L’ancien maire de Hull, Michel Légère, s’est ouvertement opposé au projet des tours Brigil.

L’ancien maire Légère s’oppose aux tours Brigil

Gilles Desjardins doit trouver un autre endroit que le quartier du Musée pour ériger ses tours de 35 et 55 étages, estime l’ancien maire de Hull, Michel Légère.

Celui qui a dirigé les destinées de l’ancienne Ville de Hull de 1981 à 1991 affirme avoir volontairement tardé à faire connaître son opinion dans le dossier des tours Brigil. « Ça fait un bout de temps que je m’intéresse à ce dossier et de plus en plus de gens m’interpellent pour savoir ce que j’en pense, mais je ne voulais pas m’en mêler pendant la campagne électorale », explique M. Légère qui a lui-même contacté Le Droit pour rendre publique sa position dans le dossier. 

L’ancien maire de Hull s’oppose au projet du promoteur Gilles Desjardins. 

« Son projet ne s’intègre pas dans le milieu où il est prévu, dit-il. Regardez les petites maisons, le collègue Saint-Joseph, la Maison du citoyen et le musée. Ces tours sont une incongruité. Ce projet aurait un effet de muraille et d’écrasement de ce milieu de vie. Ce serait un bouton. Protégeons ce patrimoine identitaire. Il n’est pas parfait, mais si on le protège, avec le temps, il pourra le devenir. Il faut conserver ce qui nous reste qui est encore original dans le centre-ville. »

Selon M. Légère, le grand patron de Brigil est propriétaire de suffisamment de terrains dans ce secteur pour contribuer à faire un joyau qui « permettrait de valoriser le quartier et dont tout le monde serait fier, mais pas ces tours ».

L’ancien maire explique que la question de la protection du quartier du Musée ne se posait pas à l’époque où il dirigeait l’ancienne Ville de Hull. La sensibilité pour la protection de ce patrimoine s’est développée lentement, dit-il. 

« Le projet de M. Desjardins aura permis de faire prendre conscience à bien des gens de ce qu’il a à protéger à cet endroit, ajoute M. Légère. Ça aura fait accélérer la réflexion et je le remercie pour ça. »