La préfète de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau, Chantal Lamarche, ferait l’objet d’une plainte pour harcèlement au sein de l’organisation.
La préfète de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau, Chantal Lamarche, ferait l’objet d’une plainte pour harcèlement au sein de l’organisation.

La préfète Lamarche pointée du doigt pour harcèlement

Louis-Denis Ebacher
Louis-Denis Ebacher
Le Droit
La préfète de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau, Chantal Lamarche, ferait l’objet d’une plainte pour harcèlement au sein de l’organisation, a appris Le Droit.

Une enquête interne a été entamée à la suite d’un vote unanime du conseil de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau, le 16 juin dernier.

Le procès-verbal de cette réunion ne précise pas qui est impliqué dans ce conflit. On peut cependant y lire que Mme Lamarche s’est retirée de la séance avant que le conseil procède au vote sur le mandat de la firme d’avocats RPGL «de fournir des services professionnels et juridiques en relations de travail».

Un autre mandat a été donné à la firme Groupe Médian pour «procéder à l’enquête sur la plainte déposée auprès de la Municipalité régionale de comté de la Vallée-de-la-Gatineau». Cette enquête est entamée dans le cadre de la Politique de prévention du harcèlement psychologique ou sexuel au travail et de traitements des plaintes de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau.

Cet article prévoit entre autres que la MRC peut confier à un intervenant externe la plainte ou le signalement.

Nos sources indiquent que la préfète Chantal Lamarche, connue pour son franc-parler dans la défense des dossiers régionaux, serait bien celle qui fait l’objet de cette plainte, déposée au début juin.

Des personnes qui gravitent autour de la MRC n’ont pas voulu commenter publiquement la situation, ces dernières semaines. L’affaire est délicate en raison de l’enquête en cours, ont souligné nos sources.

«Dès qu’une personne est en désaccord avec elle, ça devient très difficile», a confié l’une d’elles.

Rappelons que l’ex-directrice générale de la MRC, Lynn Kearney, a quitté ses fonctions le 16 septembre dernier. Jointe par Le Droit, elle s’est refusée à tout commentaire. Selon nos informations, les relations entre cette dernière et la préfète étaient tendues, et Mme Kearney ne souhaitait plus travailler dans un tel climat.

Chantal Lamarche a aussi refusé de commenter l’affaire au cours d’une conversation d’à peine une minute, il y a un peu plus d’une semaine. «C’est un dossier de ressources humaines. Je ne peux pas vous parler là-dessus. Personne ne peut répondre à ça (à la MRC).»