Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
L’Ange-Gardien mise entre autres sur des radars pédagogiques pour sensibiliser les usagers de la route.
L’Ange-Gardien mise entre autres sur des radars pédagogiques pour sensibiliser les usagers de la route.

L’Ange-Gardien veut ralentir les automobilistes

Benoit Sabourin
Benoit Sabourin
Le Droit
Article réservé aux abonnés
Aux prises avec des problèmes d’excès de vitesse dans certains secteurs de son territoire, la Municipalité de L’Ange-Gardien, dans la MRC des Collines-de-l’Outaouais, vient de se doter d’une politique d’apaisement de la circulation.

Les élus de L’Ange-Gardien ont adopté, la semaine dernière, la nouvelle politique qui viendra «identifier les mesures et dispositifs les plus adéquats pour le territoire ainsi que définir les critères d’implantation nécessaires dans les secteurs les plus à risques». Afin d’accompagner cette politique, un plan d’action échelonné sur plusieurs années sera développé dans les prochaines semaines par la Municipalité.

Le maire, Marc Louis-Seize, affirme qu’il était devenu nécessaire pour la Municipalité de disposer d’un tel cadre de référence, alors que L’Ange-Gardien a connu une forte croissance de ses secteurs résidentiels au cours des dernières années. Plus de 6000 personnes résident maintenant sur le territoire angelois.

Par le fait même, le nombre de plaintes de citoyens adressées aux élus et à l’administration municipale pour des excès de vitesse et des comportements fautifs de la part d’automobilistes est à la hausse dans plusieurs quartiers, fait valoir le maire Louis-Seize, notamment près de certains centres de la petite enfance.

«C’est prouvé, avec des études, l’automobiliste va généralement adapter sa conduite en fonction des enjeux de sécurité, même s’il y a une limite de vitesse. Avec des mesures d’atténuation, je pense que nous sommes capables de changer le comportement des conducteurs. L’objectif de la politique est de définir tous les moyens qu’on peut prendre pour régler un problème de circulation dans un quartier», explique le premier magistrat.

Le maire de L'Ange-Gardien, Marc Louis-Seize

Les chemins Lamarche et Cadieux, de même que le secteur du CPE Le Lièvre et la Tortue, sur le chemin Mary, sont parmi les endroits où les limites maximales de vitesse sont souvent dépassées par les automobilistes. La présence d’afficheurs de vitesse permet déjà à l’administration de comptabiliser des données sur les habitudes des automobilistes puisque ces appareils enregistrent des relevés statistiques précis.

L’Ange-Gardien compte miser beaucoup sur ces radars pédagogiques pour sensibiliser les usagers de la route.

Des balises centrales et de rétrécissement, utilisées conjointement, pourront également être «installées de manière systématique» à l’entrée de tout secteur résidentiel, à l’entrée et à la sortie des zones de parcs, des zones scolaires ou des CPE ou «à l’approche de tout arrêt obligatoire et sur les chemins collecteurs ou ruraux présentant une problématique de vitesse reconnue et documentée».

Ces dispositifs d’atténuation de vitesse pourront être déplacés sur le territoire en fonction des besoins. La pose de dos d’ânes n’est pas exclue, surtout à proximité des CPE, a souligné le maire Louis-Seize.

Le budget d’investissement pour l’achat des dispositifs figurera dans le plan d’action qui doit être élaboré dans les prochaines semaines par la Municipalité.