Une journée est organisée par Bibliothèque et Archives nationales du Québec à la Maison de la culture de Gatineau.

La recherche généalogique démystifiée

Un arbre généalogique compte pas moins de 1023 noms lorsqu’il couvre dix générations en lignée directe. Pour en élaborer un, il faut donc beaucoup de recherches. Par où commencer ? Une journée portes ouvertes organisée, ce samedi à Gatineau, pour le savoir.

L’activité n’est pas nouvelle, mais elle permet chaque année à des dizaines de visiteurs d’établir les bases des démarches à effectuer pour retracer leurs ancêtres.

De 9 h à 15 h 30 ce samedi, à la Maison de la culture de Gatineau, Bibliothèque et Archives nationales du Québec, la Société de généalogie de l’Outaouais, les archives de la Ville de Gatineau et le Centre régional s’unissent pour guider tous ceux qui souhaitent en apprendre davantage sur les générations qui les ont précédés.

« Nous allons accueillir les visiteurs pour présenter ce qu’est la généalogie, comment on fait la recherche et comme on prépare son arbre », explique la présidente de la Société de généalogie de l’Outaouais, Hélène Valentine.

« Plusieurs outils » sont disponibles sur place, dont une bibliothèque et diverses bases de données. « La plupart des bases de données portent sur le Québec », précise Mme Valentine.

Bien souvent, les gens qui se présentent en quête de leur histoire familiale ne connaissent rien au-delà des noms de leurs grands-parents. Mais déjà là, ces informations peuvent permettre de remonter plus loin dans le temps.

Le registre des mariages catholiques permet en effet de connaître non seulement les noms des époux, mais aussi ceux de leurs parents, ce qui n’est toutefois pas le cas chez les protestants, note Mme Valentine.

D’autres personnes peuvent être plus informées sur certains de leurs ancêtres et chercher à retrouver les pièces manquantes de leur arbre généalogique. « Il y a beaucoup de morceaux d’histoire qu’on peut confirmer avec la généalogie », assure Jacinthe Duval, archiviste et coordonnatrice régionale chez Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

Une petite recherche menée par Mme Valentine à partir du nom de famille et de la date de naissance du grand-père paternel de l’auteure de ces lignes lui a rapidement permis de dénicher le certificat de mariage de cet homme, Maurice Mercier, avec sa bien-aimée Claire Savard.

Il a aussi été possible d’apprendre que le père de Maurice, Joseph, s’est marié à deux reprises. Une information confirmée auprès d’une tante ; la mère de Maurice est décédée de la tuberculose peu de temps après lui avoir donné la vie.

Selon des recherches déjà menées par des proches, le reste de la lignée devrait remonter jusqu’à Julien Mercier, parti de Normandie vers le Québec dans les années 1640. En chemin devrait se trouver — dans la fratrie d’un ancêtre — l’ancien premier ministre du Québec Honoré Mercier.