes à la municipalité.
Selon nos informations, M. Lacroix doit toujours plus de 500000$ en taxes impayées à la Ville de Maniwaki.
«La Ville est hyperprotégée, soutient-il. Elle n'a pas à s'inquiéter, au contraire. Tant mieux si ça se vend. Les taxes se payent et on n'en parle plus.»
Le directeur général de la municipalité, Daniel Mayrand, confirme que les taxes municipales «sont la première chose qui est payée lors d'une vente».
Sur la sellette depuis 14 mois
Dans son édition du 22 janvier 2013, LeDroit révélait que le Château Logue devait près de 700000 $ en taxes et intérêt impayés à la Ville de Maniwaki depuis 2006. Dans les mois qui ont suivi, le ministère des Affaires municipales du Québec a sévèrement blâmé la Ville de Maniwaki pour sa gestion du dossier en plus de questionner sa décision de confier la vérification des états financiers de l'administration municipale à la firme dirigée par M. Lacroix. 
La municipalité a aussi reçu la visite d'enquêteurs de l'Unité permanente anticorruption (UPAC), en juillet dernier.
M. Lacroix soutient que la quarantaine d'employés qui travaillent au Château n'ont pas à craindre pour leurs postes.
«C'est un business qui est à vendre, point final», peste-t-il.
Sur le site Internet du courtier immobilier de Royal LePage, François Lafrenière, on indique que le Château Logue possède «trois suites prestigieuses avec balcon, un centre de santé avec piscine, (un) spa, (une) salle de massages et d'exercices, (des) salles de conférence pouvant accueillir 300 personnes.»
On peut aussi y lire que l'aménagement d'un terrain de golf est possible et que les taxes municipales totalisent 38900$ par année.