Le Casino du Lac-Leamy «gâche les chances d'éviter une grève» selon des syndiqués

Le syndicat représentant les agents de sécurité du Casino du Lac-Leamy accuse l’employeur d’être « mauvais joueur » et n’écarte pas la possibilité d’une grève.

Dans une publicité parue dans l’édition de mardi du Droit, le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) soutient qu’« en refusant de reconnaître le travail de ses agents de sécurité, le Casino gâche les chances d’éviter une grève ».

Le président de la section locale du SCFP représentant quelque 90 agents de sécurité et techniciens de surveillance de la maison de jeu gatinoise, Michel Despatie, a indiqué en entrevue que le litige concerne l’évaluation des postes d’agents de sécurité.

M. Despatie soutient que l’employeur s’était engagé, en 2014, à réévaluer ces postes. « On a beaucoup d’interventions à faire et beaucoup de procédures à suivre », souligne M. Despatie, qui affirme que la situation s’est complexifiée avec l’ouverture du club Aléa à l’intérieur du casino, il y a cinq ans.

Le représentant syndical soutient notamment que des couteaux sont saisis « au moins une fois par mois » et que les employés sont parfois victimes de tentatives d’agression.

Dans sa publicité, le SCFP soutient qu’en comparaison avec les autres maisons de jeu de Loto-Québec, « le poste d’agent de sécurité au Casino du Lac-Leamy comporte des conditions, des responsabilités et des risques qui justifient pleinement une classe d’emploi supérieure, notamment en raison de la présence d’une discothèque dans ses murs, qui requiert des interventions plus fréquentes et délicates (auprès d’une clientèle souvent en état d’ébriété), et accroît les risques de blessure des agents ».

Une réévaluation du poste a été faite par un expert mandaté par le syndicat, a indiqué M. Despatie, qui déplore que les conclusions de cette démarche n’aient pas été considérées par l’employeur. Le représentant syndical estime que les agents de sécurité obtiendraient une hausse salariale d’environ 1,50 $ de l’heure si le SCFP a gain de cause dans ce dossier.

M. Despatie souligne qu’avant d’en arriver à l’exécution du mandat de grève, des moyens de pression progressifs sont au programme pour les syndiqués concernés.

Conseiller en affaires publiques chez Loto-Québec, Renaud Dugas a indiqué que « l’employeur demeure ouvert à poursuivre les discussions afin de concilier les visions respectives ».

« Nous sommes persuadés que des avenues satisfaisantes pour les deux parties sont possibles et que nous allons y parvenir, a-t-il indiqué dans une réponse écrite. Par respect pour le processus de négociation avec les agents de sécurité et les techniciens en surveillance du Casino, nous ne commenterons pas la teneur de nos discussions sur la place publique. »