Le colonel Russell Williams a été officiellement reconnu coupable, mardi, de deux meurtres prémédités.
Le colonel Russell Williams a été officiellement reconnu coupable, mardi, de deux meurtres prémédités.

La prison à vie pour Russell Williams

Le Droit
Le colonel Russell Williams a été condamné à deux sentences d'emprisonnement à vie concurrentes, sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans.
Russell Williams, âgé de 47 ans, a été reconnu coupable mardi des meurtres prémédités de Jessica Lloyd et de la caporale Marie-France Comeau. Il a aussi été reconnu coupable de deux accusations d'agressions sexuelles, et de 82 accusations d'introductions par effraction.
Le procureur de la Couronne, Lee Burgess, a indiqué jeudi que le ministère public n'allait pas requérir le statut de délinquant dangereux pour le colonel Williams car cela était superflu et ne ferait que prolonger la souffrance des familles.
Russell Williams devra tout de même démontrer qu'il n'est plus un danger pour la société afin d'obtenir une libération conditionnelle à la fin de sa peine.
Juste avant le prononcé des sentences, le colonel Williams s'est adressé au tribunal, expliquant, parfois en larmes, à quel point il regrettait ses gestes. Il a ajouté qu'il avait extrêmement honte de ses crimes et avec des trémolos dans la voix, il a indiqué qu'il regrettait profondément ce qu'il avait fait.
Quelques minutes après que le sort de l'assassin ait été dévoilé, les autorités de la base militaire de Trenton que le colonel Williams commandait ont entamé une déclaration à la presse. Le lieutenant-général André Deschamps, chef d'état-major de l'armée de l'air, a déclaré que le personnel militaire avait lui aussi été bouleversé par les révélations entendues cette semaine, au Palais de justice de Belleville.
Maintenant que le colonel a été condamné à deux peines de prison à perpétuité pour deux meurtres,  l'armée débutera le processus pour l'expulser de ses rangs.
Le lieutenant-général Deschamps a indiqué que bien que Williams se verra dépouillé de ses médailles, l'armée ne peut révoquer sa pension.
Elle récupérera, par contre, le salaire versé à l'ancien commandant de la base aérienne de Trenton pendant sa détention préventive, une somme estimée à 12 000 $ par mois.
Plus tôt, jeudi matin, le premier ministre du Canada, Stephen Harper, a dit que les Forces armées feraient le nécessaire pour que le Colonel Williams soit dépouillé de certains avantages liés à son travail au sein de l'armée.