L'ancienne directrice générale de Lochaber-Ouest, Chantal Dubé

La zizanie persiste toujours à Lochaber-Ouest

Au lendemain des excuses publiques offertes par la municipalité à l'endroit de son ancienne directrice générale, Chantal Dubé, le conseiller Pierre Renaud insiste sur le fait que le montant compensatoire versé à l'ancienne fonctionnaire devrait être divulgué publiquement.
L'échevin du siège numéro 3, qui s'est opposé avec sa collègue Lise Charron à ce que l'indemnisation versée à Mme Dubé dans le cadre de l'entente hors cour survenue le mois dernier entre Lochaber-Ouest le clan de la plaignante demeure secrète, estime sans préciser de montant précis que le dossier aura coûté au final plus de 150 000 $ aux contribuables.
« Les gens ne sauront jamais le gros montant qui a été négocié pour Mme Dubé plus les 85 000 $ de frais d'avocats et les frais de déplacement lors du procès. C'est regrettable que les citoyens ne soient pas au courant de ce qui se passe alors que nous avions la chance il y a trois ans et demi de régler le dossier pour 10 000 $, mais M. Girard n'a rien voulu savoir », a affirmé M. Renaud au Droit, faisant référence à une première offre qui aurait été proposée au début de la saga, mais qui n'aurait pas été retenue par le comité de négociation sur lequel siégeait notamment le maire de Lochaber-Ouest, Jean-Pierre Girard.
Le conseiller Renaud impute par ailleurs ce litige au maire Girard qui avait fait l'objet d'une plainte pour harcèlement criminel de la part de Chantal Dubé, au printemps 2013, alors qu'il occupait un poste de conseiller et qu'il aurait insisté à plusieurs reprises pour obtenir certains documents relatifs à des dossiers municipaux particuliers. Aucune accusation n'avait été portée contre l'élu.
Jean-Pierre Girard balaie du revers de la main les reproches faits par son conseiller. Le premier magistrat soutient qu'un règlement équivalent à 10 000 $ avait été évoqué en 2014, mais que l'offre de la partie adverse n'était pas ferme si bien que celle-ci n'a jamais été présentée au conseil. 
« M. Renaud peut dire ce qu'il voudra, il a une facilité à dire des choses quand il n'a pas de preuves. Il n'était pas à la table de négociations avec Mme Dubé », a réagi M. Girard, hier.
Celui-ci se défend par ailleurs d'être responsable de la facture finale relative à cette histoire. « J'ai passé devant la Commission des relations de travail et j'ai été blanchi de A à Z. La Sûreté du Québec n'a pas déposé d'accusation contre moi. Pour moi, j'ai fait mon job de conseiller qui était de demander des documents, ce qui faisait partie de mes tâches de conseiller », a-t-il souligné.