La Zamboni a été remplacée par des voitures de police, à l’aréna Sabourin, dans le secteur Hull.
La Zamboni a été remplacée par des voitures de police, à l’aréna Sabourin, dans le secteur Hull.

La Zamboni laisse la place aux voitures de police à l'aréna Sabourin

La Zamboni a été remplacée par des voitures de police, à l’aréna Sabourin, dans le secteur Hull. Pas de bagarre générale ni de scène de crime à déclarer, si ce n’est que l’endroit est utilisé par les agents qui doivent se décontaminer en cas de doute sur la COVID-19.

Il n’y a plus de glace à Sabourin. Les buts ont laissé la place à une série de cônes orange délimitant le trajet et les aires de stationnement des voitures de police.

L’agente Renée-Anne St-Amant passe du «stationnement» de voitures à l’entrée des vestiaires des joueurs.

«Les agents qui ont eu des contacts avec des gens ayant potentiellement la COVID-19 doivent venir ici pour décontaminer leurs armes, leurs vêtements, et faire stériliser l’intérieur de la voiture», explique-t-elle.

Les nouvelles mesures de décontamination prévoient que chaque agent apporte un deuxième uniforme au travail.

En cas de contact physique ou rapproché avec une personne récalcitrante, l’agent devra suivre ce trajet à l’intérieur de l’aréna. Dans une petite pièce, les vêtements sont décontaminés dans le même type d’appareil servant à désinfecter les équipements de hockey. Le policier s’y présente seul et évite les contacts avec ses collègues.

«Lorsqu’ils sortent de cette petite pièce, dit l’agent St-Amant, les policiers sont en sous-vêtements.» Le policier prend alors la direction du vestiaire des joueurs pour prendre une douche, se vêtir avec l’uniforme de rechange et sortir par une autre porte.

Aménagé la semaine dernière, l’aréna Sabourin est le seul endroit dédié à la désinfection des employés du SPVG.

L’agente St-Amant explique que cette tournée des lieux vise à rassurer la population sur les précautions prises par SPVG pour minimiser les risques de contamination communautaire.

Des automobilistes ayant observé des agents s’entretenir avec d’autres conducteurs près des points de contrôle interprovinciaux se sont par ailleurs questionnés sur le respect de la règle des deux mètres pour éviter la propagation. «Les craintes de la population ont toujours été là, a expliqué l’agente St-Amant. Cette peur s’est accentuée au fil du temps.»