La ministre Vallée demande un peu de sérieux dans le dossier du train à vapeur et, surtout, que la région se branche derrière un projet.

L'avenir du «p'tit train» dans le brouillard

C'est le brouillard le plus complet à Québec dans le dossier du train à vapeur. L'ancien gouvernement avait carrément fermé ce dossier. «Ils ont mis le couvert sur la marmite, ils ont mis un 'X' sur ce projet, c'était la commande», affirme la ministre responsable de l'Outaouais, Stéphanie Vallée.
Aucune véritable analyse du dossier n'a été faite par l'ancien gouvernement sur la question de la stabilisation des sols à Chelsea, soutient Mme Vallée. Le chiffre de 50 millions avancé par certains médias, dont LeDroit, pour procéder à la stabilisation des sols, n'était pas un chiffre officiel transmis par le ministère des Transports, ajoute-t-elle.
«Il y a eu des échanges entre le gouvernement et la Compagnie des chemins de fer de l'Outaouais (CCFO) où on a laissé entendre qu'il y avait des études qui se feraient sur la stabilité des sols, mais dans les faits, il n'y a rien eu, affirme la ministre responsable de la région. Il n'y a eu aucune demande en ce sens. Ça aurait été bien de le savoir parce qu'il y a des gens qui ont mis de l'énergie là-dedans, qui se sont déplacés à Québec et qui ont attendu pour rien. L'ancien gouvernement a laissé planer des espoirs, mais dans la réalité, la demande gouvernementale était de fermer le dossier.»
Depuis, le train à vapeur fait l'objet de trois projets différents et le dossier prend de plus en plus l'allure d'une lutte entre deux groupes de promoteurs. «Il y a le projet de train urbain dont parle maintenant la CCFO et aussi le projet des gens dans Papineau, rappelle la ministre Vallée. Le premier projet de la CCFO est encore dans les cartons, mais, de Québec, ce n'est pas évident de savoir s'il est encore vivant dans la région. Des partenaires comme Chelsea ne semblent plus au rendez-vous.»
Mme Vallée demande un peu de sérieux dans le dossier et, surtout, que la région se branche derrière un projet. «Moi, je vais soutenir un projet qui est porté par la région, dit-elle. Ce n'est pas à moi d'influencer ce qui doit être fait. Ce n'est pas Québec qui va arbitrer ce débat. C'est à la région de choisir. La CCFO doit confirmer sa priorité et ensuite nous pourrons travailler ensemble pour réaliser le projet retenu.»