La région est sécuritaire, avec peu d'homicides

Bryan Michaud
Le Droit
Les villes d'Ottawa et de Gatineau font bonne figure dans un palmarès publié jeudi par Statistiques Canada sur le taux d'homicides en 2007 dans les villes canadiennes.
Dans les municipalités de plus de 500 000 de population, Ottawa se classe au troisième rang sur neuf villes pour le taux d'homicide, avec 1,57 meurtre par 100 000 habitants. Il y a eu 14 homicides à Ottawa, l'an dernier.
Seuls Hamilton, avec un taux de 1,56, et Québec, avec aucun homicide commis sur son territoire, font meilleure figure.
Winnipeg (3,55), Edmonton (3,28) et Calgary (3,14) sont les villes canadiennes avec le plus haut taux d'homicides au pays.
«Nous sommes très heureux de la situation, s'exprime l'inspecteur du service de police d'Ottawa (SPO), John Gardiner. Tout le mérite revient à nos partenaires qui nous aident à combattre le crime.»
Le rapport déposé par Statistiques Canada note que, malgré la hausse des homicides en relation avec les gangs de rue au pays, aucun meurtre n'a été relié à un gang de rue à Ottawa, l'an dernier.
«Les médias et le SPO n'exagèrent pas lorsqu'ils mettent l'emphase sur les gangs de rue, poursuit M. Gardiner. Il ne faut pas oublier qu'il y a 17 gangs de rue et 600 membres de ces groupes dans notre ville. Nos enquêteurs ont mis des stratégies en place qui semblent porter leurs fruits.»
Si la tendance se maintient, le taux d'homicide est en bonne voie de diminuer pour une deuxième fois consécutive, cette année. Depuis le début de l'année, il y a eu six meurtres à Ottawa. En 2006, il y en avait eu 16.
Gatineau fait aussi bien
À Gatineau, en 2007, le rapport déposé par l'organisme fédéral note qu'il n'y a eu que deux homicides, ce qui représente 0,7 meurtre par 100 000 personnes. Dans les villes canadiennes de 100 000 à 500 000 de population, Gatineau se classe au troisième rang sur 19 municipalités.
Ce chiffre contraste avec les neuf meurtres qui avaient eu lieu à Gatineau en 2006. Par contre, cette année avait été exceptionnelle à ce chapitre. Entre 1998 et 2005, il y avait eu de un à six homicides par année.