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Les skieurs et les planchistes de l’Outaouais sont prêts à dévaler les pentes alors que la saison de ski prenait officiellement son envol ce week-end. Ils seront toutefois confrontés à plusieurs changements cet hiver lors de la pratique de leur sport de glisse préféré.
Les skieurs et les planchistes de l’Outaouais sont prêts à dévaler les pentes alors que la saison de ski prenait officiellement son envol ce week-end. Ils seront toutefois confrontés à plusieurs changements cet hiver lors de la pratique de leur sport de glisse préféré.

Lancement d’une saison de ski pas comme les autres

Jean-Simon Milette
Jean-Simon Milette
Le Droit
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Les skieurs et les planchistes de l’Outaouais sont prêts à dévaler les pentes alors que la saison de ski prenait officiellement son envol ce week-end. Ils seront toutefois confrontés à plusieurs changements cet hiver lors de la pratique de leur sport de glisse préféré.

En ce premier week-end de glisse en Outaouais, les skieurs ont été nombreux à fouler les pentes.

« Ça se passe vraiment bien, les gens sont très contents d’être ici. », lance Geneviève A. Mercier, cheffe d’équipe de l’accueil au Sommet Edelweiss. « Ce qu’on veut c’est seulement d’être ouvert pour pouvoir opérer et que les gens aient du plaisir. »

À Edelweiss, comme dans les autres centres de ski de la région, seuls les détenteurs de passes de saison avaient accès au site.

« On veut y aller tranquillement. On veut voir aussi comment on peut s’adapter pour que nos protocoles soient au point pour les prochaines fins de semaine. »

Afin de contrôler l’achalandage sur le site, un système de vente de passes journalières en ligne a été instauré.

« Quand les gens vont pouvoir se procurer des passes journalières, tout va se faire en ligne. Ça nous permet de contrôler le nombre de personnes qui vont être sur le site en même temps. »

COVID-19

Le gouvernement québécois avait annoncé en octobre que toutes les stations de ski pourront ouvrir cet hiver, même en zone rouge, en respectant les consignes sanitaires. Les centres de ski ont donc dû apporter plusieurs ajustements à leur protocole régulier.

« Comme on est en zone rouge, c’est sur qu’il y a plusieurs services qu’on offre habituellement qui ne seront pas disponibles pour les skieurs. C’est sur que le restaurant est fermé et le chalet aussi. Le chalet demeure seulement ouvert pour ceux qui veulent utiliser les toilettes ou pour ceux qui doivent aller cherche une passe de ski à la réception », explique Mme Mercier.

« Ce qu’on dit au client c’est : l’auto devient ton chalet. Tu te prépares dans ton auto et tu manges ton lunch dans ton auto. Tant qu’on est en zone rouge, les gens n’auront pas le choix de procéder de cette façon. »

Cependant, même si Sommet Edelweiss se trouve en zone rouge, une halte-chaleur a quand même pu être mise en place pour les skieurs en période de grand froid.

« C’est un refuge pour prendre de très courtes pauses pour se réchauffer une quinzaine de minutes ensuite ils retournent sur la pente. On ne veut pas que les gens finissent la journée avec des engelures. »

Même si le ski est une activité extérieure, le port du couvre-visage demeure obligatoire dans certaines situations.

« Quand les gens sont en ligne pour le télésiège, ils doivent évidemment respecter le deux mètres, mais le masque est aussi obligatoire. C’est seulement une personne par chaise, à moins que les gens proviennent de la même maisonnée. »

La météo à surveiller

Les centres de ski de la région devraient normalement ouvrir au grand public au courant de la semaine « si la température est au rendez-vous ».

« Il annonce des grands froids cette semaine, ça va nous aider à produire plus de neige », estime Mme Mercier.

Les conditions météorologiques difficiles du week-end n’ont pas calmé les ardeurs des skieurs de la région qui avaient bien hâte de retrouver les pentes à nouveau.

« C’est certain que ce n’est pas des conditions optimales, mais on est vraiment contents de pouvoir enfin recommencer à skier », raconte ce père de Gatineau accompagné de ses deux jeunes enfants qui s’était déplacé au Mont-Cascades, à Cantley. « Il y a de la neige sur les pentes, c’est tout ce qui compte. »

Les skieurs estiment que malgré les mesures sanitaires en place, la routine habituelle des skieurs n’a pas changé.

« On ne voit pas vraiment de différence pour le moment. On garde notre masque pour monter dans le télésiège, mais on peut le retirer pendant qu’on ski », raconte Daniel, un skieur du Mont-Cascades. « On est déjà en mode “COVID” depuis des mois, donc en ce sens, on est pas trop dépaysé. »