De hauts fonctionnaires de SPAC défendent leur plan de « Modernisation des services énergétiques ».

La privatisation des centrales de chauffage est nécessaire

De hauts fonctionnaires de Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) défendent leur plan de « Modernisation des services énergétiques » après une sortie de syndicats de la fonction publique, mardi, contre la privatisation de la gestion des centrales de chauffage du gouvernement fédéral.

Selon le sous-ministre adjoint des services immobiliers de SPAC, Kevin Radford, la décision de confier la gestion des centrales de chauffage à un consortium d’entreprises privées est nécessaire en raison d’enjeux de ressources humaines. 

Près de la moitié des employés actuellement affectés aux centrales ont dépassé l’âge de la retraite et la relève est rare dans ce domaine plutôt technique.

« Nous avons fait beaucoup d’efforts pour embaucher de nouveaux techniciens, affirme M. Radford. C’est très difficile pour nous, on doit continuer nos opérations, mais la taille de l’équipe diminue chaque année. »

Le sous-ministre adjoint et le directeur général des approvisionnements commerciaux de SPAC, David Schwartz, soutiennent qu’il est nécessaire de moderniser le système de chauffage des édifices fédéraux d’Ottawa et Gatineau. Notamment, pour atteindre les cibles du gouvernement en matière de réduction d’émissions de gaz à effet de serre.

« Plusieurs de nos édifices ont été construits il y a 70 ou 80 ans. Les systèmes dans ces bâtiments sont très vieux », explique Kevin Radford.

M. Schwartz ajoute que le secteur privé détient une expertise supplémentaire qui lui permet d’innover dans l’élaboration de nouveaux systèmes de chauffage, une raison supplémentaire pour sous-traiter la gestion des centrales.

« Nos employés font un excellent travail, mais on veut être à jour avec les meilleures pratiques », lance David Schwartz.

En conférence de presse mardi matin, le vice-président de l’Alliance de la fonction publique du Canada pour la région de la capitale nationale, Greg McGillis, disait craindre pour la sécurité des travailleurs et du public si la gestion des centrales de chauffage était confiée au privé, principalement en raison de leur quête de profits.

M. Schwartz se veut rassurant à cet effet. Il affirme que des enquêtes sont réalisées à toutes les étapes du processus pour s’assurer que les entreprises en lice pour l’obtention du contrat respectent les normes de sécurité. L’entente entre le fédéral et le consortium retenu pourra également être résiliée si les exigences de sécurité ne sont pas respectées, dit-il.