Le centre  Meredith.
Le centre  Meredith.

Le Centre Meredith fermé pour au moins deux mois

Daniel Leblanc
Daniel Leblanc
Le Droit
Une autre tuile tombe sur la tête de Chelsea dans le dossier du Centre Meredith, ouvert depuis à peine deux ans. Après l'effondrement d'un mur à l'hiver 2013, lequel n'a toujours pas été réparé, voilà que les résultats de tests de la qualité de l'air forcent la fermeture de l'aréna au minimum jusqu'en octobre.
Le mur temporaire n'étant pas complètement scellé, le taux d'humidité élevé a favorisé l'apparition de moisissures, a précisé la mairesse Caryl Green hier. La municipalité a donc décidé, à la suite des analyses de la qualité de l'air, de fermer l'endroit par souci de la santé publique.
«On surveillait la qualité de l'air depuis novembre, mais là c'était devenu plus préoccupant», indique-t-elle.
Par conséquent, les travaux de construction d'un mur permanent, dont les coûts sont évalués à 633000$, seront devancés. Ils doivent s'amorcer en septembre, mais seront précédés par des travaux de décontamination.
C'est l'assureur de la municipalité qui épongera environ 95% de la facture, soutient Mme Green, en plus de compenser les pertes de revenus engendrées par l'annulation d'activités. Une somme que la compagnie d'assurances prévoit récupérer auprès de la firme Pomerleau, qui a érigé le bâtiment multifonctionnel.
La mairesse avoue qu'elle comprend les citoyens qui s'impatientent face aux nombreux problèmes que connaît l'édifice construit au coût de 10 millions $.
«On veut nous aussi que ça revienne à la normale afin de relancer les opérations pour de bon, et ce, le plus tôt possible. Qui aurait pu imaginer qu'un mur se serait effondré quelques mois après l'ouverture?», a-t-elle affirmé.
La fermeture inattendue force les associations sportives à déménager leurs activités ailleurs sur le territoire des Collines de l'Outaouais, entre autres à Low, La Pêche et Val-des-Monts.
Comme le centre communautaire annexé à l'aréna possède son propre système de ventilation, celui-ci demeure accessible au public jusqu'à nouvel ordre.
Selon la mairesse, impossible de déterminer avec exactitude une date pour la réouverture de l'édifice, mais les travaux devraient s'étaler sur une période de deux mois.
dleblanc@ledroit.com