Le maire Robert Goulet doute qu'un débat civilisé avec son adversaire Jacques Perron soit possible.
Le maire Robert Goulet doute qu'un débat civilisé avec son adversaire Jacques Perron soit possible.

L'Ange-Gardien: le maire Goulet craint une campagne de salissage

Jessy Laflamme
Jessy Laflamme
Le Droit
Le maire de L'Ange-Gardien, Robert Goulet, n'est pas chaud à l'idée de tenir un débat avec le candidat Jacques Perron.
«Les propos de M. Perron tenus mardi lors d'un point de presse semblent vouloir nous conduire tout droit vers une campagne de salissage. J'ai trop de respect pour les citoyens et les fonctionnaires pour tomber dans un tel piège et leur imposer un spectacle aussi dégradant. Je propose donc de faire une campagne civilisée mettant l'emphase sur les vraies affaires, soit les réalisations du conseil sortant», a affirmé M. Goulet.
En point de presse jeudi, le maire sortant a expliqué que s'il avait la certitude que le débat serait organisé de façon à ce qu'il y ait un certain contrôle et pas de débordement, il réfléchirait à la proposition, mais il n'a pas l'impression que ça peut se faire avec M. Perron.
Le maire sortant a aussi spécifié que la santé financière de L'Ange-Gardien est excellente avec un surplus de 1,6 million de dollars et que le taux d'endettement est trois fois inférieur aux municipalités équivalentes du Québec. De plus, selon lui, la charge fiscale des citoyens est maintenue au minimum.
Pour ce qui est des propos affirmant que les dépenses ont augmenté de façon considérable à la municipalité ainsi que le nombre d'employés, M. Goulet soutient que les revenus ont fortement bondi également au parc industriel et aux redevances des sablières et gravières.
Question salariale
M. Goulet a tenu à spécifier que son salaire se chiffre à 30000$ et qu'il travaille en moyenne 35 à 50 heures par semaine. «Je ne suis pas gêné du tout avec ça, c'est normal que des élus votent une hausse, a-t-il précisé. L'Ange-Gardien est la sixième municipalité en terme de grosseur sur le territoire de la MRC des Collines-de-l'Outaouais et j'ai le sixième plus bas salaire, c'est proportionnel.»
Il a également ajouté ne pas occuper ce poste pour le salaire. «Ça fait partie de ma personnalité d'être au service de la communauté, a-t-il indiqué. Je l'ai fait pendant 35 ans en tant que policier, et là, je le fais pour redonner au suivant.»
En ce qui concerne l'achat de Champboisé, il affirme qu'aucun homme d'affaires n'aurait pas craché sur une offre semblable. «Payer 100000$ par année, sans intérêts, pour un tel site, c'est un investissement qui permettra à la municipalité et aux citoyens d'avoir  accès à la rivière», a-t-il commenté tout en précisant qu'il n'a jamais été question de changer le zonage de cette terre agricole.