Le deuxième Festival de bateaux-dragons sur glace d’Ottawa a été présenté sur la surface gelée du lac Dow.

La science de la glace

La version hivernale des courses de bateaux-dragons n’est pas à prendre à la légère: ici, les muscles, l’endurance et la cadence doivent faire front commun. Les embarcations, équipées de lames de patins, s’affrontent sur une surface glacée. Pour propulser les bateaux, les équipiers utilisent des pics à glace et ajustent leur cadence aux rythmes des tambours chinois que font tonner des membres d’équipage installés à l’avant des bateaux. Rien à voir avec la fluidité de l’eau; ici, on est en territoire hostile.

Même si ce n’est que la deuxième édition des compétitions de bateaux-dragons sur glace, cette course est déjà la plus importante du genre au monde avec 100 bateaux en compétition. Même la Chine, qui a inventé cette activité insolite, met en piste des équipées moins élaborées.

Tout a commencé, il y a près de deux ans, lorsque John Brooman, le président de l’Ottawa Dragon Boat Foundation, s’est rendu en Chine y rencontrer Zhongy Luo, président de l’International Ice Dragon Boat Federation. La version hivernale des fameuses courses de dragons a donné lieu à une première canadienne, l’an dernier, par des températures avoisinant le zéro, un véritable combat de Goliath dans des conditions extrêmement difficiles, les embarcations s’enlisant dans la neige fondante. Près de 400 millions de Chinois avaient suivi en Chine à la télévision les reportages retransmis par des équipes chinoises de journalistes et cameramen dépêchés à Ottawa pour l’occasion. En 2017, 60 équipes avaient compétitionné.

Samedi, des compétiteurs des États-Unis (Californie, Floride), de France et de Chine se sont mesurés les uns aux autres à raison de douze équipiers par embarcation, incluant le batteur de tambour et le barreur. Cinq bateaux s’affrontent à la fois; les trois premiers pourront poursuivre le combat, les deux derniers étant éliminés.

Plus de la moitié des équipiers et des spectateurs provenaient de l’extérieur d’Ottawa, une donnée qui enchante les organisateurs qui ont réussi à faire le plein de compétiteurs en seulement huit minutes de mise en ligne, indiquait au Droit, Julie Descôteaux, la gestionnaire du Bal de Neige à Patrimoine canadien. 

Le Bal de Neige d’Ottawa-Gatineau en était à son second week-end.

Bal de neige se poursuit

Le Bal de neige d’Ottawa-Gatineau en était à son second week-end et les activités pleuvaient, aucune d’elles n’ayant été annulée à cause de la météo, somme toute assez clémente, même si le soleil n’était pas généreux.

Le parc de la Confédération accueillait, entre autres, des sculpteurs sur glace professionnels qui se mesuraient les uns aux autres dans le cadre du Championnat de sculptures sur glace et aussi du Tournoi de sculptures sur glace de la Société canadienne des sculpteurs sur glace. 

Samedi soir, on passait en mode disco au concert Sous‑Zéro avec le Boogie Wonder Band et DJ Abeille.

À la place Marion-Dewar, le patineur artistique et médaillé olympique Jeffrey Buttle offrait une prestation en compagnie de DJ Rodrigo, samedi, plus tôt en journée.

Notre éditorialiste Pierre Jury en compagnie de la chroniqueuse Chantal Lamarre et de l’animateur Francis Reddy.

La gastronomie ottavienne à Radio-Canada

L’équipe de l’émission radio gastronomique On n’est pas sorti de l’auberge de Radio-Canada diffusait, samedi, en direct du parc de la Confédération dans le cadre du Bal de neige. 

Notre collègue éditorialiste au Droit, Pierre Jury, qui a déjà été chroniqueur gastronomique dans nos pages, était invité à l’émission et est venu y défendre les couleurs et la réputation d’Ottawa, en tant que ville gourmande. 

Sur la photo, on retrouve également la chroniqueuse Chantal Lamarre et l’animateur Francis Reddy.