La région en Bref

Les événements du jour, en quelques mots.

Le règlement «burkina Faso» adopté par le conseil

Après des mois de travail, le conseil municipal a finalement adopté à la majorité, mardi soir, les nouvelles règles de régie interne auxquelles les élus devront se plier lorsqu’ils souhaitent déposer des résolutions. Seule la conseillère Louise Boudrias s’y est opposée. Selon elle, de ne plus avoir la possibilité de déposer une résolution avec un préavis de 24 heures sans avoir l’appui du 2/3 du conseil est une atteinte à sa liberté de parole et d’action comme élue. La norme dans plusieurs villes est l’unanimité. En vertu des nouvelles règles, un conseiller devra d’abord présenter un avis de proposition au conseil. Le comité exécutif pourra partager son appréciation et l’administration aura jusqu’au conseil suivant pour détailler les impacts liés à résolution. «Nous adoptons une méthode de travail uniforme qui permettra au conseil d’avoir des dossiers plus complets lorsque vient le temps de se prononcer, a indiqué le président du conseil», Daniel Champagne. Selon Mme Boudrias, cela ne rendra pas le travail du conseil plus efficace. «Il appartient, selon moi, au conseiller d’avoir tout ce qu’il faut pour que sa résolution passe, a-t-elle rétorqué. Si le dossier n’est pas bien monté, le conseil va voter contre ou renvoyer le conseiller faire ses devoirs.»


Cinq candidats pour l’Ombudsman par intérim

Le conseil municipal a approuvé, mardi, la mise en place d’un comité de travail dont le mandat sera de mettre en oeuvre les prochaines étapes dans le dossier du Bureau de l’ombudsman. La conseillère Louise Boudrias a demandé à faire partie de ce comité, mais une majorité du conseil a refusé. Le premier mandat de ce comité sera de nommer un Ombudsman par intérim pour éviter une rupture de service trop longue. L’attachée de presse du maire, Laurence Gillot, précise que cinq candidats seront bientôt rencontrés par le comité dans le but de nommer un Ombudsman par intérim. Le président du conseil municipal, Daniel Champagne, précise que l’Ombudsman par intérim, contrairement à son prédécesseur bénévole, André Guay, pourrait, si le conseil municipal approuve ce changement, être rémunéré à partir de l’enveloppe réservée au Bureau. La secrétaire générale du Bureau, Hélène Chagnon, qui était la seule employée rémunérée, a récemment quitté ses fonctions. Le comité analysera ensuite les différents modèles d’Ombudsman et organisera une consultation publique sur le sujet. Le comité a aussi retenu les services d’un professeur de l’École nationale d’administration publique (ÉNAP) pour l’accompagner dans la démarche. 


Un marché public dans le Plateau dès le 2 juin

Un autre marché public verra bientôt le jour à Gatineau, cette fois dans le secteur du Plateau, au parc Central.  La conseillère du district du Plateau, Maude Marquis-Bissonnette pigera 25 000 $ à même son budget discrétionnaire pour aider au financement du projet.  L’organisation du marché sera pilotée par l’organisme Agriculture urbaine coopérative bioéquitable de l’Outaouais.  Le marché public du Plateau se tiendra tous les samedis, du 2 juin au 13 octobre, de 10 h à 15 h.  Il a été précisé lors de l’élaboration du projet pilote que le marché du Plateau devra offrir une expérience différente de celui du Vieux-Aylmer afin que les deux marchés ne se nuisent pas entre eux.


Le retour du Marché mobile

Le camion réfrigéré du Marché mobile de Gatineau reprendra du service pour une deuxième année, ce mardi 22 mai, en visitant onze quartiers de la ville reconnus comme étant des «déserts alimentaires», c’est-à-dire des zones dépourvues de marchés d’alimentation de proximité. Les résidants moins fortunés de ces sites n’ont donc pas accès à de la nourriture de qualité, à prix raisonnables. Le nouveau camion de la Coopérative de solidarité du Marché mobile regorge donc de fruits, de légumes et de divers aliments à haute valeur nutritive, à prix amicaux. Il s’agit d’une initiative des secteurs communautaire, gouvernemental et privé. Onze points d’arrêt sont donc sur l’itinéraire de cette popote santé: Buckingham, Masson-Angers, Vieux-Gatineau, Le Baron, Pointe-Gatineau-La Baie, Fournier, Sacré-Cœur, Jean-Dallaire, Daniel-Johnson, Deschênes et McLeod à Aylmer. Près de 30 000 personnes à Gatineau vivraient dans un « désert alimentaire ».